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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 05:55

Ce dimanche 22 juin est jour de grand bonheur pour la famille Carella. De son côté, Steve Carella est inspecteur au 87e District d'Isola. Il a épousé Teddy, sourde et muette, qui est enceinte de leur premier enfant. Ils habitent Riverhead, comme Antonio et Louisa Carella, les parents de Steve. Ce jour-là, c'est la sœur du policier, Angela, qui va se marier à l'église du Sacré-Cœur. Une grande fête aura lieu ensuite, organisée chez Antonio. Angela épouse Tommy Giordano, ex-soldat en Corée. Celui-ci panique quand, le matin même, il reçoit une boîte contenant une araignée venimeuse, une veuve noire. Plutôt une menace qu'une mauvaise plaisanterie. Tommy soupçonne Marty Sokolin, ancien militaire de Corée censé vivre en Californie.

Steve Carella réquisitionne ses collègues policiers Cotton Hawes et Bert Kling, ce dernier venant accompagné de son amie Christine Maxwell. Ils devront assurer la sécurité lors du mariage. Pendant ce temps, l'inspecteur Meyer Meyer se renseigne sur Marty Sokolin, auquel sa nervosité a déjà valu divers ennuis. Il semble être maintenant à Isola, logeant non loin de chez les parents Carella. L'excitation monte pour Tonio et Louisa Carella. Même Ben Darcy, ami de longue date de la mariée, sera de la partie. Le témoin de Tommy est son meilleur ami, Sam Jones, dit Jonesy. En route pour la cérémonie, le marié frôle un accident de voiture mortel, à cause d'un sabotage. Plus tard, un homme muni d'un fusil à lunette vise Tommy Giordano et le rate. On n'a pas entendu les coups de feu.

Tandis que Meyer Meyer suit la piste Sokolin dans les endroits qu'il fréquente, le mariage bat son plein chez les Carella. Cotton Hawes surveille quelques proches des mariés. Bert Kling est jaloux de ceux qui approchent trop sa Christine. Est présente une jeune blonde en rouge qui, ils l'ignorent, est une amie de Sokolin. Si le chef d'orchestre est armé, il a une raison plausible. Peu après, le vieux voisin Birnbaum est découvert mort, abattu d'une balle dans le dos. Le tireur n'est pas loin, caché dans le grenier de Joseph Birnbaum. Cotton Hawes va se trouver confronté à la grande blonde en rouge et au tueur. Ben Darcy est, à son tour, victime d'une agression. Meyer et son collègue Bob O'Brien, flic poissard, ont pu remonter le fil qui mène à Sokolin. Le temps presse. Pour Teddy Carella, aussi…

Ed McBain : Pas d'avenir pour le futur (Un Mystère, 1960)

Il s'agit du neuvième épisode consacré au 87e District, écrit en 1959. Toute la brigade est mobilisée pour l'affaire, du commissariat jusqu'aux propriétés des Carella, à Riverhead. L'intrépidité de Coton Hawes n'a d'égale que les qualités d'enquêteur de terrain de Meyer Meyer. Bert Kling a l'œil, mais laisse échapper quelques détails. Et Steve Carella veille à ce que le mariage de sa sœur Angela ne tourne pas au drame. Il convient de souligner que l'histoire respecte l'unité de temps : tout se passe en ce dimanche 22 juin. Quant aux suspects, ils ne sont pas strictement “désignés” : ils font partie du récit.

C'est bien une solide intrigue criminelle, mêlant action et enquête. Non sans quelques moments plus légers, pour le sourire : “À côté d'eux [aux toilettes], deux hommes discutaient voitures de sports. Ou plutôt, l'un d'eux en discutait. À la fin, excédé, son ami lui répliqua : ─ Ça va, ça va, je suis monté faire pipi et pas entendre une conférence sur les bagnoles étrangères.” Ce roman bénéficia d'une large diffusion : en 1960 dans la collection Un Mystère (Presses de la Cité), puis en 1983 dans les Classiques du Roman Policier (même éditeur), avant d'être repris en 1992 chez 10-18, et finalement en ouvrage collectif dans le 2e tome des Omnibus dédiés au 87e District. Un suspense très réussi.

