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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 11:58
 

Les 22, 23 et 24 janvier 2009 à 21h, le Théâtre 95 (Allée du théâtre, 95021 Cergy-Pontoise cedex) présente « Nature morte dans un fossé » de Fausto Paravidino. Mise en scène Collectif DRAO. Renseignement et réservation 01.30.38.11.99

L’histoire se déroule dans une petite ville du nord de l’Itaie, entre Gênes et Milan. Il y a deux ans peut-être, ou trois. Une heure du matin : une jeune fille, Elisa Orlando, est assassinée et son corps est jeté dans un fossé. Trois heures du matin : un jeune homme, Boy, sort de boîte de nuit, il a un accident et découvre le cadavre. Quatre heures du matin : les policiers déterminent la cause de la mort : “la victime est morte… suite aux coups et blessures.” Une enquête éperdue s’engage. Qui a tué la femme ? Arrivé sur les lieux du crime, l’inspecteur Saleti s’accorde un délai de seize heures pour résoudre l’énigme : « il faudra trouver le nom du coupable pour le journal de vingt heures ». Fausto Paravidino est un jeune auteur en colère. Les politiques qui se désengagent, les médias qui ne sont que des vendeurs... Pour lui, la violence a tout envahi, même la cellule familiale. Et de sa colère, il a fait un poème, un poème tout à la fois théâtral, burlesque et macabre, un poème à six voix. Et de ces six voix : le boy, le cop, la mother, le pusher, le boy friend et la bitch, c'est toute une petite ville italienne qui se met à vivre sous nos yeux au rythme effrayant d'une enquête policière. En bouleversant ainsi la structure théâtrale et en puisant dans l'univers du roman noir, Fausto Paravidino réinvente les possibles du théâtre. Il place la question fondamentale de l'enfance: "j'ai peur mais de quoi, de qui ?" au cœur de sa pièce. L'angoisse de mort se déplace sur l'angoisse de ne pas savoir.

Comment se rendre au Théâtre 95 : En RER : RERA, Ligne A3, arrêt « Cergy-Préfecture » Ensuite : 300 mètres de la gare au théâtre par le secteur piétonnier. En voiture : l’Autoroute A 15, direction Cergy-Pontoise, Sortie 9 : « Cergy-Pontoise ». Suivre le fléchage « Préfecture » et « Théâtre 95 ».

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 08:32

Policier anglais basé à Eastvale, l’inspecteur Banks figure parmi les héros très attachants du monde du suspense. Le contexte personnel n’est pas dénué d’importance. « Depuis ses débuts, il a traversé de dures épreuves, dont la plus difficile reste la séparation d’avec sa femme Sandra, qui l’a quitté pour un autre » précise Claude Mesplède, dans son Dictionnaire des Littératures Policières. Alan Banks a un fils - Brian - dont le groupe de rock est en perpétuelle mutation, et une fille - Tracy - qui a vécu des années de vagabondages avant de s’essayer de nouveau aux études. Banks a aussi eu un frère, qui avait des activités douteuses car il aimait l’argent facile. Le policier a hérité de sa rutilante Porsche.
Depuis "Saison sèche" (Grand Prix de Littérature policière 2001), Banks enquête avec sa collègue Annie Cabbot. Leurs relations sont un peu tendues, conflictuelles. Sur le plan professionnel, ils se complètent. Mais, vu ses antécédents privés, Banks hésite à s’engager envers Annie Cabbot, à trop dépasser le stade de l’amitié. On devine ses failles intimes. « Le lecteur a de l’empathie pour Banks et Cabbot, qui ne sont pas des héros parfaits… » analyse le magazine Publishers Weekly. Humain, Banks l’est surtout lors de ses investigations. Il éprouve de la tolérance, et peut-être même une certaine tendresse compassionnelle, vis-à-vis des personnages décalés ou marginaux. Il est bien plus ferme, voire sévère, avec les gens arrogants qui affichent leurs certitudes. Y compris avec des collègues, tel Templeton, dont les méthodes lui déplaisent. L’inspecteur Banks, lui, observe et écoute, tentant de percer la véritable psychologie de ses interlocuteurs. « Voilà la plus grande réussite de Peter Robinson : on se soucie de ses personnages comme s’ils existaient vraiment » souligne le journal Yorkshire Evening Post. Banks ne cache pas ses incertitudes, accepte de se tromper en chemin. Mais il arrive à ses fins…
Le voici confronté à de nouveaux crimes dans "L’amie du diable" (Albin Michel Spécial-Suspense, janvier 2009). Deux femmes sont assassinées le même jour, meurtres sordides sans lien apparent, ce qui risque de faire piétiner les enquêtes. Quel rapport entre une étudiante violée et étranglée à la sortie d’un pub, et une paraplégique égorgée au scalpel. L’inspecteur Banks et Annie Cabbot sont entraînés dans les méandres d’une vieille affaire resurgie d’un lointain passé. Si l’on suppose une vengeance, « l’amie du diable » est sans doute celle qui possède la clé de ces meurtres. Nul doute que l’ambiance sera ici, comme dans chaque roman de Peter Robinson, particulièrement singulière.

