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Jean-Pierre Alaux : Et l'ange de Reims grimaça (Ed.10-18)

 

En juin 1974, la cathédrale de Reims va retrouver un certain prestige. Durement éprouvé par les bombardements de la première guerre mondiale, ce lieu historique (qui vit le sacre de nombreux rois de France) est embelli par les vitraux créés par Marc Chagall. ALAUX-2012Une cérémonie officielle autour de l’artiste rassemble les autorités. Le conservateur des Monuments français, Séraphin Cantarel est présent avec son jeune assistant, Théo Trélissac. Ces nouveaux vitraux risquent-ils d’être vandalisés ? Ayant reçu des lettres anonymes, l’abbé Sotte le redoute. Cantarel est aussi là pour veiller à leur protection. C’est pourquoi Théo et lui se sont installés pour quelques jours à la pension de famille "La Grenouillère", tenu par Norbert Lectoure et sa vieille mère. C’est alors que deux meurtres vont agiter la tranquille cité rémoise, visant des enfants.

Durant la cérémonie, Séverine Montalembert est retrouvée empoisonnée au cyanure dans un confessionnal de la cathédrale. Puis c’est Philippe Fortin, enfant de chœur âgé lui aussi d’une douzaine d’années, dont on trouve le cadavre en haut d’une des tours de l’édifice. Sa tête a été fracassée contre l’une des anciennes cloches du beffroi. Si Séverine n’a pas été violée, Philippe a bien été victime d’un pervers. La presse est rapidement accusatrice, évoquant de fantasmatiques messes noires et autres salacités morbides. Complexé par sa petite taille, l’inspecteur Gayant mène une enquête incertaine sur ce double meurtre. Il est bien facile de soupçonner le factotum et organiste de la cathédrale, Raphaël Ferragano. Avec son allure à la Quasimodo, il semble inquiétant. Pourtant, c’est le fils d’un herboriste local qui va être le premier inculpé, car il était proche de Séverine.

Hélène Cantarel ne tarde pas à rejoindre à Reims son mari et Théo. Elle garde un souvenir personnel de la cathédrale, une nuit terrifiante sur les toits du bâtiment à l’époque de ses vingt ans. C’est avec Théo qu’elle retourne visiter les lieux. Comme Séraphin, Hélène connaît en détails la petite histoire de la cathédrale. En particulier, celle de l’ange au sourire qui fut décapité jadis, dont la tête connut quelques tribulations. À la pension de famille, l’ambiance n’est pas au beau fixe pour Norbert Lectoure, à cause de sa violente mère Félicie. Au Café du Palais, où le trio côtoie un ancien colonel ombrageux, circulent des rumeurs troublantes sur des affaires de mœurs plutôt hypothétiques. Théo et le couple Cantarel cherchent autant la vérité que le policier Gayant. C’est probablement sur les toits de la cathédrale que, par un soir d’orage, Hélène et Théo trouveront des réponses…

 

Après Toulouse-Lautrec en rit encore et Avis de tempête sur Cordouan, c’est avec un plaisir certain qu’on retrouve ces sympathiques personnages pour une troisième aventure inédite. Cette décennie 1970 nous apparaît à la fois proche et bien différente de notre temps. Ce qui permet à l’auteur de souligner l’ambiance d’alors, le conformisme bourgeois de Séraphin, l’intrépidité d’Hélène, le caractère joueur de Théo. Évidemment, à travers anecdotes et faits historiques, ce roman donne l’occasion d’en apprendre davantage sur Notre-Dame de Reims et sur cette ville. Ces rappels ne nuisent nullement au rythme du récit, car Jean-Pierre Alaux est coutumier d’une belle fluidité narrative. Quelques protagonistes fort originaux traversent cette enquête, finalement pas si classique mais très solide. Intrigue mystérieuse riche en péripéties, pour un suspense de qualité.

(à lire aussi, de J.P.Alaux et Noël Balen : "Saint Pétrus et le Saigneur")

