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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 15:11

 

La romancière Lalie Walker assignée en justice, avec son éditeur, pour un des ses livres ? Ça semble absurde, puisqu'il s'agit d'une œuvre de fiction. Dans l'interview qui suit, notre amie Lalie réagit en exposant la situation.LALIE-W2


Dans ton roman “Aux malheurs des dames”, publié en 2009 aux éditions Parigramme, l'intrigue a pour décor le marché Saint-Pierre, temple du tissu au mètre. Menaces, phénomènes étranges, enlèvements et meurtres nourrissent un suspense intense. Tout est fiction dans ce thriller, personnages comme situations, la butte Montmartre étant heureusement épargnée par les agissements de tueurs psychopathes. Le propre d’un roman est d’inventer des histoires, d’animer des personnages de papier qui n’ont pas d’existence réelle, ni même de rapport avec la réalité. Mais il semble que ce roman entraîne quelques complications ?

Lalie Walker : Effectivement, on peut parler de complications.

Lorsque j'ai été contactée par l'huissier correctionnel, je n'en croyais pas mes oreilles : diffamation… Ça m'a sonné.
Je ne prends pas ça à la légère.

J'ai répondu à la commande des éditions Parigramme, car ce projet d'une collection polar où les auteurs allaient pouvoir développer leurs intrigues (fictives rappelons-le) dans le Paris d'aujourd'hui était vraiment enthousiasmant.

Alors, trois mois plus tard, le fait de me retrouver face à cette situation qui menace mon travail, puisqu'il y a, en dehors des dommages et intérêts exorbitants – 2 millions d’euros - une demande d'interdiction de vente, c'est aussi inattendu que perturbant.

Lalie WALKER-2009J'en éprouve une réelle difficulté à écrire. Soudain, c'est comme si chacun de mes mots pouvaient être déformés, et se retourner contre moi. Sans aucune paranoïa, simple répercussion. Comme je le disais plus haut, ça sonne. Ça remet brutalement en cause mon travail d’écrivain. Si les gens du réel tentent de vouloir prouver par voie judiciaire qu’ils sont "des personnages", ce qui n’est en l’occurrence absolument pas le cas, que faire ? Comment délimiter après ça les frontières entre fiction et réel ? Qu’écrire ? Et chez qui ? Car il y a aussi cette question, quel éditeur est capable de supporter ce type d’action qui semble devenir de plus en plus courante, sans doute en raison d’une vision du monde où l’on devient de plus en plus procédurier. Comme aux Etats-Unis.

Pourtant, on peut dire que tu était honorée et heureuse que “Aux malheurs des dames”parmi les sélectionnés du Prix SNCF du polar 2010 ?

Lalie Walker : Et je le suis toujours ! Si j’ai choisi ce quartier et ce décor des marchands de tissus, c’est bien parce que j’adore cet endroit où j’ai vécu pendant des années. Et je ne suis pas la seule, comme j’ai pu le constater lors de mes derniers salons, les lecteurs ont plaisir à retrouver ce lieu qu’ils ont un jour découvert et apprécié. En écrivant ce récit, je voyais donc l’intrigue policière s’inscrire en forme de clin d’œil sympathique.

Lalie WALKER-2010Quant au Prix SNCF du polar, nous savons bien dans le milieu que c’est important, que ça porte notre travail et que c’est un acte de reconnaissance qui compte. Il n’y a qu’à avoir la réaction des lecteurs de littérature noire qui m’ont immédiatement fait part de leur solidarité – concernant la procédure tant à mon encontre qu’à celle de mon éditeur – et de leur soutien en allant voter pour ce prix qu’ils connaissent bien. Le train, le voyage et la littérature noire, c’est une rencontre qui se décline à l’infini.

Tu viens également de publier chez Actes Sud/Actes Noir un nouveau suspense noir : “Les survivantes”. Quelques mots sur cette histoire ?

Lalie Walker : C’est l’histoire – fictive – d’une femme, Anne Boher, médecin légiste à Strasbourg, qui glisse dans l’irrationnel, elle qui est habituée au pragmatisme et à la rigueur de son métier. C’est une femme dont l’équilibre psychique se rompt sous diverses pressions – professionnelles, psychiques, familiales.

J’ai choisi Strasbourg qui est une belle ville, avec un centre-ville très agréable. J’avais besoin que mon personnage de légiste en vienne à voir tout de travers – que même ce qui est beau et doux lui devienne insupportable et laid. Si j’avais planté l’action dans une ville glauque, je n’aurais pas obtenu le bon contraste entre l’état de mon personnage et celui de la ville. Le lecteur aurait pu croire qu’Anne Boher glissait dans une sorte de psychose à cause du sale climat ou d’un environnement déprimant. Alors que les raisons viennent d’ailleurs.

Je travaille également autour des processus de culpabilité et d’exclusion, de l’incroyable difficulté pour certains individus à survivre, avec en fond les difficultés d’un milieu hospitalier harassé par une canicule bien pire que celle de 2003… puisque imaginaire !

Revenons à “Aux malheurs des dames” et à ce procès qui s'annonce. Comment peut évoluer la situation ?

LALIE-W3Lalie Walker : Je l’ignore... Un journaliste me demandait s’il n'aurait pas mieux fallu prendre contact avec les dirigeants du Marché Saint Pierre avant d’écrire mon roman.

Je suis romancière, je fais de la fiction, je ne vais pas enquêter au préalable (au risque pour le coup de laisser le réel envahir le champ fictionnel, ce qui n’est pas mon registre d’écriture dans le roman) ou demander l'autorisation ou la biographie des habitants d'un quartier sous le prétexte que je vais déployer une intrigue dans telle rue, tel décor. Autant faire des articles de presse ou du documentaire sinon.

J’enfonce un peu le clou sur cette question du fictif, mais ce n’est pas parce que j’installe mes romans dans telle ville ou tel décor emblématique que ce qui s’y passe en terme d’intrigue vient du réel. On me "reproche" habituellement d’être trop baroque, pas assez rigoureuse avec une certaine réalité… Il semble que cela ne suffise pas, ou plus.

Vais-je devoir me reconvertir à la science-fiction ?

(Ici, la chronique sur "Aux malheurs des dames")

Action-Suspense invite ses visiteurs à réagir dans les commentaires, sans agressivité. Donnez votre point de vue sur ces cas de romans entraînant des poursuites en justice. Lalie Walker a besoin de votre soutien.
 


8 mars 2010 - message de Lalie Walker - remerciement collectif
"Bonjour à toutes et à tous

Je suis désolée de ne pouvoir répondre à chacun, vous êtes si nombreux !
Aussi, je passe par notre ami Claude pour vous remercier, et vous dire combien je suis touchée de votre soutien.

Chaque message compte.

Chacun de vous exprime une part de ma stupeur, et de mes interrogations. De ce choc à être en quelque sorte sur le banc des accusés pour une intention que l’on me prête et qui n’a jamais été mienne.

À chaque fois que je vous lis, ça me donne de la force. Et des émotions, n’en doutez pas, car je n’imaginais pas vivre une telle situation.

