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Michel Lebrun : En attendant l’été (1979)

 

Parmi les excellents romans de Michel Lebrun (1930-1996), En attendant l’été connut un beau succès avant de disparaître des catalogues, de tomber dans les oubliettes éditoriales. Une injustice vis-à-vis de ce roman publié en 1979 dans la collection Red Label, puis seulement réédité en 1985 chez J’ai Lu. Sans doute les éloges sur les nerveux thrillers actuels sont-ils parfois mérités. Si on relit ce polar de Lebrun, on s’apercevra qu’il n’était pas moins percutant que les productions de notre époque. LEBRUN-1979En 1979, l’auteur écrivait déjà depuis près d’un quart de siècle. C’est dire que, ne manquant pas de maîtrise, il élabora une intrigue impeccable, emberlificotée à souhaits. Un chassé-croisé de situations et de personnages fort mystérieux, qui se démêle au fil de la lecture. Si l’ambiance est tendue, jamais la moindre lourdeur n’apparaît dans le récit. Évidemment, la fluidité narrative rend d’autant plus captivante cette affaire très mouvementée. N’hésitons pas à affirmer que c’est un roman digne de figurer parmi les grands classiques du suspense.

 

Fils d’une famille aisée bourgeoise, Jacques Flament est agent immobilier à Saint-Tropez, associé à son ami Michel Marsault. Bien qu’âgé de trente-cinq ans, Jacques reste fortement sous l’emprise de ses parents. Contre leur avis, il s’est malgré tout marié deux ans plus tôt. Son épouse Nicole a maintenant vingt-trois ans. Au sein de leur couple, les disputes sont nombreuses, pourtant Jacques et Nicole restent très attachés l’un à l’autre. La jeune femme a la fâcheuse habitude de s’adonner à la drogue. Cet hiver-là, lors d’une morne soirée entre amis, Nicole dit en public ses quatre vérités à son mari. Elle rentre chez eux, accompagnée de Gérard Bodinier, un journaliste local de leurs relations. Déprimée limite suicidaire, Nicole se drogue après le départ de Bodinier. Avant de disparaître.

Dans les jours suivant ce curieux mais réel enlèvement, Jacques Flament cherche à comprendre ce qui s’est produit. S’il s’attend à une demande de rançon, aucun contact n’est pris. S’agit-il d’une disparition volontaire de Nicole, qui envisagerait de refaire sa vie ? Plausible, mais incertain. Réalisant qu’il tient vraiment à Nicole, il sait ne guère pouvoir compter sur un soutien de ses parents. On a supprimé le marginal Hermann dans sa cellule de la gendarmerie. Selon la jeune paumée Ulla, la victime fut témoin de l’enlèvement de Nicole, retrouvant même un bijou lui appartenant. Les ravisseurs ne laissent rien au hasard, en éliminant ce témoin.

Mathias et Flora sont les responsables d’une secte installée en Provence, l’Arche du Soleil, recevant des ordres impératifs de Bruxelles. On leur envoie une jeune femme dont-ils ne savent rien, à tenir au secret. Elle dit se nommer Ingrid. On la bourre de calmants, pour le moment. Si Mathias est discipliné, Flora a plus de scrupules, se sentant impliquée dans une sale affaire. Pour autant, se rebiffera-t-elle au point d’aider leur prisonnière ? Tandis que Jacques Flament poursuit son enquête à la mairie de Tarare, il est pisté par un couple de tueurs, Skinny et Monika. Ils tentent de l’éliminer dans un curieux accident. Le commissaire Brésy est très mécontent qu’on lui ait retiré les enquêtes sur Nicole, Hermann, et le supposé accident de Jacques. Après une intervention hiérarchique pour clore ces dossiers, une autre lui permettra peut-être de reprendre ses investigations.

Entre-temps, John Kennedy Ashley débarque dans la région. Surnommé Ash, c’est un biznessman parmi les plus puissants du monde. Il vient ici traiter d’affaires qui semblent fort compliquées. Chercheuse au CNRS étudiant les mœurs de Saint-Tropez depuis plusieurs années, Clara est probablement la seule alliée sur laquelle Jacques peut espérer s’appuyer. Ayant analysé la situation, conscient que les tueurs rôdent toujours autour de lui, Jacques reste prêt à tout pour découvrir la vérité. Nicole est encore en vie, mais pour combien de temps ?

