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Dominique Inchauspé est avocat au barreau de Paris depuis 1984. Il a traité toutes sortes de dossiers pénaux en France et à l’étranger. Auteur de plusieurs livres, il publie en ce mois de septembre 2012 “L’innocence judiciaire” (aux PUF). À l’occasion d’une rencontre dédicaces, il présentera ce nouveau titre le jeudi 27 septembre à partir de 17h, à la librairie Litec, 27 place Dauphine, Paris 1er.
« L’ouvrage se veut une leçon d’anatomie pénale. Il présente, thème par thème, tous les rouages de la justice : présomption d’innocence, intime conviction,
juge d’instruction, prison, avocats, etc. Des perspectives historiques sont données (le droit pénal de l’Ancien Régime, “Maximum Severity” au Royame-Uni) et, avec elles,
des analyses comparatistes entre le droit français et le “pénal” des Anglo-Saxons.
En effet, si le pénal est omniprésent dans les médias, si les audiences sont publiques, ses rouages sont difficiles à comprendre. Comment admettre que l’on enferme avant le procès des présumés innocents ? Pourquoi les accusés nient-ils toujours, parfois même devant l’évidence ? Comment les avocats font-ils pour défendre malgré tout ? Se côtoient ici règles de droit fondamentales et descriptions d’affaires traitées par l’auteur (dont certaines ont défrayé la chronique). Le sujet profond est un va-et-vient entre des idées reçues et quelques vérités assurées. Le dernier chapitre du livre analyse l’affaire Strauss-Kahn à New York.» (disponible le 19 septembre, 504 pages, 29 Euros)
En 2009, Dominique Inchauspé a déjà publié aux PUF “L’erreur
judiciaire”.
« L’erreur judiciaire est, au pénal, une tragédie épouvantable. Elle déshonore tous les personnels qui y concourent : les juges qui ont commis l’irréparable les avocats incapables de la prévenir les enquêteurs désignant un innocent à l’opprobre de la justice. Fondé sur l’étude de dizaines de décisions anglo-saxonnes et sur l’accès direct aux dossiers d’instruction français, cet ouvrage tente de comprendre les mécanismes d’une telle catastrophe par une comparaison entre les erreurs judiciaires des pays d’outre-Manche et d’outre-Atlantique et celles, réelles ou supposées, de la France.
Les premières (par exemple, pour la Grande-Bretagne, les Birmingham Six; pour les États-Unis, Randall Adams; pour le Canada, Donald Marshall Jr, etc.) prouvent que la conception même de la procédure porte une responsabilité terrible dans les désastres judiciaires. L’étude des affaires françaises définitives (Seznec, Deshays, Dils, Omar Raddad, Outreau) et l’évocation de celles qui surviennent maintenant (Marc Machin, Dany Leprince) montrent ce que la vérité a d’insaisissable. Ce livre illustre aussi –et surtout– l’incroyable faiblesse humaine, celle des juges, des avocats, des enquêteurs et –on le découvre– celle des accusés.»