Et si nous avons parfois des doutes sur la validité et la finalité d’avoir créé des sites où nous exprimer et défendre nos coups de cœur (parfois nos coups de gueule), je crois que Claude Le Nocher et vous-mêmes, ainsi que bien d’autres ailleurs, démontrent par leur réaction, leur soutien et leur liberté d’expression que ces lieux virtuels ne sont pas qu’une simple vitrine.

Encore merci,

Amicalement,
Lalie Walker"

 

20 novembre 2010 -  Voici le communiqué des éditions Parigramme, annonçant la conclusion de cette affaire, au grand soulagement des amis et lecteurs de Lalie Walker : « La 17e chambre correctionnelle de Paris vient de rendre son jugement dans l’affaire opposant le Marché Saint-Pierre aux éditions Parigramme et à Lalie Walker, auteur du roman "Aux malheurs des dames".
En déboutant la partie civile qui réclamait deux millions d’euros et l’interdiction de l’ouvrage, en la condamnant à verser une indemnité à l’auteur et à l’éditeur et en soulignant le caractère abusif de la procédure, le Tribunal a montré l’inanité des prétentions des dirigeants du Marché Saint-Pierre.
Il a surtout affirmé son attachement à la liberté de la création littéraire, y compris lorsque cette dernière utilise des éléments de réalité dans le seul but de nourrir une œuvre de fiction. La bonne foi de l’éditeur et de l’auteur, conjointement défendus par Maître Emmanuel Pierrat, a été pleinement reconnue. Ce jugement conclut donc heureusement une affaire qui avait suscité une grande émotion en raison des menaces qu’elle laissait planer non seulement sur un auteur et son éditeur, mais plus généralement sur les prérogatives de l’écrivain aujourd’hui.»

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commentaires

jean-Marc 19/03/2010 15:29


J'ai croisé Lalie ce week-end à Polar Encontre, et je veux qu'on lui rende son sourire.Il y a aussi L'"affaire" Bob Garcia.
Si les gens de St Pierre ont vraiment du mal à trouver les cles du Paradis, àvotre avis, où finiront-ils?
Courage Lalie...


Claude LE NOCHER 19/03/2010 15:48


Merci de ce soutien à Lalie, Jean-Marc ! Jolie manière de dire : "Qu'ils aillent en Enfer !"
Que "le monde de la Fiction" soit attaqué par "le monde réel", c'est déjà absurde. Prétexter un quelconque préjudice, c'est une abberation. Voir une collusion entre une romancière et un
couple d'ex-employés en conflit avec les plaignants, c'est stupide. Tout ceux qui ont LU (®™) ce roman comprennent l'abus de procédure, la Justice sera-t-elle de cet avis ?
Amitiés.

(LU était une marque déposée, par prudence, j'ai préféré ajouter ® ™)


fersenette 13/03/2010 22:18


Les bras m'en tombent... y'en a des rangées de romans "attaquablent" dans ma bibliothèque !!
j'espère que le magasin sera condamné pour publicité abusive.


Claude LE NOCHER 14/03/2010 07:47


Bonjour, et merci de votre soutien actif à Lalie Walker !
Vous-même n'êtes pas à l'abri d'un procès, Fersenette, à cause de votre bannière ! "Réservoir blog" cause du tort à l'image "Réservoir Prod", la société de production télé de Jean-Luc
Delarue ! A combien s'élève le préjudice ?
Certes, tout roman (= FICTION) est attaquable en Justice. Encore faut-il démontrer la volonté de nuire et l'atteinte réelle à une personne, une enseigne, etc.
Amitiés.


Cyrille Mousset 12/03/2010 13:40


Encore sous le choc de cette (mauvaise) nouvelle, je me demande "Qui veut tuer le Polar français ?". En guise de soutien à Lalie Walker dont je suis en train de lire"Aux Malheurs des Dames",
rejoignons nous tous le 23 Mars où Lalie fera une dédicace à Terminus Polar (Librairie Parisienne connu de tous les fanas du genre), j'espère qu'à nous tous Lalie, nous ferons Ton Bonheur et celui
de toutes les Dames qui écrivent du Polar aussi bien que les tiens.Amitiés et courage.


Claude LE NOCHER 12/03/2010 15:03


Salut Cyrille, et merci de ton soutien...
Partout où Lalie Walker est annoncée, festivals et animations, je suis certain qu'elle recevra bon nombre de témoignages de solidarité.
Je ne sais si c'est l'avenir de la fiction pour les auteurs français qui est en péril, mais c'est de toutes façons très déstabilisant pour eux. Et pour les lecteurs.
Amitiés.


Ligeia 11/03/2010 13:41


J'ai réagi puis... rédigé un article sur ce problème car vraiment, d'ici le 9, je pense qu'il faut se mobiliser afin de laisser entendre les voix de ceux qui savent encore ce que FICTION veut
dire...Cordialement, avec tout mon soutien à L. Walker.


Claude LE NOCHER 11/03/2010 16:12


Merci de ce soutien actif, Ligiea...
Sachant qu'en mars, Lalie Walker a quelques animations de prévues, on espère que beaucoup de gens n'hésiteront pas venir lui parler, elle y sera sensible...
Amitiés.
On peut lire la réaction de Ligeia ici : http://polarspournuitsblanches.unblog.fr/2010/03/11/du-rififi-dans-les-chiffons-2/


Michel PETROCCHI 10/03/2010 23:51


Bonsoir Claude,
Un petit mot pour vous dire que j'ai lu les remerciements de Lalie Walker. Qu'elle essaie de ne pas s'en faire (plus facile à dire qu'à faire, je sais)j'espère que nous serons de plus en plus
nombreux à la soutenir. Un exemple sur le site d'Arnaud Herment "Entre Nous" un billet très bien fait. Voici le lien: http://arnaudh-s.blogspot.com/

De mon côté, je vais continuer en publiant les "avertissements" de San-Antonio.

Cordialement.

Michel


Claude LE NOCHER 11/03/2010 07:50


Merci Michel. Voici le lien direct de l'article :
http://arnaudh-s.blogspot.com/2010/03/le-droit-la-fiction.html 
« Ce qui va se jouer dans ce procès, ce n’est ni plus ni moins que le droit d’écrire une œuvre de fiction, quelle qu’elle soit. Si chaque fois qu’un auteur crée un personnage, une intrigue et
les places dans un lieu emblématique afin de leur donner une surface plus intéressante il se trouve un mal embouché pour dénoncer une atteinte à sa vie privée, son honneur ou autre, alors il est
clair que l’on ne pourra plus jamais rien écrire. » écrit Arnaud. On ne saurait mieux dire.
Amitiés.


yarniche 09/03/2010 10:56


Soutien total à LALIE & à PARIGRAMME ! Une fiction- surtout comme elle est narrée dans ce roman - n'est absolument pas une agression contre "je ne sais qui ?" la littérature est une
modélisation secondaire du réel et pas question de se laisser soumettre par la justice ou par des politiques. L'écrivain est libre de ses choix fictionels tant qu'ils ne portent pas atteinte
directement à des personnes citées existantes... Et quand bien même ? ! L'avocat et éditeur Jean-Claude Zylberstein a déjà plaidé avec brio pour ce genre d'affaires qui exposent l'auteur,
l'écrivain à la souffrance morale, le faisant devenir paria, hors-la-loi, couvert d'opprobre!
Cela suffit d'emmerder les écrivains du noir qui grattent là où ça fait mal ! Cela suffit de déposer plainte contre un livre ! Cela suffit des Pinard et autres juges d'un autre âge ! Bravo pour ce
roman LALIE et courage ! On est avec toi !
Yann Venner, écrivain & lecteur.


