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Paul Doherty figure probablement en tête
des plus célèbres auteurs de polars historiques. Les amateurs ont forcément lu un ou plusieurs épisodes de sa série Hugh Corbett, de celle consacrée à frère Athelstan, d’une autre consacrée à
Kathryn Swinbrooke, ou de la série Amerotkê qui se déroule dans l’Égypte ancienne. Avec “Le calice des esprits” (inédit), Paul Doherty inaugure chez 10-18 une nouvelle série, ayant pour héroïne Mathilde de Westminster. Il nous entraîne dans un voyage au 14e siècle, entre la France et l’Angleterre.
En 1307, rien ne prédestinait la jeune Mathilde de Ferrers à servir les intérêts de la reine Isabelle de France, dite la Louve... Recueillie à la mort de son père par son oncle Réginald, un templier érudit, elle apprend l’art des potions et devient une physicienne accomplie. Quand le roi Philippe de France décide d’anéantir l’ordre du Temple, Mathilde n’a d’autre choix que de se cacher au cœur même de la maison royale. Devenue la demoiselle de chambre de la princesse Isabelle, promise à Edouard II d’Angleterre, elle découvre la dangereuse vie politique de la Cour. Entre les pourparlers du mariage et l’exil vers Londres, les meurtres et les intrigues se succèdent. Mais rien n’échappe à l’œil vigilant de Mathilde, qui devra maintes fois faire appel à son savoir et sa sagacité pour permettre à la future reine d’accomplir son destin.
Ambiance avec ce petit extrait, peu après que Mathilde soit entrée au service d’Isabelle de France, comme Dame de chambre. La Cour royale est réunie pour un banquet, auquel
elle assiste, remarquant un des participants:
“C’était Sir John Casales, un bel homme vigoureux, l’air d’un soldat-né, dur et maigre, l’œil aux aguets, la bouche ferme, les cheveux grisonnants coupés courts (…) Immobile, j’observais et me souvenais. Les Écossais avaient tranché la main droite de Sir John Casales à la bataille de Falkirk. Il avait rendu visite à mon oncle, mais c’était bien des années auparavant. Je priai en silence la Vierge Marie qu’il ne me reconnaisse pas. Le regard de Casales, perçant comme celui d’un renard, glissa vers moi puis se détourna. Nous nous étions rencontrés voilà bien longtemps, et je restais alors dans l’ombre de mon oncle. Je me consolai en pensant que pour un homme comme Casales, je n’étais rien de plus qu’une quelconque servante.”