Ed McBain : Pas d'avenir pour le futur (Un Mystère, 1960)
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 05:55

New-yorkais âgé de trente-six ans, Zacharie Blake est reporter pour la radio. Avec sa fille Penny, neuf ans, ils viennent séjourner sur l'île Martha Vineyard. Mary, l'épouse de Zach, s'est noyée ici l'an passé, alors que c'était une excellente nageuse. Zach a loué et payé d'avance pour loger dans la même villa. À l'agence, il semble y avoir un malentendu sur cette location. En possession des clés, Zach n'est pas d'humeur à tergiverser. D'autant que, lorsqu'il vérifie, la somme a bien été encaissée. La visite menaçante du nommé Pete Rambley ne l'impressionne nullement. Zach contacte par téléphone Evelyn Cloud. Elle lui a adressé une lettre émettant des doutes sur la noyade accidentelle de Mary Blake. Cette fois, elle affirme n'être au courant de rien.

Zach et Penny se rendent à Gay Head, où l'indienne Evelyn Cloud habite avec son mari et leur fils. Ils trouvent bientôt son adresse : elle a été assassiné à coups de tomahawk, un objet souvenir vendu localement. La blonde journaliste trentenaire Enid Murphy sollicite une interview de Zach. Elle ne lui déplaît pas. Le soir même, il participe à une soirée chez Enid. Il converse avec quelques invités choisis, dont une femme médecin allemande, ou le skipper passionné de voile Freddie Barton. Enid raccompagne Zach à sa villa. Quand ils arrivent, la petite Penny a été kidnappée. Le ravisseur surveille sûrement la villa depuis les environs. Il ordonne à Zach de quitter Martha Vineyard dès le lendemain, selon un plan très précis, s'il veut revoir la fillette en vie.

La nuit n'est pas finie pour Zach. Il est interrogé par le lieutenant Whiston, concernant le meurtre d'Evelyn Cloud. Il ne peut dire toute la vérité au policier, même s'il admet avoir vu le cadavre. Zach appelle son avocat new-yorkais avant d'être incarcéré. Il n'aura pas besoin de ses services, car le lieutenant Whiston ne le soupçonne pas réellement. Zach est brun, alors que l'assassin est sans doute blond. Quand il retourne dans la maison d'Evelyn Cloud, dont le mari et le fils semblent se cacher, Zach découvre un paquet contenant une forte somme d'argent. Ce n'est pas Anne Dubrow, la fille de l'agence immobilière, qui va l'aider. Mais peut-être le pêcheur Ahab (Abraham), engagé par le mystérieux M.Carpenter. Petit voyou de dix-neuf ans, Roger tente d'intimider Zach, sans succès. L'essentiel est de retrouver Penny vivante, avant de découvrir les secrets de cette affaire...

Richard Marsten : Une tête dans l'eau (Inter-Police, 1960) ----------- Ed McBain : Le dernier plongeon (Série Noire, 1978)

C'est sous le pseudonyme de Richard Marsten qu'Ed McBain publia en 1958 “Even the Wicked”. Ce roman fut traduit par F.Janson (“Une tête dans l'eau”). Il parut en 1960 dans le collection Inter-Police des éditions Presses Internationales. Une nouvelle traduction par Simone Hilling en 1978 fut publiée dans la Série Noire, sous le titre “Le dernier plongeon”. La première version compte 127 pages, la seconde annonce 192 pages. Pour l'anecdote, le titre “Even the Wicked” fut aussi utilisé en 1997 par Lawrence Block, pour la treizième aventure de son héros Matt Scudder (“Même les scélérats”, Ed.Seuil, 1997). C'est une citation de la Bible : “L’Éternel a fait toutes choses pour lui-même: oui, même le méchant [even the wicked] pour le jour du malheur.”

Cette chronique est basée sur la première traduction, signée Richard Marsten. Ed McBain a déjà publié une grosse vingtaine de romans (y compris sous le nom d'Evan Hunter) quand il écrit celui-ci. C'est dire qu'il maîtrise admirablement son intrigue et sa narration. L'île Martha's Vineyard, dont l'auteur n'oublie pas de rappeler qu'elle fut peuplée d'Indiens, était alors fréquentée l'été par quelques présidents américains et par la haute-bourgeoisie new-yorkaise. En ce temps-là, on roulait en Plymouth, on écoutait (ou pas) Elvis Presley et les meilleurs jazzmen, et les Nikes étaient des missiles destinés à l'interception des avions ennemis. Un suspense qui s'inscrit dans son époque, bien entendu. Et qui s'avère diablement captivant !