Claude LE NOCHER 09/03/2010 11:09


Salut Yann, et merci de ton soutien.
Liberté d'écrire, d'imaginer, de créer, de choisir, de jouer, de transmettre ?
On se le demande, de plus en plus.
"Dans un possible Au-delà, les romanciers défunts sont tous au balcon, et observent ce qui se passe aujourd'hui. Certains de ceux-là subirent des procès, politique ou financiers, mais ils
savaient pourquoi on les attaquaient en Justice. Léo Malet, Eugène Sue, et même Edgar Poe ricanent (jaune) devant cette situation absurde, eux qui ont (parmi d'autres) pris Paris pour décor. L'un
d'eux marmonne : "Bande de cons !" (*)
(*) je précise que ce modeste texte de mon cru est de pure fiction.


renée Bonneau 08/03/2010 19:48


cette histoire est lamentable et pue le chantage. je suis solidaire de Parigramme et de son auteur(e). J'ai personnellement "tué" à Giverny sans que les héritiers MOnet ne m'(attaquent, et au
Moulin ROuge sans que les descendants indirects de Lautrec y voient autre chose qu'une fiction ne portant pas atteinte à leur aieul.Mais mon éditeur de Danse macabre au Moulin Rouge a reçu un
message peu amène du directeur considérant que le Moulin Rouge était une marque déposée!!Alors, brûlons les films!!Courage, Parigramme, on est derrière vous! Je participerai volontiers à une
sousription de soutien en cas de besoin.


Claude LE NOCHER 08/03/2010 20:31



Grand merci, Mme Renée Bonneau, pour votre soutien.
Vous nous indiquez le "mécontentement" du Moulin Rouge®™ sur "l'utilisation de leur marque" (chaque terme doit être posé, d'où mes guillemets). En effet, ça devrait s'arrêter à cela, une
expression du désagrément de ne pas avoir été consulté. Il n'y a pas de motif à procès pour deux millions d'Euros.
A propos de Toulouse-Lautrec, je recommande à tous un roman de Jean-Pierre Alaux "Et Toulouse-Lautrec en rit encore" inédit à paraître le 18 mars chez 10-18 Grands Détectives. Le musée d'Albi
consacré à ce grand peintre n'y verra sans doute aucun outrage, pas plus que d'éventuels ayants-droits.
Quant à "Nature morte à Giverny" de Renée Bonneau, qui met en scène le vieillissant Claude Monet dans sa propriété, je me demande si je ne vais pas vous intenter un procès pour l'utilisation de
mon prénom, Claude (Tous droits réservés© ™ ®)
Amitiés.



Florent Patron 08/03/2010 11:54


Une pensée en soutien de la part d'un éditeur de Bretagne, solidaire de son confrère "régionaliste" parisien Parigramme. Celui-ci est confronté à une justice kafkaïenne qui n'aurait avant tout
jamais dû déclarer recevable cette plainte. Une justice qui souhaitons-le se ressaisira au procès. Solidaire aussi bien sûr de l'auteure : précipitons-nous en librairie pour acquérir son livre
!
Comment peut-on acheter une marque telle que "Marché Saint-Pierre" ou "Halles Saint-Pierre", alors que c'est un lieu historique ? C'est comme cette histoire de numéros de départements (64, etc.)
déposés (!) par une société privée qui interdit à toute autre de décliner le 53 ou le 29 sur des t-shirts... et qui gagne son procès ! La marchandisation du réel fait froid dans le dos.
Florent


Claude LE NOCHER 08/03/2010 14:55


Merci, Florent, de ton soutien et de celui des Editions Coop-Breizh...
Je crois bien que les mots "Mer" ou "Marine" sont marques déposées pour certains produits de beautés, c'est dire jusqu'où on va !
Utilisation d'une marque, et même diffamation et propos insultants, sont reprochés... à un roman qui à aucun moment n'évoque les vrais plaignants. En effet, comment ce genre de plainte
peut-elle être recevable en Justice ? 
Amitiés. 


nadine monfils 07/03/2010 11:25


Au fait, il faudrait suggérer à l'olibrius qui veut t'attaquer et qui a du canigou dans la cafetière, d'intenter un procès posthume à Simenon pour avoir situé ses romans à Liège...


Claude LE NOCHER 07/03/2010 13:31


... Et il doit bien y avoir quelques Maigret du côté de Montmartre, non ?
Mais les héritiers Simenon sont probablement bien défendu, et nul n'osera les affronter, contrairement à une romancière moins connue et son éditeur.
Faisons aussi un procès aux ayants-droits de Léo Malet (15 arrondissements dans Les nouveaux mystères de Paris), etc.
On est tous là pour Lalie, mon amie Nadine !!!


nadine monfils 07/03/2010 11:20


Chère Lalie, je prends seulement connaissance de ce truc complètement absurde et débile ! Mais c'est le goulag de la littérature! Je te soutiens à 200%. On devrait tous porter plainte avec toi car
c'est notre liberté d'écrivain qui est menacée à travers ton procès. J'ai moi-même consacré 10 polars dans le série du Commissaire Léon, tous ancrés à Montmartre et je n'ai pas été inquiétée pour
ça. Il y a des tas d'autres exemples (comme Pècherot) etc...Ca devrait faire jurisprudence, non ? Tiens-moi au courant.Lâche pas. Faut s'unir contre la connerie. Je t'embrasse. Nadine


Claude LE NOCHER 07/03/2010 13:25


Merci de ton soutien, Nadine.
Des centaines, peut-être des milliers de romans, plaident en faveur de Lalie Walker. Quant à faire la part des choses entre réalité et fiction, il semble qu'aujourd'hui on n'ai plus le droit
d'opter pour la fiction...
Amitiés.


Jeanne Desaubry 07/03/2010 10:55


La vie de fictionneur va devenir impossible à tenir ! Le roman de Lalie -sympa et tout- est un ROMAN ! Qu'est-ce qui ne va pas dans notre société pour que les gens attaquent de cette manière. Je
suis certaine que Lalie va s'en sortir sans souci, il le faut, et je la soutiens complètement. Courage Lalie.


Claude LE NOCHER 07/03/2010 11:10


Salut Jeanne, et grand merci pour ton soutien et ta solidarité.
"Qu'est-ce qui ne va pas dans notre société pour que les gens attaquent de cette manière ?" Je suis tenté de dire que la réponse est dans la question: Société agressive, comportements
offensifs!
Il ne faut plus dire "vidéo surveillance" mais "vidéo protection", car tout doit être protégé même quand il n'y a nul danger. Au nom de la "protection" d'un lieu, on crie au "préjudice", on se
victimise, on accuse, on menace, on interdit, on exige réparation financière.
Le premier symbole de notre république est-il encore Liberté ? Si l'Egalité est morte, la Fraternité subsiste, nous en donnons ici la preuve.
Amitiés.