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 10:19

En ce début 2009, First Éditions nous présente un premier suspense captivant : « L’icône » de Gary Van Haas. Ce solide roman d’aventure a pour principal décor la Grèce, en particulier Mykonos, joyau des îles Cyclades. Œuvres d’art et religions se côtoient dans cette énigmatique affaire. Péripéties mouvementées et personnages inquiétants, action et mystère, tels sont les excellents atouts de cette palpitante intrigue. En voici un bref résumé : Artiste peintre, Garth Hanson habite près de San Francisco. S’il a connu une certaine notoriété, il est désormais endetté. Au club où il pratique l’escrime, Garth croise un type nommé Andersen. Ce dernier sait qu’il est un excellent copiste, et qu’il fréquente depuis plusieurs années l’île de Mykonos. Andersen lui offre une belle somme pour reproduire l’icône de l’île de Tinos. Garth accepte le marché. À Mykonos, le peintre retrouve ses amis. Eugène, un Irlandais combinard, et son associé grec Dimitri sont toujours là. Leur copain peintre John Ralston a, lui, été récemment hospitalisé, suite à des crises de démence alcoolique. Dans son délire, il évoquait une malédiction liée à l’icône de Tinos. Garth fait la connaissance de la fascinante Linda, fantasque mannequin de mode. En parallèle de sa mission de copiste, à la demande de Linda, il mène sa petite enquête sur le cas de John. Il interroge un duo de riches esthètes homosexuels, qui confirment les névroses de John. À Athènes, Garth apprend que son ami John est décédé à l‘hôpital, d’un cancer du foie. Au consulat britannique, Garth parvient à découvrir l’adresse du dernier client de John, Meissner. Propriétaire d’une galerie d’art, l’homme n’inspire pas confiance au peintre. Sur l’île de Mykonos, plusieurs morts suspectes se succèdent… Ce roman serait prochainement adapté au cinéma avec, dit-on, Pierce Brosnan et Catherine Zeta-Jones.

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 10:24

Créé par Alexander McCall Smith, le personnage de Precious Ramotswe figure, à l’évidence, parmi les plus singuliers et les plus souriants du monde du suspense. Rappelons ce qu’en disait Sophie Colpaert, au sujet de "Mma Ramotswe détective" (2003) : « Le dépaysement, géographique et littéraire, caractérise le premier volume de cette série. Un pays d’Afrique, le Botswana, y fait son entrée dans la littérature policière, avec sa culture si particulière, et ses mentalités en pleine évolution (…) Le quotidien du pays n’en est que plus palpable, et les personnages si attachants qu’on en redemande. » (L’Année de la Fiction, 2006).
 La neuvième aventure de Mma Ramotswe "Miracle à Speedy Motors" vient de paraître chez 10-18. Tandis que des pluies diluviennes s’abattent sur Gaborone, Mma Ramotswe (propriétaire de l’Agence n°1 des Dames Détectives, la plus célèbre agence du Botswana) a l’impression que le ciel lui tombe sur la tête, tant les soucis s’accumulent. Son associée, l’irascible Mma Grace Makutsi, est victime de la folie des grandeurs. Mr J.L.B.Matekoni, son époux (patron du garage Speedy Motors) se conduit fort étrangement. Surtout, des lettres de menaces arrivent quotidiennement à l’agence. Mma Ramotswe en perdrait presque sa légendaire sérénité. La nouvelle enquête pour retrouver la famille d’une cliente assez bizarre ne simplifie rien. Mma ne manque ni de ténacité, ni de sagesse, ni de générosité. Avec de bonnes doses de thé rouge, voilà tout ce qu’il lui faut pour affronter les évènements. Et puis « Il n’est pas insensé de croire aux miracles. Des miracles, il y en a une multitude » assure-t-elle. Et c’est bien utile pour résoudre les plus délicates affaires…

