Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Chaque jour des infos sur la Littérature Policière dans toute sa diversité : polar, suspense, thriller, romans noirs et d'enquête, auteurs français et étrangers. Abonnez-vous, c'est gratuit !

Publicité

San-Antonio : T’es beau, tu sais ! (Pocket, 2012)

 

À partir de 2012, San-Antonio est désormais réédité chez Pocket. T’es beau, tu sais !, dont la première édition date d’il y a 40 ans, est disponible dès le 12 janvier…

SAN-ANTONIO-2012Puerto de la Cruz est située dans le nord de Ténérife, dans l'archipel des îles Canaries, en Espagne. C’est là que San-Antonio passe ses vacances. S’y trouvent aussi sa maman Félicie, s’occupant du bébé adoptif du policier, l’énorme couple Bérurier et leur petite nièce, la pétulante Marie-Marie. Pourtant, le commissaire et son gros adjoint ne sont pas venus pour une tranquille villégiature. Le Vieux les a envoyés en mission, pour traquer un redoutable tueur-à-gages. Le renard le plus rusé que San-Antonio va croiser dans sa carrière, pas de doute. L’homme se fait appeler Martin Braham. La mise en scène familiale n’a guère d’effet, car il a rapidement repéré les deux flics français.

Malgré les ordres de son patron, San-Antonio n’a pas vraiment envie d’éliminer leur cible. Béru a une idée qui leur permettrait de s’en débarrasser. Tandis que le duo met Braham hors service, un envoyé du commanditaire se présente. San-Antonio endosse le rôle du tueur-à-gages (et emprunte sa perruque blanche). L’intermédiaire Charly, venu donner des détails à Braham, est un drôle de gars. D’ailleurs, c’est une jeune femme habillée en homme. San-Antonio ne saurait laisser passer une telle occasion intime. Pendant ce temps, l’étage au-dessous, Braham réussit à échapper au couple Bérurier. Le plus inquiétant, c’est qu’il n’a pas disparu seul. Il semble avoir kidnappé Marie-Marie. Certes, San-Antonio a quelque peu enrayé la mécanique de l’opération en cours pour Braham. Mais il sait que son adversaire est aussi malin que dangereux.

Le contrat du tueur concerne une soirée mondaine à venir chez Mme Nino-Clamar. À Lupanar-Desgonzès, San-Antonio trouve bientôt la demeure en question. Et sa propriétaire, une blonde veuve d’une trentaine d’années. Il se présente comme le marquis de San-Antonio, ayant fait fortune dans le parfum. Outre la fille du défunt mari et le gendre, le policier rencontre chez la veuve l’abbé Schmutz. Une vieille connaissance de San-Antonio, si l’on peut dire. Béru et lui vont avoir de gros ennuis avec la police espagnole, qui découvre quantité de drogue dans leur bagages. Emprisonné, San-Antonio va devoir braquer le juge chargé de l’affaire afin de poursuivre ses investigations…

 

SAN-ANTONIO 1972Est-il vraiment nécessaire d’argumenter autour de cette série ? Voilà une aventure typique des meilleurs San-Antonio. D’abord, parce qu’on y retrouve avec plaisir la tribu des personnages habituels, de sa brave femme de mère Félicie jusqu’à l’inévitable Bérurier avec sa grasse épouse Berthe. Ce qui offre l’occasion d’assister à une furieuse scène de ménage dans le couple Béru. Sans oublier le moustique Marie-Marie, l’attachante petite peste amoureuse de San-A. Ensuite, il ne faudrait surtout pas négliger l’intrigue, évidemment riche en périlleuses péripéties et tribulations diverses. Y a pas à dire, il mouille la chemise à chaque fois, le commissaire chéri de ces dames !

Jamais vu un moment de cette qualité, mes gueux. D’aussi dramatiques, ça certes. Des tas de chiées. Mais semblablement cauchemardesques, eh ben non ! Et savez-vous pourquoi la minute est démente ? Parce que les clowns ne disent rien. Ils menacent tout le monde sans parler…

Enfin, ce qu’adorent les admirateurs de San-Antonio, c’est bien sûr son langage qui introduit une complicité avec le lecteur. Cet épisode ne manque pas de souriantes digressions, en particulier sur le métier d’auteur populaire face à l’éditeur. Soulignons qu’est utilisé plusieurs fois le mot polar, fort péjoratif et rare à l’époque. Le métier d’auteur, c’est pire que d’être pilote de boeinge. À bord d’un polar, t’as pas le pilotage automatique… On peut recommander une belle tirade sur la phrase, vers la page 85. Aujourd’hui comme hier, San-Antonio s’adresse à tous, et c’est probablement pour ça qu’on l’aime.

A lire aussi : "Votez Bérurier". Visitez le blog "Ils lisent San-Antonio".

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
Bonjour. juste pour info. Pour sa premiere edition d'un Sana, Pocket a fait une erreur de numerotation. Ils l'ont numeroté en 99(ancienne numerotation) au lieu de 79 (numerotation chronologique)
Répondre
C
<br /> <br /> Bonjour "Ricky"<br /> <br /> <br /> Merci pour cette précision. Pocket et Fleuve Noir sont pourtant dans les mêmes locaux, avenue d'Italie, ils pourraient se consulter pour un suivi plus sérieux. Je<br /> crois que "L'année de la moule" da San-Antonio doit aussi re-sortir. Quant à moi, c'est évidemment dans l'édition d'époque que j'ai relu - avec grand plaisir, c'est vrai - ce sympathique<br /> titre.<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> <br />
O
Bonjour Claude<br /> et merci pour cette déclaration !<br /> Ah c'était le titre du roman ? Bon tant pis<br /> Encore un à lire et à relire<br /> Amitiés
Répondre
C
<br /> <br /> Salut Paul<br /> <br /> <br /> Déclaration qui ne concerne pas non plus Bérurier, comme pourrait le faire croire<br /> <br /> <br /> l'illustration signée Boucq... C'est vers cette époque-là (1972) que j'ai découvert<br /> <br /> <br /> les San-Antonio : c'est dire que ça me rajeunit d'avoir relu ce roman aujourd'hui.<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> <br />