Ugo Pandolfi 06/03/2010 15:28


Bonjour Claude, relais et preuve par 9 dans

www.corsicapolar.eu

http://twitter.com/corsicapolareu

et également

http://cozop.com/corsicapolar

bien cordialement

Ugo Pandolfi


Claude LE NOCHER 06/03/2010 15:31


Je fais figurer ici ce message, parvenu en privé. Merci à Ugo Pandolfi et aux amis de Corsicapolar de leur soutien à Lalie Walker.
Consultez leurs sites : www.corsicapolar.eu  
http://twitter.com/corsicapolareu
et http://cozop.com/corsicapolar


MORA 06/03/2010 15:16


Je n'ai pas lu ce livre qui provoque une telle réaction, mais je vais m'empresser de le faire. Je viens juste apporter mon soutien à Lalie Walker.Je pensais que le fait d'être écrivain était
honorable car on permettait aux gens de faire voyager leur esprit, j'ignorais que cela pouvait devenir un métier à haut risque. On lit tant de bêtises à ce jour dans les journaux, je m'étonne qu'il
n'y ait pas plus de procès. Je ne parle pas de ce que l'on entend sur les ondes ou voit à la tv. Si on devait à chaque fois intenter un procès, la terre entière passerait son temps dans les
tribunaux. Allons-nous vers un monde où seule la peur règnera en maître ? Peut-on encore oser dire, penser, écrire ? A une époque où la communication est tellement mise en valeur, n'est-elle pas en
train de perdre tout son sens ? Que se passe t-il ?


Claude LE NOCHER 06/03/2010 15:24


Merci de ce soutien, Mora...
En effet, aucune "affaire criminelle en cours d'instruction" ne devrait être évoquée dans les médias, pour cause de secret de l'instruction et de présomption d'innocence. Or, nous savons ce qu'il
en est au quotidien. Et je ne parle pas des déclarations mensongères ou contraires à la loi de certains politiques, on n'en finirait plus.
Voici le temps des tribunaux, même (ou d'abord) pour ces malfaisants que sont les créateurs, les romanciers, ces maudits "artistes" ! Métier à risque, mais ce sont les plaignants qui touchent la
prime de risque...
Que se passe-t-il ? Excellente question à laquelle j'adhère.
Merci encore.


Ligeia 06/03/2010 14:05


Tout simplement incroyable ! Souhaitons que les réactions se multiplient face à cette forme de censure. Car il s'agit bien de censure, certes sous une forme nouvelle, certes déguisée, mais censure
quand même... Ainsi, nous vivons à une époque où un homme politique peut tenir des propos racistes sans être inquiété alors qu'une écrivaine risque un procès pour avoir simplement utilisé un lieu
de Paris comme cadre fictionnel. Inquiétant !


Claude LE NOCHER 06/03/2010 15:15


Merci de cette réaction, Ligeia. J'en profite pour rappeler que Lalie Walker est sensible à toutes ces marques de soutien.
C'est clairement une forme de censure, rampante peut-être, que de prendre le prétexte de la protection d'un lieu commercial pour attaquer en justice.
Ecrire : "Il m'a coûté un peu cher, ce Muscadet que j'ai bu au Mont-Saint-Michel" nous expose-t-il à une triple plainte ? De la commune citée, des autorités religieuses, des producteurs de ce
vin ?  Est-ce que je mets en péril économique ces trois entités ? Absurbe, bien sûr... Et pourtant !
Amitiés.


Joseph Incardona 06/03/2010 12:50


Il y a quelques temps, Christophe Dupuis, de feu la librairie "Entre-deux-noirs" se voyait pris à parti par un guignol lui intimant de ne pas utiliser les termes de "Dégustations littéraires"
(l'ami Christophe organisait régulièrement des lectures avec dégustation de bon pinard) car les termes seraient dorénavant protégés en tant qu'appellation et concept (sic) par ledit guignol et sa
société.
Si j'ai bien compris, à présent, on voudrait interdire à Lalie Walker de s'approprier d'un lieu pour en faire ce que bon lui semble à travers une oeuvre de fiction. Après les mots, voici que
l'espace deviendrait également une "appellation contrôlée"? L'époque est fourbe, la bêtise crasse le dispute au mesquin. Restons vigilants. Ne baisse pas les bras, Lalie. Continue d'écrire, c'est
tout ce qu'ils n'auront pas.


Claude LE NOCHER 06/03/2010 15:05



Grand merci pour ton soutien, ami Joe...
L'histoire de "Dégustations littéraires" est symptomatique d'une appropriation de tout ce qui apparait exploitable. Une société a breveté certains nombres ("64", "29"...), interdisant par
ailleurs leur exploitation commerciale. Pourra-t-on encore utiliser simplement ces mots, ces chiffres dans une fiction ???
Il est temps, non seulement de rester vigilants, mais peut-être de dénoncer publiquement tous ces procédés (et procédures) abusifs.
(Joe, embrasse "Lonely Betty" de ma part)
Amitiés.



Kactusss 06/03/2010 12:32


J'apporte mon soutien à cette écrivaine. C'est n'importe quoi. Ecrire de la SF, oui et encore en mettant une date très lointaine sinon il y a un risque d'être poursuivi pas des personnes 30 ans
après ou par les descendants !


Claude LE NOCHER 06/03/2010 15:07


Salut Philippe, et merci pour ton soutien.
Polars historiques et romans SF n'échapperont sans doute pas aux procès si ce genre de procédure doit se développer, c'est à craindre.
Ne laissons pas ce genre de chose se développer !
Amitiés.


Pierre FAVEROLLE 06/03/2010 11:11


L'ayant lu (Aux malheurs des dames) et beaucoup aimé, je ne comprends pas l'objet du procès. C'est le quartier de mon enfance, et j'ai retrouvé la chaleur et l'ambiance "village" de Montmartre. Je
ne comprends pas ce procès car il ne m'a pas semblé que ce roman était autre chose que de la fiction. En plus, l'auteure le précise au début du bouquin. Dans notre société où on veut faire taire
les gens, faut-il aussi interdire les œuvres de fictions ? Et pourquoi pas les brûler sur la place publique ? La France commence à me faire peur ! Courage Lalie ! S'il y a une pétition, je la
signerai.


Claude LE NOCHER 06/03/2010 11:58


Merci de ton soutien, Pierre...
Le quartier de ton enfance semble devenu "marque déposée" qu'il est interdit d'évoquer sans l'autorisation expresse de chacun de ses habitants, commerçants en premier. On cause du "préjudice" à
Montmartre en y présentant un psychopathe de fiction. On insulte les propriétaire du commerce dans une réplique. Ca vaut 2 millions d'Euros.
"Et pourquoi pas les brûler sur la place publique ?" demandes-tu. Hélas, on n'en est peut-être plus très loin. Triste, honteux, absurde, dangereux, inquiétant...
Amitiés.


