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Parmi les polars 2010, deux auteurs bien connus, l’un Sud-Africain, l’autre Russe, sont actuellement au programme de la collection Seuil Policiers. Coup d’œil sur les deux suspenses qu’ils nous proposent.
Deon Meyer : "13 heures". Le Cap. 5h36 - Une femme monte la côte de Lion’s Head en courant. Elle est jeune, belle, Américaine, et terrifiée. Des hommes la
traquent, comme une bête. 5h37 - L’appel réveille l’inspecteur Bennie Griessel. Il y a eu un meurtre. Une femme, la gorge tranchée. Elle gît à deux pas de St Martini, l’église luthérienne de Long
Street. 7h02 - Saoule, l’ex-sensation du chant Alexa Barnard découvre le cadavre de son mari volage à côté d’elle, par terre. Et un pistolet juste à côté d’elle. À neuf heures, avec deux meurtres
à résoudre et une insupportable envie de boire, Griessel comprend soudain qu’entraîner une nouvelle génération d’inspecteurs risque d’être un rien plus compliqué que ce qu’il escomptait. Passé
midi, la course contre la montre engagée pour sauver une jeune touriste de la mort vire au cauchemar. Et à cinq heures et demi de l’après-midi, on tire sur Griessel, en plein cœur. Soit treize
heures bien ordinaires dans la vie d’un inspecteur des Homicides du Cap.
« Le commandant du commissariat de Calderon Square suivit l’inspecteur Mbali Kaleni dans le couloir, incapable de
cacher son mécontentement. Dix minutes avant, tout était sous contrôle: son commissariat bien rôdé fonctionnait normalement et efficacement. Et la voilà qui s’amène en se dandinant et, sans
frappe, distribue les ordres à la ronde, réclame un bureau qu’il n’avait pas, et refuse de partager celui de l’assistante sociale. La minute d’après, il se fait passer un savon par le commissaire
de la province, qui l’accuse de jeter le discrédit sur la police. Et maintenant les services sociaux ont investi son propre bureau, pour que cette femme autoritaire puisse s’installer. Ils dans
le bureau des plaintes […] Le silence se fit, tout le monde lui prêta attention: les plaignants, leurs compagnons, les hommes en tenue. — Merci. Je suis l’inspecteur
Mbali Kaleni. Nous avons un problème et nous devons faire vite. Une touriste américaine a disparu en ville, une fille de dix-neuf ans, peut-être à Camps Bay, peut-être à Clifton ou Bantry Bay. Il
y a des gens qui essaient de la tuer. Nous devons la retrouver. C’est moi qui dirige cette opération… »
Alexandra Marinina : "Le requiem".
Affectée à un service de police "analytique", Nastia Kamenskaïa a la nostalgie des enquêtes qu’elle menait à la Brigade criminelle de Moscou. Or voilà que l’occasion se présente de travailler
avec ses anciens collègues de la "Petrovka" sur le meurtre d’un jeune flic, étudiant à l’école de la milice. Nastia a tôt fait de découvrir que Lera, la jeune amie de la victime (une orpheline)
vit avec son grand-père, un repris de justice condamné dix ans plus tôt pour le meurtre de son propre fils et de sa belle-fille, un célèbre couple de compositeurs de variétés, les parents de la
jeune fille ! Quel est le secret de Lera ? D’où vient le solitaire hors de prix qu’elle porte au doigt? Pourquoi protège-t-elle Igor, chanteur à la mode, beau et ténébreux, qui a repris les tubes
de son père ? Nastia a l’intime conviction que le meurtre des parents de Lera est lié à celui du jeune milicien mais, pour le démontrer, il lui faudra faire preuve de pas mal d’imagination pour
démêler l’écheveau d’énigmes alors qu’elle ne sait même pas quel fil tirer en premier…
« Pour l’heure, le seul objet de l’intérêt de Nastia était le grand père de Lera Nemtchinova. Elle ne voulait savoir qu’une chose: n’avait-il pas tenté d’impliquer le jeune Barsoukov dans des activités criminelles. Si oui, deux possibilités s’offraient à elle: ou bien le vieux Nemtchikov avait fait ça à titre personnel (et dans ce cas, c’était à Korotkov et son équipe de s’en occuper); ou il l’avait fait dans le cadre d’une plus grosse affaire, et il n’était qu’un élément dans un vaste réseau criminel bien organisé dont le but était de corrompre de jeunes miliciens avides d’argent… »