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 05:55

Jeudi 21 décembre, quatre jours avant Noël, il neige sur l'agglomération d'Isola. Cotton Hawes et Steve Carella, inspecteurs du 87e district, sont appelés à l'immeuble Harborview. Mme Marian Esposito a été mortellement poignardée sur le trottoir devant le bâtiment. En parallèle, dans l'appartement 304, on trouve le cadavre du quinquagénaire Gregory Craig, lardé de dix-neuf coups de couteaux fatals. Sa compagne Hillary Scott a alerté la police. Sosie de l'épouse de Steve Carella, elle est medium. Bien que la sécurité de l'immeuble soit stricte, le lieu du crime a été fouillé, laissant un grand désordre. On s'apercevra que trois cent dollars ont été volés, et surtout pour 83.000 dollars de bijoux. Même si Hillary ne croit pas au simple cambrioleur, la police ne peut que retenir le vol.

Gregory Craig était l'auteur du best-seller “Ombres mortelles”, histoire de fantômes qui prétendait s'inspirer de faits vécus. Sa fille Abigail n'était pas en bons termes avec son père. Ses parents ont divorcé trois ans plus tôt, peu avant le décès par noyade de sa mère dans le Massachusetts. Étrange mort pour une ex-championne de natation. Les “visions” d'Hillary sont moins utiles que le témoignage du gardien de l'immeuble. Ce jeudi-là vers dix-sept heures, Craig a reçu la visite d'un certain Daniel Corbett. Ce dernier est directeur littéraire chez l'éditeur de “Ombres mortelles”. Recevant Steve Carella et Cotton Hawes, il leur fournit un alibi, une coucherie avec une collègue, qui sera bientôt confirmé. Selon lui, l'écriture du futur livre de Gregory Claig s'avérait plus que laborieuse.

La mort de Marian Esposito semble une affaire connexe. Si son mari Warren Esposito est furieux que l'enquête néglige ce décès, la police apprend finalement que cet homme fut violent avec son épouse. Un élément qui a son importance ? L'alibi du mari, présent dans un bar à l'heure dite, pourrait bien être vérifiée. Hillary a une sœur jumelle, Denise, autre sosie de Teddy Carella. Sachant que l'inspecteur a aussi des jumeaux, les coïncidences abondent. Au lendemain de Noël, c'est Daniel Corbett qui est assassiné chez lui, poignardé comme Mme Esposito et Gregory Craig. Selon sa voisine aigrie, il fréquentait beaucoup d'homosexuels. Alex Harrod, ami Noir de Corbett, confirme qu'était prévu un trio sexuel avec les deux hommes et l'amante actuelle du défunt directeur d'éditions.

Bientôt, c'est Denise Scott qui est agressée dans la rue. Nul doute qu'on l'ait confondue avec sa sœur Hillary. Accompagné de la medium, Steve Carella se rend à Hampstead dans le Massachusetts. Les dossiers ne permettent pas d'en avoir le cœur net sur la noyade de Stephanie Craig. Hillary Scott et Carella sont bloqués là par la tempête de neige. Ce qui offre au policier l'occasion d'en savoir plus sur “Ombres mortelles”. C'est le 29 décembre qu'on pourra enfin arrêter l'assassin…

Ed McBain : Un poulet chez les spectres (Série Noire, 1981)

Ce roman fut traduit par Rosine Fitzgerald en 1981, puis fut publiée une réédition revue et augmentée par Pierre de Laubier en 1999. Il s'agit une enquête typique du commissariat du 87e. C'est principalement Steve Carella qui mène les investigations. D'ailleurs, on va entrevoir son épouse sourde et muette, leur maison de Riverhead, leur gouvernante Fanny Knowles, avec des allusions à leurs enfants. Malgré tout, c'est le travail d'une équipe de policiers qui importe dans cette série, plus que les cas individuels : “Ça explique donc pourquoi Carella se prenait pour le héros du drame… Il ne lui venait même pas à l'idée que Hawes pouvait aussi se prendre pour un héros.” Par ailleurs, l'inspecteur Meyer Meyer est aussi obligé d'assurer son service le jour de Noël et d'Hanouka, tombant à la même date.