Paul Maugendre 06/03/2010 10:42


Ecrire un roman, c'est faire du vrai avec du faux, et du faux avec du vrai.
Franz-Olivier Giesbert : L'Immortel.
Je crois que tout est dans cette citation. Bon courage à Lalie et Parigramme.
Paul Maugendre


Claude LE NOCHER 06/03/2010 11:53


Merci Paul, toi qui soutiens depuis bien longtemps nos romanciers français du polar.
Vrai et faux, notions sans doute trop philosophique pour ceux qui parlent de "préjudice".
Amitiés.


Fabienne Ferrère 05/03/2010 21:27


Mais quelle bande de roquets, mauvais et hargneux comme des teignes ! Que le grand Cric les croque ! Continue à écrire, Lalie, une seule de tes lignes vaut mieux que leur triste réalité. Tiens bon
la barre de la fiction ! Courage à toi et à ton éditeur. On croise les doigts très fort et haut les cœurs !


Claude LE NOCHER 05/03/2010 21:38


Merci de ce soutien, Fabienne !
Les vrais roquets poursuivent leurs aboiements, et risquent de mordre... Une morsure à deux millions d'Euros, ça fait cher. L'os à ronger n'est pourtant pas si gras...
Attention à nos propos : le CCFA (Collectif des Chiens de France et d'Ailleurs) risque de nous causer des ennuis...
Amitiés.


Christian Blanchard 05/03/2010 20:30


Avant tout je tiens à préciser que je n’ai pas lu le livre de Lalie Walker mais connaissant un peu l’auteure (une petite bière des fois sur le même salon, par exemple) et connaissant aussi ses
qualités, je ne vois pas pourquoi je ne réagirais pas à cette affaire qui pourrait arriver à tous les romanciers (enfin presque, à ceux qui sont lus en tout cas).
Nous sommes dans un écrit de fiction, un polar. Il faut bien que cela se passe quelque part et qu’il y ait aussi des personnages. Par définition, ce genre de littérature doit être proche des gens
et le plus possible dans des lieux de tous les jours… en gros que les lecteurs s’y retrouvent. Comme dit Lalie, alors autant faire de la science-fiction.
Ce que je dis là est d’un banal des plus hypocrites ! Parce que non ! Non Lalie… en vérité je te le dis il y a d’autres moyens pour faire un bon polar :
OK il faut un lieu. Prenons un lieu où il n’y a pas grand monde. Comme ça, ça limite le risque. Je propose un hameau au cœur du Larzac… ou bien un village de bord de mer rasé par une tempête. Faut
bien un endroit qui donne un peu de frisson !
Ensuite il faut des gens. Prenons donc des gens qui ne peuvent pas attaquer l’auteur pour diffamation. Genre « immigrés en situation irrégulière »
Et puis, avec un peu de chance, ces « immigrés en situation irrégulière », ils ne connaissent même pas le français. Avec vraiment un peu plus de bol encore, ces « immigrés en
situation irrégulière qui ne connaissent pas le français », ils ne savent peut-être même pas lire.
Ça, c’est une chouette idée…
Une autre idée encore :
Prendre un lieu ancien dont personne ne se souvient : Nazareth, par exemple.
Prendre un personnage mort qui n’a pas d’ayant droit (paraît-il) : Jésus Christ, par exemple. Qui voulez-vous qui vous attaque pour diffamation ?
Maintenant posons-nous la question du pourquoi d’une attaque en justice :
Un individu s’est reconnu dans un livre : il était décrit comme quelqu’un de bon, d’honnête, de beau, de serviable, d’aimable… une bête au lit (évidemment il y a toujours du cul dans un
polar !), vous ne me croirez peut-être pas, mais c’est son (sa) conjoint(e) qui a porté plainte contre l’auteur pour publicité mensongère !
Pour finir, je tiens à préciser que je compte attaquer notre président de la république pour diffamation. En effet, lorsqu’il a dit à la télévision, devant le monde agricole tout entier la phrase
qui marquera à jamais son quinquennat « casse-toi, pauv’con », ma femme m’a regardé en me demandant :
— Il te connaît ?

Bien le bonjour à tous !


Claude LE NOCHER 05/03/2010 20:37


Salut Christian, et merci de ton soutien - que je sais sans faille vis-à-vis de la bêtise et des injustices.
Merci d'avoir exprimé par un texte à la tonalité humoristique et grinçante ton sentiment. (même si on sent trop que ton personnage vivant à Nazareth de José, non Jésus, c'est pure invention). Comme
je viens de répondre à Max Obione, y a plus que les îles désertes sans propriétaire qui soient tolérées aux romanciers (au large de Plougastel, y en a plus bézef).
Abusons de notre droit à sourire, même si certaines situations nous exaspèrent.
Amitiés.


Meredyth 05/03/2010 19:09


Si la plainte aboutit et que d'autres enseignes en profitent pour se faufiler dans la brêche, l'univers de la littérature est fichu !
Je serais une des premières à faire exprès de vendre un livre de fiction au marché noir, sous le manteau, rien que pour leur faire les pieds.
J'ai un intense sentiment d'impuissance et d'incompréhension qui pointe en moi quand je lis des nouvelles pareilles...


Claude LE NOCHER 05/03/2010 20:20


Merci de votre soutien, Meredyth. Lalie Walker est sensible à toute cette solidarité.
Impuissance et incompréhension, c'est juste. Mais le plus salutaire, même si nous pouvons peu, c'est de pas rester inertes, de réagir face à l'absurdité.
Et, si nous n'en sommes pas encore à défendre la fiction par des procédés "sous le manteau", il est essentiel de ne pas se laisser endormir. Nous aimons les romans, nous aimons la fiction, nous
sommes capables de différencier réalité et histoire inventée, répandons cette évidence autour de nous pour ne pas être étouffés.
Amitiés.


max obione 05/03/2010 19:02


Chère, Lalie de tout coeur avec toi. Les motifs invoqués sont tellement débiles qu'un juge devrait balayer cette ineptie. C'est pénible à supporter, je te l'accorde, mais tu triompheras, on est
prêt à t'y aider. Haut les coeurs !


Claude LE NOCHER 05/03/2010 20:23


Max, toi qui aimes la Corse, le thème de ton prochain roman sera donc une île déserte, encore achetée par personne, où pourront batifoler des tueurs et des victimes,
sans gêner aucun commerce, ni risquer une plainte des dauphins, des mérus, et autres squales...
Inepties, c'est évident pour nous. On espère que la Justice le comprendra.
Merci de ton soutien, Max.


Michel PETROCCHI 05/03/2010 14:44


Voilà, Claude,
Sur mon blog je joue la carte de la dérision. La première partie est en place, d'ici peu je me mettrai à l'ouvrage pour les"avertissements" aux lecteurs. Il y a des choix, judicieux, à faire...
A bientôt.
Amicalement à Lalie et à toi.

Michel


Claude LE NOCHER 05/03/2010 15:29


On peut faire un tour sur le blog de Michel, ici : http://sanantonioestvivant.blogspot.com/ 
Il va se faire des amis, c'est sûr, mais il s'en fiche...