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S
Je suis si heureux d'écrire cela et je dis que Dieu continue à vous bénir (Dr Ogala) pour apporter le bonheur et le sourire dans mon cœur et ma hotte de famille, je ne crois jamais que je peux concevoir à nouveau après avoir essayé de nombreux médecins et les hôpitauxIl était tout simplement incroyable. J'ai eu l'histoire de fausses couches récurrentes, mais en utilisant ses herbes, je suis tombée enceinte naturellement à l'âge de 40 ans, je ne crois jamais sur les aides d'herbe jusqu'à ce que je suis tombé sur beaucoup de témoignages du Dr Ogala de la façon dont il a été utile, puis je lui ai donné un essai, mais vous étiez le seul qui avec sa phytothérapie. Si vous essayez de concevoir ou si vous avez tout autre problème de grossesse, je vais vous conseiller de le contacter maintenant par l'intermédiaire de Drogalaspells@gmail.com ou whatsapp lui 2347061120360, vous pouvez également le contacter avec ce qui suit ,, Essayer de devenir enceinte . Tu veux être riche. Tu veux te marier. Enlevez toute maladie de votre corps. Vous méritez d'être heureux parce que Dieu veut que vous soyez!
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M
J'ai bien aimé les 2 premiers, j'ai donc mis dans ma PAL celui ci<br /> je reviens te lire dès que je l'aurai lu
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C
<br /> <br /> Bonjour Michel... Je serai heureux d'avoir ton avis ! J'avoue apprécier cette série, moi aussi.<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> <br />
P
Par ailleurs, à propos du roman de Jean-Pierre Alaux, remarquons que le prénom Séraphin choisi pour l'un des personnages paraît bien désuet même en 1974. Séraphin Cantarel aurait alors 40 ou disons<br /> 50 ans. A l'époque de sa naissance ce prénom était déjà rarement donné.<br /> <br /> L'inspecteur Gayant est complexé par sa petite taille, Mais logiquement il devrait faire au moins 1 mètre 70 ou alors 1 mètre 67.<br /> Je m'explique : en France, pendant longtemps il y avait pour les hommes une taille minimum de 1 mètre 71 pour entrer dans la police et de 1 mètre 68 pour la gendarmerie. ( Pour les femmes, 1 mètre<br /> 60 dans les deux corps ).<br /> Ce n'est que depuis quelques années que, homme ou femme, il suffit de faire 1 mètre 60 ( et pas de taille minimum quand on n'a pas à aller sur la voie publique, par exemple si l'on est dans la<br /> police scientifique ).<br /> Je ne sais pas quelle était la taille minimum dans la police en 1974, mais l'inspecteur Gayant par définition l'atteint forcément.<br /> Il y a des pays où l'entrée dans la police ne requiert pas de taille minimum, ou bien elle est moindre qu'en France : J'avais vu dans le Nouveau Détective une histoire avec un policier britannique<br /> mesurant 1 mètre 50 environ.<br /> <br /> Cordialement
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C
<br /> <br /> Cher Philippe, vous qui aimez le vécu : j'ai connu (il était alors retraité) un policier qui exerça ce métier de 1945 à 1980, ayant l'air chétif que prête ici l'auteur à ce personnage.<br /> Il avait la taille requise, ne manquait sans doute pas de muscle, mais "faisait maigrichon, malingre". S'il ne fit pas une carrière de haut niveau, ce ne fut pas à cause de son aspect. Ancien<br /> (jeune) Résistant, il avait le tort de ne pas être gaulliste. Dès 1958-59, il fut exclu du tableau d'avancement. Ce qui ne l'empêcha pas de faire son métier à Paris avec passion.<br /> <br /> <br /> Au point que, début 1968, il fut prié par sa hiérarchie de récupérer les deux mois et demi de vacances qu'on lui devait. Début mai, il devait donc quitter Paris pour la Bretagne... quand la<br /> situation s'envenima. Il resta chez lui, au cas où on aurait besoin de ses services. Ce ne fut pas le cas, l'étiquette non-gaulliste attirant la méfiance contre lui. Il habitait sur le parcours<br /> de la manifestation de soutien au Général de Gaulle le 30 mai 1968, et s'amusa à un comptage. Les chiffres officiels annoncés ensuite le firent beaucoup rire, m'avoua-t-il.<br /> <br /> <br /> L'inspecteur Louis-Guy Gayant reste toutefois, dans ce roman, un héros de fiction. Auquel l'auteur prête forcément des caractéristiques singulières... Il y a un détail que je ne peux dévoiler<br /> (pour conserver le suspense), mais J.P.Alaux joue avec certain nom parmi les suspects. Quant au prénom Séraphin, qui convient dans une histoire d'anges, Cantarel vient du Quercy où l'on<br /> l'attribuait peut-être encore avant guerre (il a la quarantaine en ces années 1970) ? Pensons par ailleurs à Séraphin Monge, héros de "La maison assassinée". Prénom peu porté, très daté<br /> et même désuet bien sûr, mais fort sympa.<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> <br />
