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Le Grand Prix de Littérature Policière 2012, domaine français et domaine étranger, a été attribué officiellement ce mardi 25 septembre aux romans suivants :
Prix roman français : "Arab jazz" de Karim Miské, Éditions Viviane Hamy (Chemins nocturnes), 2012.
« À Paris, le 19e est un arrondissement des plus cosmopolite : sushis kasher,
restaurant turc, coiffeur juif, libraire arménien… Seul Ahmed Taroudant
demeure à l’écart : prisonnier de son histoire, rêveur, lecteur fou de polars… jusqu’à ce qu’il découvre le corps affreusement mutilé de sa voisine et amie, Laura Vignola, attaché au-dessus de
son balcon. Il comprend vite qu’il constitue le coupable idéal. L’horreur de la situation l’extirpe de sa léthargie, et il va collaborer avec les lieu tenants de la Crim’ qui mènent l’enquête, la
flamboyante Rachel Kupferstein et le Breton Jean Hamelot. Les imaginations s’enflamment. Mais, ensemble, ils détiennent les éléments pour décrypter cette mort. Un meurtre symbolique exécuté par
un fou de Dieu loubavitch ou salafiste ? Qu’en est-il du père de Laura, Témoin de Jéhovah, dont l’influence s’étend jusqu’à New York ?
Quel rôle joue le Godzwill, cette si jolie pastille qui traverse les frontières ?»
Le second titre le mieux classé étant : "Je tue les enfants français dans les jardins" de Marie Neuser, L'Ecailler (Noir & polar), 2011
Prix roman étranger : "Le diable, tout le temps" de Donald Ray Pollock, Albin Michel
(Terres d'Amérique), 2012.
« Dès les premières lignes, Donald Ray Pollock nous entraîne dans une odyssée inoubliable, dont on ne sort pas indemne.
De l'Ohio à la Virginie Occidentale, de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s'entrechoquent. Williard Russell, rescapé de l'enfer du Pacifique, revient au pays hanté par des visions d'horreur. Lorsque sa femme Charlotte tombe gravement malade, il est prêt à tout pour la sauver, même s'il ne doit rien épargner à son fils Arvin. Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et enlève de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste. Roy, un prédicateur convaincu qu'il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Théodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé.
Toute d'ombre et de lumière, la prose somptueuse de Pollock contraste avec les actes terribles de ses personnages à la fois terrifiants et malgré tout attachants. Le diable tout le temps n'est pas sans rappeler l'univers d'écrivains tels que Flannery O'Connor, Jim Thompson ou Cormac Mc Carthy».
Le second titre le mieux classé étant "Au lieu-dit Noir-Étang" de Thomas H. Cook, Éd.Seuil (Seuil/Policiers), 2012