(cher Michel, Lalie Walker vous envoie ses remerciements collectifs ce lundi 8 mars sur Action-Suspense)


Michel 05/03/2010 12:15


Si, par malheur, les juges donnent raison aux accusateurs, la justice de notre pays ne serait plus qu’à une parodie de justice au service de l’obscurantisme et de la bêtise "humaine".
Nous ferions un bon de 1000 ans dans le passé pour nous retrouver pendant la très "sympathique" période d’inquisition moyenâgeuse.
Insidieusement, la censure et le lavage de cerveau reviennent.


Claude LE NOCHER 05/03/2010 13:14


Cher Michel, je crois la Justice assez raisonnable pour écarter des arguments fallacieux, pour ne pas voir de préjudice là où il n'existe pas. Toutefois, comme je l'ai
dit par ailleurs, la liberté d'expression et de création en prend quand même un sale coup à chaque procès... Amitiés.
[oui, Michel, nous avons bien rectifié : "plus qu'une parodie..." et "Nous ferions un bond de..."]


Hervé Sard 05/03/2010 11:36


Après Catherine Fradier, Bob Garcia voici le tour de Lalie Walker.À qui le tour dans ce cirque ? Aux malheurs des dames... J'en ai terminé la lecture il y a une dizaine de jours, c'est un très bon
roman.C'est l'important.
Que Lalie sorte encore plus forte de ce "n'importe quoi" !


Claude LE NOCHER 05/03/2010 13:17


Merci de ton soutien, Hervé...
A quand une plainte des Carquefoliens à ton encontre ? Inquiétant et absurde à la fois. Du "n'importe quoi" qu'il n'est sûrement pas facile de surmonter pour les personnes concernées.
Amitiés.


maneval 05/03/2010 09:33


Bon, Je n'ai pas lu le livre, je ne connais pas les lieux (mais je connais le monde des marchands de tissus).
Peut-être s'agit t il uniquement d'une histoire d'argent, peut-être s'agit il d'autre chose.


Claude LE NOCHER 05/03/2010 10:20


Bonjour, et merci de participer à ce débat.
En effet, il ne nous appartient pas d'évaluer les motivations de ceux qui lancent une procédure judiciaire. Ayant lu ce roman, je confirme qu'il y a bel et bien des personnages, des lieux, de
l'action, du suspense, un criminel (ou plusieurs), des victimes... Tout ce que l'on trouve dans une bonne fiction. Ni plus, ni moins. Aucune "allusion" à la véritable situation de ce commerce, ni
atteinte à leur "image de marque".
Amitiés.


Anne Haut-Nimes 05/03/2010 02:28


Moi qui voulais écrire un roman historique dont voici le synopsis : des opposants à Napoléon IV décident de se débarrasser de ce personnage. Pour ce faire, il lui parlent du parti socialiste et
vlan ! Nabot Léon meurt de rire.

Pensez-vous que je risque un procès, moi aussi ?


Claude LE NOCHER 05/03/2010 07:56


Chère Anne, je vois dans ce synopsis plusieurs éléments méritant procès. On voit bien qui est votre "Napoléon IV" nabot. On voit bien que vous dévalorisez aussi le PS.
On voit encore que vous insultez la Faculté de Médecine, incapable d'empêcher la mort du héros. On vooit autant que vous méprisez les professeurs d'Histoire. Et vlan, quatre procès pour un seul
roman !
Hélas, cette caricature à laquelle nous jouons ici tous deux devient réalité. Et peut-être bien que la Liberté s'amenuise...
Merci de votre soutien.


Cyril Herry 05/03/2010 00:31


Faudrait-il systématiquement indiquer en ouverture de roman que "toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé, etc", pour s'épargner ce genre de confusion regrettable ?
Je suppose que les instigateurs de cette affaire n'ont pas souvent eu l'occasion de lire une fiction, quel qu'en soit le registre littéraire.
C'est une forme de paranoïa et une atteinte grave à la liberté d'imaginer ; d'interpréter le monde, les lieux, les Hommes, l'Histoire.
C'est triste.
Bonne chance Lalie


Claude LE NOCHER 05/03/2010 07:51


Salut Cyril, et merci pour ton (double) soutien...
Je ne crois pas que les "plaignants" soient de grands lecteurs de fiction, effectivement.
Forme de paranoïa, certes, mais aussi "jouer les victimes" pour en tirer un gain, au nom de "l'image de marque", c'est déplorable, navrant, ahurissant... Tous les qualificatifs ne suffisent pas.
Ecoeurant, sans doute aussi.
Amitiés.


Serge 31 04/03/2010 23:10


Totalement ahurissant!!! Je n'y connais rien en droit, mais Léo Malet qui a en toute impunité "égratigné" quasi tous les arrondissements de Paris, c'est pas de la jurisprudence disculpante, çà?...
Et Dominique Manotti, Joseph Bialot, grands vachards avec le quartier du Sentier, jamais mis au pilori!... Courage, amitiés et soutien à Lalie...


Claude LE NOCHER 05/03/2010 07:46


Salut Serge, et merci pour ton soutien.
Voir le message d'Anne-Lise Fleury, au sujet du vieux Léo. En effet, je pense à Monsieur Bialot (j'ai eu le bonheur de conserver un jour avec lui), mieux placé que quiconque pour savoir que la
dérision est salvatrice (son histoire est éloquente).
Oui, tout plaide pour la liberté d'écriture, et pourtant...
Amitiés.


BiblioMan(u) 04/03/2010 22:41


Hallucinant ! Toutes mes pensées vont pour l'auteure et l'éditeur dont les épaules doivent déjà porter ce poids énorme généré par la bêtise et bien plus encore. Sans parler de l'impact dont parle
Lalie Walker sur son travail lui-même... moi, ça me sidère !


Claude LE NOCHER 05/03/2010 07:41


Salut Manu, et grand merci pour ton soutien.
Même si on peut espérer que cette ânerie n'ira pas à terme, c'est un épreuve pour les personnes concernées, Lalie et son éditeur.
Amitiés.


anne-lise fleury 04/03/2010 22:01


je suis écœuré par cette nouvelle. C'est navrant et stupide. En tant que lectrice, je me sens méprisée: comme si j'étais incapable de faire la part des choses. C'est nous prendre pour des sots que
de penser, ne serait-ce qu'un seconde, qu'on ne peut faire la différence entre réalité est fiction. Cela veut dire que Léo Malet ne pourrait plus écrire les nouveaux mystères de Paris. Un habitant
du quartier aurait pu porter plainte contre la mauvaise image de marque donnée à telle ou telle rue... C'est invraisemblable.
Des tonnes de courage à Lalie. Tu n'es pas seule...


Claude LE NOCHER 05/03/2010 07:38


Très bon exemple, Anne-Lise... Exit "Les nouveaux mystères de Paris" de Léo Malet, pour cause d'atteinte à l'image passée présente et à venir de quinze quartiers
parisiens. Terminé les Sherlock Holmes, donnant une mauvaise image de l'Angleterre historique. Fini les thrillers montrant des serial killers aux Etats-Unis, pénalisant l'aura de ce pays, etc.