P
Bonjour M. Le Nocher, Oncle Paul,<br /> <br /> A propos de l'Ange au Sourire de la cathédrale de Reims.<br /> <br /> C'est l'illustration de la couverture du livre ( psychanalytique sur une affaire criminelle ) de Francis Dupré " La Solution du passage à l'acte - Le double crime des soeurs Papin " ( Erès,<br /> Littoral, Fabrique du cas, 1984 - et non pas 1990 comme indiqué sur Amazon.fr - ), comme on peut le voir :<br /> <br /> http://www.amazon.fr/gp/product/2865860248/ref=olp_product_details?ie=UTF8&me=&seller=<br /> <br /> http://www.priceminister.com/offer/buy/1366287/Dupre-F-Solution-Du-Passage-A-L-acte-Livre.html<br /> <br /> Je ne résiste pas à l'occasion de reparler de ce livre que j'avais mentionné il y a quelques mois quand nous évoquions des affaires réelles des années 1930, donc les soeurs Papin ou Violette<br /> Nozière.<br /> <br /> Je viens d'acheter quelques nouveaux albums dans la série de BD Grandes Affaires Criminelles aux Editions De Borée :<br /> <br /> http://www.deboree.com/master.php?pg=book&id=2530<br /> L'Affaire Violette Nozière<br /> <br /> http://www.deboree.com/master.php?pg=book&id=2418<br /> L'affaire Pauline Dubuisson<br /> <br /> Comme nous le savons, c'est cette histoire qui a inspiré à Henri-Georges Clouzot son film " La Vérité " sorti en 1960 avec Brigitte Bardot.<br /> Ce qui a eu des conséquences tragiques : Pauline Dubuisson était sortie de prison et avait à peu près réussi à se faire oublier, ayant adopté le prénom d'Andrée ( son père s'appelait André ). Le<br /> film de Clouzot fut un chef-d'oeuvre et un succès commercial, mais remit en mémoire au public la véritable affaire :<br /> <br /> http://fr.wikipedia.org/wiki/Pauline_Dubuisson<br /> <br /> " Elle se fait appeler Andrée mais la sortie du film La Vérité la confronte à son passé, aussi part elle en 1962 au Maroc et y trouve un poste d'interne à Mogador [ aujourd'hui Essaouira ]. Elle y<br /> rencontre un ingénieur pétrolier mais la révélation de son secret empêche leur mariage. Le 22 septembre 1963, Pauline Dubuisson se suicide aux barbituriques. Selon ses vœux, elle a été enterrée à<br /> même la terre dans une tombe anonyme au Maroc. "<br /> <br /> http://fr.wikipedia.org/wiki/La_V%C3%A9rit%C3%A9_%28film,_1960%29<br /> <br /> " Quand sort le film en 1960, Pauline Dubuisson est sortie de prison et tente de reprendre ses études à Paris. La sortie du film est un drame pour elle qui aspire à l'oubli. Elle part exercer comme<br /> interne à Essaouira au Maroc. Pauline Dubuisson s'est suicidée en 1963 au Maroc après avoir eu un projet de mariage avec un Français. "<br /> <br /> http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/pauline-dubuisson-le-vrai-56256<br /> Pauline Dubuisson, le vrai personnage du film "la vérité"<br /> <br /> http://www.agoravox.fr/auteur/ikky<br /> " Ikky a 31 ans, est avocate et passionnée des faits divers, particulièrement les "anciens", quand la tempête médiatique est passée et qu’on peut peut les analyser à tête reposée. "<br /> <br /> http://faitsdivers.blog4ever.com/blog/lire-article-287239-1159697-pauline_dubuisson__l_inspiratrice_du_film__la_veri.html<br /> <br /> http://www.deboree.com/master.php?pg=book&id=2529<br /> L'Affaire Spaggiari<br /> <br /> Cordialement
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C
<br /> <br /> Merci pour ces rappels historiques, cher Philippe.<br /> <br /> <br /> L'affaire Pauline Dubuisson fut très "vendeuse" en son temps. Son "exil" au Maroc sous un nom d'emprunt fut sûrement une façon de fuir certains journalistes<br /> charognards.<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> <br />
O
Bonjour Claude<br /> Reims ! et son mythique festival polar au début des années 80 ! Je vais immédiatement chez mon libraire<br /> Amitiés
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C
<br /> <br /> Salut Paul<br /> <br /> <br /> Dans les "remerciements", il y a d'ailleurs un mot pour le président d'Interpolar, Jacques Michelet. Je pense que tu y retrouveras des décors que tu as aimé à<br /> l'époque.<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> <br />