Roman d'enquête, bien sûr. Pourtant, rien à voir avec la traditionnelle galerie de suspects, chère à beaucoup de romans d'énigme. Il faudra plus de deux cent pages pour s'assurer du nom du coupable présumé. Ce qui prime, ce sont les progrès des policiers dans une ambiance neigeuse afin de déterminer les circonstances précises des trois meurtres, peut-être quatre. Sans oublier l'origine de l'affaire criminelle. Même dans le Massachusetts, non loin de Salem et de ses sorcières, le cartésien Steve Carella n'est pas obligé de croire aux fantômes (“Ghosts”, titre original). Un très bon exemple des affaires traitées par le 87e.

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 07:14
 

Dans l’œuvre d’Ed McBain, la série mettant en scène les inspecteurs du 87e District d’Isola débute en 1956 avecDu balai !. Si le flegmatique et humaniste policier Steve Carella émerge du lot, tous ses collègues ont un réel rôle à jouer dans chacune des enquêtes. Sur plusieurs dizaines de titres parus dans cette attachante série, tous sont passionnants. Voici trois exemples illustrant la diversité des intrigues. Bienvenue à Isola, métropole américaine où règne le suspense.

McBAIN-Soufflerpastuer.jpgSouffler n’est pas tuer(1959). Un message anonyme a été apporté par un gamin de dix ans au commissariat du 87e.Je tuerai la dame ce soir à huit heures. Qu’est-ce que vous allez faire ?dit ce courrier. Qu’il s’agisse d’une provocation, d’une vraie menace de mort ou de la lettre d’un fou, les policiers du 87e sont tenus d’enquêter. Peut-être l’expéditeur veut-il qu’on l’empêche de commettre ce meurtre. Avant tout, il faut situerla dame. Est-ce plutôt cette chanteuse qui reprend son tour de chant, ou cette prostituée à la fausse biographie ? Quel rôle joue cet écrivaillon, qui gêne tout son immeuble en tapant à la machine, et ce type qui prétend avoir perdu ses jumelles ? L’inspecteur Cotton Hawes a failli mettre la main sur l’auteur du message. Des empreintes sur les jumelles méritent qu’on vérifie si on ne les a pas dans les fichiers de police. Il serait bon de retrouver le gamin qui apporta la lettre, afin d’établir un portrait-robot de l’inconnu. Le temps passe, le temps file. La chaleur pèse sur la ville. Il ne reste que douze heures pour retrouver l’expéditeur du courrier. Cotton Hawes espère bien qu’à huit heures tout sera résolu, car il a rendez-vous avec une jolie libraire. Une nouvelle fois, il est tout près d’attraper le tueur potentiel, qui s’échappe encore. Le portrait-robot n’est pas une si bonne idée, puisque aucun témoin ne reconnaît l’individu. Malgré la tension, Steve Carella finit par définir avec astuce le sens caché du message. S’i a vu juste, Cotton Hawes n’a que quelques minutes pour sauver la victime…

McBAIN-SoupeauxpouletsSoupe aux poulets(1959). Une femme toute de noir vêtue se présente au commissariat du 87e. Elle parait un peu âgée, mais n’a que trente-deux ans. Elle demande à rencontrer l’inspecteur Carella. Sortant une arme, elle annonce être venue tuer le policier. Elle le considère comme responsable de la mort de son mari, Frank Dodge. Ce dernier était un truand, un voleur, un meurtrier. Inutile de la raisonner, la veuve n’a qu’une idée en tête: abattre Carella, absent pour le moment. Au premier étage du commissariat, elle prend en otage les flics du 87e, avec une bouteille de nitroglycérine qu’elle menace de faire sauter. Le lieutenant Byrnes, les inspecteurs Cotton Hawes, Bert Kling, Meyer Meyer, tous doivent lui obéir. Le policier Hal Willis qui arrive avec Angelica, une Portoricaine qui vient d’égorger un type, est bientôt retenu lui aussi. Meyer tente de lancer des messages écrits dans la rue, mais seront-ils lus ? Hawes a son idée en accentuant le chauffage. Byrnes essaie d’alerter le flic de garde, sans être sûr d’avoir été compris. Angelica aide un peu la veuve, espérant pouvoir fuir. Pendant ce temps, Steve Carella enquête sur le présumé suicide du riche Mr Scott. À moins qu’il ne s’agisse d’un meurtre en chambre close ? Alan, David, ou Mark, l’un des fils Scott a-t-il tué leur père, en s’y prenant comment ? Un vrai casse-tête pour le patient Carella, qui sait réfléchir. Au 87e, la situation se complique quand la veuve blesse gravement le policier Miscolo. En outre, Mme Carella vient attendre son mari au commissariat. Cotton Hawes finit par se demander si la bouteille contient vraiment de la nitroglycérine…