Le site (en anglais) de Alexander McCall Smith

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 13:33

A noter plusieurs livres très intéressants en ce tout début d’année 2009, aux Éditions Métailié. Certes, les romans à venir de John Burnside, Leonardo Padura, et Valerio Evangelisti n’appartiennent pas strictement à la catégorie du pur roman noir. Néanmoins, ces auteurs font bien partie de la même famille littéraire, on en reparlera.
Dès cette semaine, sort un recueil de nouvelles signé du chilien Luis Sepúlveda. Depuis « Le vieux qui lisait des romans d’amour », « Un nom de torero », « Journal d‘un tueur sentimental« , « Hot line » ou « Yacaré », il a maintes fois démontré son talent.
Cette fois, il nous présente « La lampe d’Aladino et autres histoires pour vaincre l’oubli ». Un petit commerçant palestinien débarque à Puerto Eden, au plus profond de la Patagonie chilienne. “Le Turc”, comme on l’a surnommé, explique sa conception des échanges à l’aide d’une très ancienne histoire phénicienne. Il s’appelle Aladino Guarib et donne son nom à ce recueil de nouvelles dans lesquelles Luis Sepúlveda tente de sauver de l’oubli des moments, des lieux et des existences uniques. C’est de la lampe d’Aladino que surgissent comme par magie des contes magistraux, de merveilleux romans miniatures, faits de personnages inoubliables et d’histoires comme Luis Sepúlveda en a le secret. On y retrouve, entre autres, le Vieux chasseur de jaguars et amateur de romans d’amour ou Butch Cassidy et Sundance Kid, une dame grecque d’Alexandrie, des poètes disparus et un hôtel aux confins amazoniens de l’Équateur, de la Colombie et du Brésil. (Éditions Métailié, Bibliothèque hispano-américaine)

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 10:28

Dans quelques petites semaines, sera attribué le 9e Prix SNCF du polar. Il s’agit du choix de plus de 1200 lecteurs, ce qui garantit une réelle objectivité. Depuis 2000, ce Prix a déjà récompensé romans et auteurs de belle qualité, dont les français :
"Étoiles cannibales", de Claude Amoz ; "Utu", de Caryl Férey ; "La chambre des morts", de Franck Thilliez ; "Camino 999", de Catherine Fradier ; "Braquages", de Christian Roux ; "Le bal des cagoles", de Philippe Carrese ;  "Royal Cambouis", de Colin Thibert.
Et pour les auteurs européens : "Le déjeuner du coroner", de Colin Cotterill ; "Bleu catacombes", de Gilda Piersanti ; "Tokyo", de Mo Hayder.
La sélection finale de cette année est encore très prometteuse. Pour les auteurs français, des talents confirmés telles Karine Giebel et Chantal Pelletier, ou A.W.Rosto. Pour les auteurs européens, Olav Hergel et Nick Stone, et le première enquête du commissaire brugeois Van In, de Pieter Aspe. Il est clair que cette 9e édition aura choisi, cette fois encore, des romans marquants. Il ne nous reste plus qu’à attendre le résultat des votes. D’ici là, peut-être pouvons-nous lire un (ou plusieurs) des titres sélectionnés cette année - ou les précédentes…
Les romans choisis en 2008 : "Montmartre Mont des martyrs", de Chantal Pelletier ; "Les morsures de l’ombre", de Karine Giebel ; "Ténèbres et sang", de A.W.Rosto ; "L’otage", d’Olav Hergel ; "Tonton clarinette", de Nick Stone ; "Le carré de la vengeance", de Pieter Aspe.

