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Âgée de 38 ans, Sandrine Rousseau
est l'auteur de deux romans policiers atypiques : "Épluchures à la lilloise" (2007) et "Qu'est-ce qui fait pleurer les flics ?" (2009), deux polars à l’humour
aigre-doux basés sur les relations dans le monde du travail et mettant en scène des personnages hauts en couleurs :
Jean Penan, policier incompétent qui résoud une enquête grâce à l'aide
silencieuse d'un de ses collègues atterré par tant de gâchis; Charles Schwartz, flic amoureux devenu la tête de turc du commissaire Penan, qui lui doit pourtant sa réussite professionnelle…
Enseignante-chercheuse en économie, Sandrine Rousseau est vice-présidente de l'Université Lille I et militante écologiste. En 8e position sur la liste PS-Verts, elle vient d'être élue au Conseil
régional du Nord-Pas-de-Calais. Sandrine Rousseau devrait s'occuper de l'enseignement et des universités au sein de l'exécutif régional.
Voici l'occasion de lire ou relire ma chronique sur "Épluchures à la lilloise" (Polars en Nord, 2007) :
Jean Penan est “inspecteurdepolicecriminelle”, en un seul mot. Ni compétent, ni efficace, ce n’est pas un enquêteur brillant. Terne et auto-satisfait, «il pourrait être
colorisé tellement il est ringard, ce type» dit-on de lui. Jean Penan doit s’occuper du meurtre de Sébastien Fromentin. Ce séduisant jeune homme (qui plait aux blondes) a été poignardé, et on a
épluché sa peau. Le policier interroge l’entourage de la victime, omettant de leur demander un alibi, qu’aucun ne peut vraiment fournir. Ourida, l’étudiante qui observe ses méthodes absurdes, est
perplexe. Collègue de Penan, Schwarz estime ne pas avoir à l’aider, malgré ce qu’il a compris.
Julie et Margot étaient des amies de Sébastien. Amoureuses de lui, bien sûr. Mais il était fiancé à Armelle. Même si la mère de celle-ci le détestait. Le père de Sébastien n’est pas causant. Sa sœur Nadia, non plus. La mère du jeune homme a quitté sa famille, sans perdre de vue ses enfants. Quand même, c’est le deuxième fils qu’elle perd, le premier s’étant (peut-être) suicidé. Julie imagine avoir tué Sébastien. Son copain Olivier et elle suivent l’affaire grâce à leur amie Ourida. Jean Penan n’est pas insensible au charme de Margot, bien plus jeune que lui. Elle élève seule le petit Gaspard, dont Sébastien n’était pas le père. Éclaircir tout çà ? Pas facile pour notre policier si peu doué…
A cause de l’incapacité du héros à (se) poser les bonnes questions, ce roman d’enquête progresse dans une grande confusion. Obsédé des tableaux-rapports, des After Eight et des shampoings, ce policier ridicule possède quelques aspects plus touchants. L’histoire est souriante, voire farfelue. On en oublierait presque qu’il y a un coupable à découvrir. Une intrigue pleine de fantaisie.