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M
Un faible aussi pour sa production Série Noire, plus quelques autre comme "Mr Cauchemar" ou ceux sortis chez Engrenage. Un peu déçu par les inédits en Masque ("Sombre soirée chez Mme Glauque",<br /> "Mystère ne coup de vent"....)<br /> Les inédits en Rivages comme "Louis Ferdinaud Céline" ou "Le mystère de la sombre zone" ne m'attirent pas, peut-être à tort.....
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C
<br /> <br /> Peut-être dis-je une bêtise, mais il me semble que certains romans ou nouvelles publiés dans les années 1980 (ceux parus au Masque ?) étaient issus de textes ou de<br /> sujets  inexploités vingt ans plus tôt. Je crois bien que c'est aussi le cas de "Comment tuer son meilleur copain" paru chez NéO. Sa tonalité avait (nettement) évolué entre-temps, son<br /> inspiration aussi, d'où une possible déception des lecteurs.<br /> <br /> <br /> Et il est certain qu'après des romans comme "Le tourbillon", qui mérite si bien son titre, d'autres histoires plus "basiques" s'avèrent moins excitantes.<br /> Bon, il va falloir que j'explore mes armoires pour en relire un ou deux, afin d'en reparler ici.<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> <br />
M
Bonjour Claude,<br /> De Siniac, je n'ai pas lu tous les derniers chez Rivages. Que valent-ils ?<br /> J'avais beaucoup aimé, dans sa production plus "sage" sa trilogie aventure "L'orchestre d'acier", "L'or des fous", "Le tourbillon".<br /> Encore un auteur qui mériterait bien une réédition.....
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C
<br /> <br /> Bonjour Max<br /> <br /> <br /> Sauf erreur ou omission, les titres suivants sont encore au catalogue Rivages/noir : L'orchestre d'acier - Le tourbillon - Femmes blafardes - Les mal-lunés - Démago<br /> story - Luj Inferman et La Cloducque - Ferdinaud Céline - Le mystère de la sombre zone - Carton blême - La course du hanneton dans une ville détruite - Sous l'aile noire des rapaces - Bon<br /> cauchemar les petits - De l'horrifique chez les tarés.<br /> <br /> <br /> J"avoue n'avoir lus, en originaux, de ceux-là que ceux réédités (Femmes blafardes, Luj'Inferman, Le tourbillon, L'or des fous - devenu Sous l'aile noire des<br /> rapaces). Je connais mieux moi aussi ce qu'il publia chez Série Noire, NéO le miroir obscur, et Jean Goujon Engrenages. J'avais écrit un article en hommage à Siniac pour la revue 813, repris<br /> chez Bibliopoche, ici : http://www.bibliopoche.com/static/billets/billet_polar_siniac.php   J'avais évoqué<br /> aussi un de ses premiers titres ici http://0z.fr/vgfmx .<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> <br />
S
Salut Claude.<br /> Beau doublé avec Paul!<br /> Ce fut le seul auteur (et roman) français de Red Label. Guérif eut à subir quelques assauts d'ego, du style "pourquoi lui et pas moi". Il jura même qu'on ne l'y reprendrait plus. Heureusement, il<br /> ne tint pas parole. Quelques années plus tard, dans "Fayard Noir", il publia Pierre Siniac, autre grand oublié des rééditions.<br /> Amitiés.
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C
<br /> <br /> Merci Serge.<br /> <br /> <br /> J'avoue avoir lu avec une certaine émotion l'entretien entre Michel Lebrun et Paul.<br /> <br /> <br /> Concernant Pierre Siniac, dont les romans nous ont tous marqués, je suis prêt à parier qu'on le "redécouvrira" dans un avenir que j'espère proche. Sa tonalité était<br /> intemporelle et bien personnelle, donc nullement "datée". Bien que très éloignés, je le comparerais à Ed McBain en ce sens que ces auteurs évoluèrent certes, mais selon leurs propre<br /> manière.<br /> <br /> <br /> Quant à Michel Lebrun, il faudra que je revienne ponctuellement sur ses romans.<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> <br />
M
Bonsoir Claude,<br /> On trouve fort heureusement à prix bas toute l'œuvre de Lebrun sur les sites marchands. Une œuvre solide, sans déchet, véritable document sociologique sur les sixties. Un ponte du polar à la<br /> française, qui outre son activité de romancier a été un grand serviteur du genre, notamment à travers ses almanachs. Je lui dois quelques belles découvertes....
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C
<br /> <br /> Oui, Max, j'éprouve moi aussi un grand respect pour la mémoire de Michel Lebrun (dont j'ai retrouvé une grande partie des romans). Romancier et "passeur",<br /> on lui doit beaucoup. En effet, on peut se procurer ses livres aisément, en occasions. Encore faut-il que nous continuions à en parler, afin que le public actuel ne l'oublie pas.<br /> <br /> <br /> Amitiés.  <br /> <br /> <br /> <br />
O
Bonjour Claude<br /> Je suis d'accord avec toi et on pourrait l'être à moins. Michel Lebrun fut un ciseleur d'intrigues avec une fluidité de narration. Il est oublié aujourd'hui, mais ne doutons point qu'un jour un<br /> éditeur aura la bonne initiative de rééditer quelques uns de ses textes. Et tu me donnes une idée d'article pour aujourd'hui.<br /> Amitiés
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C
<br /> <br /> Salut Paul<br /> <br /> <br /> Si François Guérif pouvait rééditer un florilège de quelques titres de son ami Michel Lebrun, ce serait une bonne idée, non ? Qu'on le sorte de ce purgatoire<br /> injuste, et qu'on le place au paradis (ou au panthéon) de nos meilleurs romanciers populaires du vingtième siècle.<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> <br />