Remise des prix  le 9 février au Trianon à Paris.

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 08:39
Petit hommage illustré au grand romancier Donald E.Westlake, décédé le 31 décembre à l'âge de 75 ans.
A lire sur Wikipedia, la fiche qui lui est consacrée. Cliquez Westlake

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 10:56

C’est en 2008 qu’est né un nouveau héros, Léo Tanguy. Ses aventures sont publiées aux Editions Coop Breizh. Ce rouquin de 42 ans, reporter non-conformiste qui se balade dans le vieux Combi de ses parents, s’avère plutôt attachant. À la manière du Poulpe, plusieurs auteurs lui donnent vie. En 2009, on le retrouvera dans une demie-douzaine de nouveaux titres. Retour sur les trois premiers.

Gérard Alle : « Les jeunes tiennent pas la marée ». Avril 2017. Cette fois, c’est en pays Bigouden que Léo Tanguy, typer journaliste mène l’enquête. Le jeune Erwan Le Sourn a été retrouvé mort sur une plage des environs. Bien que ce soit faux, Pierrot (ami bistrotier de Léo) risque de se voir accuser d’avoir servi de l’alcool à Erwan, mineur. Léo s’informe dans les bars du secteurs, et s’intéresse aux surfeurs fréquentant la Pointe de la Torche. Nora et sa mère sont sympathiques ; c’est moins le cas du jeune Clet, le copain de Nora. Celui-ci a témoigné contre Pierrot. Quant au père d’Erwan, le notaire Le Sourn, il refuse de parler à Léo. Au sujet de l’alcoolisme chez les jeunes, la presse accuse les bistrots. C’est oublier qu’ils se fournissent ici chez Toujourplus ou Interclair, les grandes surfaces locales. C’est sur cette piste que Léo va fouiner…

Sylvie Rouch : « L’immobilier flambe, le SDF brûle ». Le site d’infos de Léo Tanguy est toujours très fréquenté. Engagé par une femme énigmatique, Léo enquête dans la région de Saint-Malo. Quelques mois plus tôt, une ferme des bords de la Rance a été incendiée ce qui causa la mort d’un SDF non identifié, peut-être un sans-papier. Membre du Front de Libération du Littoral Breton, Yann Jolivet est accusé de cet acte. Avant son procès, il fait une grève de la faim. Élise, l’épouse de Jolivet, ne nie pas que son mari et leurs amis étaient présents, mais juste pour dénoncer un projet contraire à la Loi. Près de la propriété en question, Léo rencontre des voisins : le vieux Suliac et le taciturne Armel Briand. Le temps presse pour démontrer l’innocence de Jolivet. Léo ignore toujours la motivation de sa cliente dans cette affaire.

Denis Flageul : « Un fils à papa chez les zonards ». Cette fois, c’est à Saint-Brieuc que Léo Tanguy est appelé à mener l’enquête. Plus exactement au port du Légué, désormais réhabilité. Jean-Claude Lebec, petit-bourgeois intolérant, n’a jamais cru à la version accidentelle de la mort de son frère Gérard. Selon lui, il ne fréquentait pas les marginaux de La Fabrique, lieu culturel alternatif, aujourd’hui rasé pour les besoins du nouveau port. Il ne se droguait pas comme ces “épaves” squattant le bâtiment. Autant que la mort de Gérard Lebec, c’est l’histoire de La Fabrique qui intéresse justement Léo Tanguy. Il accepte de tirer ça au clair. Avant la mort de Lebec, il y eut un autre décès accidentel suspect, celui d’un nommé Kevin. Serveuse au bar La Descente, Kelly fut la petite amie de Gérard Lebec. Elle admet qu’il avait un côté mystérieux. Les deux types qui surveillent Jean-Claude Lebec agressent Léo, en guise d’avertissement…
On attend avec impatience les futurs "épisodes" de Léo Tanguy...

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