McBAIN-OnsuicideOn suicide(1964). Délicate affaire pour Carella et ses collègues. Un couple s’est suicidé par le gaz. Après une explosion, on retrouve leurs corps côte à côte sur leur lit. Pour tout vêtement, ils ne portent que chacun un slip. Deux bouteilles de whisky largement entamées se trouvent au pied du lit. Un mot d’adieu tapé à la machine semble leur ultime message. Thomas et Irène étaient amants. Ils envisageaient de se marier, selon la mère de la jeune femme. Amos, le frère de Thomas, ne croit ni au suicide, ni à des projets de mariage. Quant au mari d’Irène, il affirme n’avoir rien su des infidélités de son épouse. Pour Carella et Hawes, certains détails sont troublants. Pas la moindre empreinte sur les lieux, même les verres ont été lavés. Curieux que ce couple nu n’ait pas fait l’amour avant de se suicider. Aucun véritable suspect parmi les proches. Mary Tomlinson, la mère d’Irène, ne voulait que le bonheur de sa fille. Amos Barlow, le frère de Thomas, vénérait littéralement celui-ci. Le mari d’Irène parait bien incapable de tuer. Carella est victime de deux agressions, sans qu’il y ait de lien certain avec ce dossier. Faute d’éléments nouveaux, il faudrait se résoudre à clore l’enquête. Mais les inspecteurs du 87e n’aiment guère les affaires aussi bancales que celle-ci…

Ces titres ont été réédités dans les tomes 1, 2 et 3 des Omnibus consacrés au cycle "87e District" d'Ed McBain.
Voir l'animation-vidéo en hommage à cet auteur (cliquer)
Lire aussi : "Alice en danger" d'Ed McBain (cliquer)

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 08:33

Aux Editions Rivages, Ed McBain : « Alice en danger ». Alice vit à Cape October, dans les keys de Floride. À 34 ans, elle est veuve, son mari Eddie s’étant noyé huit mois plus tôt. Élevant seule ses jeunes enfants, Ashley et Jamie, elle connaît des soucis financiers. Ce n’est pas son emploi dans l’immobilier qui l'aide à gagner de l‘argent. L’assurance tarde à verser les 250 000 dollars, suite au décès de son époux. Ce jour-là, Alice est blessée par la voiture de la blonde Jennifer. Elle s’en tire avec un plâtre léger au pied. Beaucoup plus grave, ses enfants sont kidnappés à la sortie de l’école. On les a fait monter dans une Impala bleue conduite par une blonde. Celle qui téléphone pour revendiquer le rapt a plutôt une voix de Noire. Elle réclame une rançon de 250 000 dollars. Prévenue, la police de Cape October surveille la ligne téléphonique d’Alice. Chauffeur routier, le beau-frère de la jeune femme fait une halte chez elle. La grosse somme qui est en jeu lui donne des idées. La rançon est constituée de faux-billets bien imités dont disposent les policiers. Ceux-ci perdent la trace de la jolie Noire qui a réceptionné l’argent. Alerté, le FBI espère tirer parti de cette affaire. Les flics du secteur suivent une improbable piste cubaine. Un journaliste local tente d’obtenir des infos…
Parmi les derniers romans écrits par Ed McBain, celui-ci démontre toute sa virtuosité. Le kidnapping suppose un suspense sombre et tendu, avec une touche de mélo. Au contraire, la tonalité est ici souriante, entre ironie (tant de gens se mêlent de l’affaire) et humour facétieux. McBain exploite une véritable intrigue, servie par une narration fluide. Excellent !

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