En effet, ces procédures judiciaires suggèrent que nous sommes des imbéciles, incapables de séparer fiction et réalité. Allons-nous aussi porter plainte ?
Merci de ce soutien, que Lalie appréciera...


Michel PETROCCHI 04/03/2010 21:59


Bonjour Claude,

C'est Alexandre Clément qui m'a prévenu de ce "patacaisse" sur lequel il n'est même pas besoin d'épiloguer. Pourtant spécialiste averti je trouve encore la sombre connerie inexpliquable. Foin des
avis qui n'émouvront personne. Me permets tu de faire un copier-coller de cet article sur un de mes deux blogs pour présenter le problème ? Suite à cela j'envisage de faire un groupement des
meilleurs "avertissements" avant lecture, des San-Antonio. Certains sont croustillants et pourront être jetés, en quelque sorte, à la figure des empêcheurs de vivre en rond.

Bien amicalement à Lalie et à toi.

Michel


Claude LE NOCHER 05/03/2010 07:34


Cette info est là pour être largement diffusée, cher Michel ! Tu peux en user à ta guise (avec indication source, comme il se doit).
Oui, la dérision serait probablement la meilleure réponse à ces "préjudices fantasmés"...
Merci de ton soutien.


yvon coquil 04/03/2010 21:07


Le saint pierre (nom latin zeus faber ) est le poisson roi de la bouillabaisse et j’apprends aujourd’hui qu’un marchand de tissus utilise ce nom ! Je me tourne illico vers Alain Bougrain-Dubourg
afin d’envisager des poursuites.
Courage Lalie
Yvon

P.S: Eirann yvon, plus de cent kilos ? Les crêpes surement.


Claude LE NOCHER 04/03/2010 21:29



L'ami Yvon Coquil ayant écrit un roman "Docks" se déroulant sur le Port de commerce de Brest, y décrivant des activités douteuses voire illicites, risque de fgurer
parmi les prochaines cibles des "plaintes pour roman réaliste". Heureusement, il préfère le saint-émilion au saint-pierre (et au Saint-Père), son âme sera donc sauvée.
De la part de Lalie Walker et de la mienne, merci de ton soutien, Yvon, comme à tous ceux qui ont compris cet abus de procédure.

(*) "Quand les types de 110 kilos disent quelque chose, les mecs de 50 kilos s'écrasent"  (attention, EireannYvon et moi, nous boxons dans les plus du quintal. Ni la bière bretonne, ni
les crêpes, juste du muscle)



Alain Emery 04/03/2010 19:22


Une affaire consternante mais hélas révélatrice d'une époque qui, à force de se vouloir de plus en plus liberticide, en devient totalement absurde. Tout est bon pour se faire du fric...Face à une
connerie de cette ampleur, on ne peut être qu'inquiet et solidaire.
Bon courage à Lalie et à son éditeur...


Claude LE NOCHER 04/03/2010 20:17



Il n'y a pas si longtemps, se dire "inquiet pour la liberté d'expression" semblait un vieil argument soixante-huitard (ni toi, ni moi n'étions assez âgés à
l'époque). 
Devant des plaintes/procès de ce genre, absurdes au possible, d'une connerie monstre, on a envie de souligner le danger pour la liberté.
Merci de ta solidarité et de ton soutien, Alain...



Elena Piacentini 04/03/2010 19:17


Le procédé est absurde et consternant. Mais c'est l'intention qui m'inquiète. Veut-on signifier par là que les lecteurs ne seraient pas capables de faire la différence entre un livre de pure et
noire fiction et la réalité ? Après le CSA, voudrait-on créer un CSL (Conseil Supérieur de la Littérature) ? Mince ! Peut-être y-a-t-il des gens qui croient vraiment à l'existence de "Joséphine
Ange Gardien" ? Finalement, on veut bien nous gaver de niaiseries moelleuses et sucrées à souhait mais nous interdire la consommation de nourritures plus pimentées.Si un auteur décrit un pâtissier
psychopathe, il y a fort à parier qu'il aura la crème du syndicat professionnel sur le dos ! A moins qu'il ne passe un deal avec un fabriquant de chocolat. "Monsieur Untel (je n'ose plus donner de
nom) avait réussi à espacer ses pulsions meurtrières grâce à l'ingestion massive de nutella...". Reste effectivement la science fiction ou les romans à l'eau de rose. Je suis bien sûr de tout coeur
avec Lalie Walker...


Claude LE NOCHER 04/03/2010 20:25


Quoi, "Joséphine ange-gardien" n'existe pas en vrai ? Heureusement que Casimir et Oui-Oui sont bien vivant, à travers toutes les époques, eux !!!
Euh, si j'avoue n'avoir jamais goûté de Nutellux (et autres produits assimilables), est-ce que j'ai un gage ou suis-je un tueur (à gages, oui) ?
Hélas, alors que tout lecteur est -évidemment- capable de séparer fiction et réalité, nous voici dans des prétentations judiciaires (et financières ?) qui dépassent l'entendement.
Attention, Elena, si un seul de vos compatriotes corses, policier en poste dans la région Nord-Pas de Calais, lit vos romans, ça va vous coûter un max !!!
Merci de votre soutien...


Sandy 04/03/2010 19:06


comme dans les films, il faudra bientôt indiquer :

Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite


Claude LE NOCHER 04/03/2010 20:32


Hélas, Sandy, ce n'est pas suffisant.
Mon ami Jean Failler, auteur de la série des enquêtes de Mary Lester (Editions du Palémon), indique depuis lontemps en pages de garde : "Ce roman est une fiction". Ce qui ne l'a pas empêché, malgré
un très bon avocat, d'être attaqué (et condamné) par une plaignante.
Voilà quelques années, des romanciers donnaient, comme un clin d'oeil, l'indication "Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des
personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite". De nos jours, même ça serait visiblement insuffisant.
Cela dit, il n'y a qu'à ouvrir un dictionnaire (même ancien) pour rappeller qu'un "roman est une oeuvre de fiction", donc inventé(e).
Merci de votre soutien.


Geof 04/03/2010 18:47


Je viens de parcourir sur le site de l'auteur, le fond de l'affaire et je reste coi... mais où les juristes vont-il chercher tout ça !? Du coup je vais suivre l'affaire juste au cas où il y aurait
une mauvaise surprise au final (ce que je n'ose imaginer)
J'ai justement ce livre dans ma "Pile à Lire"...


Claude LE NOCHER 04/03/2010 20:42


Salut Geof, et merci de ta solidarité.
Certains lecteurs, éditeurs ou auteurs sont intervenus hors de ces pages de commentaires, en messages privés. Tous déplorent l'absurdité de ce genre d'affaire et, surtout, l'idée que "l'image
de marque" serait un motif de plainte contre un roman (fiction).
Si j'en parle dans ma réponse ici, c'est parce que ce lecteur assidu qu'est l'ami Geof figure pour moi le parfait exemple des gens qui savent faire la part des choses entre fiction, réalisme et
réalité. Oui, le décor existe, mais le contexte est "ré-inventé" par un romancier. Les lecteurs le savent, n'ayant pas besoin de procès pour s'en convaincre.
Lis "Aux malheurs des dames", Geof, je te promets un excellent moment de lecture !!!
Merci encore de ton soutien.


ALEXANDRE CLEMENT 04/03/2010 16:31


La réflexion du journaliste me paraît incongrue : c'est vrai que le journaliste est de plus en plus soumis. Mais qu'on enquête ou non, il ne faut pas s'excuser de notre travail d'écrivain, travail
de recréation. Imaginons les procès qu'on pourrait faire à Zola, Balzac ou Hugo ! La liberté s'efficlohce les gars!!!


Claude LE NOCHER 04/03/2010 16:48



Un journaliste relate les faits (ou devrait rester dans ce cadre) alors qu'un romancier invente (en se servant du décor dont il a besoin). Ce n'est même pas une
règle, c'est une évidence. Zola, Balzac et Hugo, ont subi en leur temps des procès (politiques pour Zola et Hugo, financiers pour Balzac). Le retour de la procédure contre les romanciers inquiète
pour la liberté d'expression, clamons-le haut et fort.



Eireann Yvon 04/03/2010 16:29


Malheureusement comme dit l'auteur elle-même on assiste à une américanisation de la société où tout est bon à procès avec des sommes complètement disproportionnées en jeu.
Il me semble me rappeler que Jean Failler avait lui aussi eu des problèmes avec une personne se reconnaissant dans un de ses romans. Catherine Fradier a eu aussi quelques ennuis avec l'Opus Dei me
semble t-il!
Dorénavant tout auteur qui nommera un de ses personnages Yvon, que le dit personnage aura plus de 60 ans mesurera plus d'un mètre quatre vingt, dont le poids dépassera les 100 kilos, qui sera barbu
et mal coiffé sera attaqué en justice !
Je demanderai l'équivalent de 32024 ans des sommes que je touche de retraite. Qu'on se le dise.
C'est consternant mais malheureusement, cela devient courant.
A bientôt.
Yvon


Claude LE NOCHER 04/03/2010 16:33


Tu oublies de préciser qu'aucun auteur ne pourra se prénommer Yvon, ce qui te porterait préjudice... (dommage pour notre pote Yvon Coquil). On essaie d'en sourire,
comme tu le fais, et pourtant on s'interroge sur ces comportements...
Merci de ton soutien, Yvon !


ALEXANDRE CLEMENT 04/03/2010 16:22


ça devient de plus en plus inquiétant. Bientôt on ne pourra plus rien écrire. Par exemple si'l y a un meurtre situé sur les Champs Elysées, on imagine un collectif de commerçants qui vient nous
chercher des poux dans la tête au motif qu'on dégrade l'image de marque du quartier.
Je pense que la plainte sera déboutée. Mais c'est tout de même pénible ce genre d'imbécilité. En tous les cas, s'il le faut on pétionnera pour défendre la liberté qui s'amenuise de jour en
jour.
On est de tout coeur avec vous bien sûr.


Claude LE NOCHER 04/03/2010 16:27


Je ne saurais mieux exprimer les choses, partageant à 100% cet avis. Merci de ce soutien, Alexandre !


Jean-Christophe Gérard 04/03/2010 16:19


Je n'ai pas lu le livre incriminé, mais sur le principe j'apporte mon soutien à Lalie Walker. Cette consternante histoire me semble malheureusement symptomatique d'une époque qui sait de moins en
moins ce que c'est qu'un TEXTE — et par conséquent ce que des termes tels que fiction, narration, style, etc. peuvent signifier. On ne LIT plus, on réagit, de façon immédiate, sans le moindre
recul, sans l'ombre d'un discernement. Ça ne devrait mériter qu'un haussement d'épaules. Mais deux millions d'euros, ça fait un sacré poids sur les épaules… Bon courage, Lalie.


Claude LE NOCHER 04/03/2010 16:30


Ne pas faire la différence entre texte/fiction et réalité, prétendre à une "atteinte", est même fort inquiétant. Et, oui, ce qui devrait être dérisoire prend des
proportions grotesques.
Merci de ton soutien, Jean-Christophe...


M agali 04/03/2010 16:12


La fièvre procédurale semble faire plus de victimes que la grippe!
Quand on pense à tous les auteurs de roman d'espionnage qui ont pris impunément pour décor l'Elysée, le Kremlin ou la Maison Blanche, à voir ceux du Sentier prendre celui de la guerre on se dit
qu'on cauchemarde.
Et, oui, Moulinsart donne le mauvais exemple.


Claude LE NOCHER 04/03/2010 16:16


Il y a efffectivement matière à cauchemars dans ces procédures qu'on peut estimer abusives. Euh, pour l'Elysée, son locataire actuel semble assez procédurier aussi,
m'a-t-il paru...
Merci de ton soutien, Magali.


Sylvain Jazdzewski 04/03/2010 16:09


Ce qui arrive à Lalie Walker (ma voisine de table à Aniche 2007) est aberrant. C'est une des raisons pour laquelle j'écris des polars qui se passent dans des villes imaginaires, pour éviter de
"susceptibiliser" les gens qui seraient déçus de ne pas reconnaitre leur rue ou qui trouveraient choquant de lire qu'un vendeur de manga (fictionnel) a pris place à côté de leur boucherie (réelle).
Marie Ndiaye,Lalie Walker, ben qu'est-ce qui se passe avec la littérature ? Retour des procès comme en 1857 ?


Claude LE NOCHER 04/03/2010 16:19



Susceptibilité, préjudice, ou censure par les procès ? On ne peut pas penser que les "plaignants" en fassent seulement une affaire d'argent, quand même
?
Merci de ton soutien, Sylvain...



Juan 04/03/2010 16:05


Mais alors, Jean-Claude Izzo a dû recevoir la visite de tous les huissiers correctionnels de Marseille… !


Claude LE NOCHER 04/03/2010 16:09



En effet, tous les romanciers doivent désormais être prêts à faire face à la Justice (ou aux abus de procédures).
Merci de ton soutien, Juan.



Pierre SEGUELAS 04/03/2010 16:04


Nous avons soutenu le roman de Lalie depuis sa sortie et nous continuerons de le soutenir.
Pour preuve, il fait partie des quatre romans sélectionnés pour l'attribution du Prix "Calibre 47" qui sera décerné le 13 mars 2010 lors de la 5ème édition de "Polar'encontre"
Pierre


Claude LE NOCHER 04/03/2010 16:07


Merci Pierre (et à tous tes amis de "Calibre 47") pour ton soutien à notre amie Lalie. Tous les témoignages l'aideront dans cette épreuve.
Amitiés.


CAILLOT gilles 04/03/2010 15:57


C'est purement invraisemblable. Un roman est de la fiction, point barre. Dans des registres un peu différents, il y a Bob Garcia et Gordon Zola qui ont quelques ennuis avec Moulinsart. Je me
rappelle égalementCatherine Fradier qui a gagné son procès avec l'opus dei.
En tout cas, courage à Lalie.
Gilles


Claude LE NOCHER 04/03/2010 16:05



Merci Gilles de ce soutien à Lalie Walker.



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