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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 06:55

 

PolarsEnNord100Depuis novembre 2005 aux éditions Ravet-Anceau, la collection Polars en Nord a permis de révéler de nombreux talents parmi la nouvelle vague des auteurs de polars nordistes. En cinq ans d’existence, plus de 80 romans ont été publiés. Le centième paraîtra à la fin de l’année 2011. A cette occasion, Ravet-Anceau a décidé de mettre en avant un écrivain prometteur et de lancer un concours de manuscrits intitulé "Sang pour 100" dont le lauréat aura le privilège de voir son roman publié en tant que 100e titre de Polars en Nord.
Si vous vous sentez une âme d’écrivain, tentez votre chance. Vous avez jusqu’au 29 juillet 2011 pour leur faire parvenir votre manuscrit. Les textes admis à concourir devront être inédits et correspondre à la ligne éditoriale de Polars en Nord (lieux réels, intrigue ayant pour cadre le Nord-Pas-de-Calais ou la Picardie). En septembre, une première sélection désignera les quatre manuscrits finalistes. Un jury d’auteurs de polars, présidé par Franck Thilliez, choisira le meilleur des quatre et élira le vainqueur. Son livre sera publié en décembre 2011.
Informations et règlement du concours à télécharger sur www.ravet-anceau.fr 

 

Ravet-Anceau est présent sur le stand des Éditeurs du Nord et du Pas-de-Calais (Stand S 14) au Salon du Livre de Paris. Pendant les quatre journées du salon, les écrivains des collections Polars en Nord et Euphoria se relaieront à la table Ravet-Anceau pour vous présenter leurs romans et vous faire découvrir la variété de la fiction nordiste et picarde.PolarEnNord-Sadaune

 

Planning des auteurs présents :
- vendredi 18 mars : 10h-23h
10h-15h : Adeline Dias, Jean-Paul Fosset
15h-20h : Jean-Pierre Bocquet, Léo Lapointe
- samedi 19 mars : 10h-20h
10h-15h : Roland Sadaune, Philippe Govart
15h-20h : Philippe Declerck, Nathalie Mougel
- dimanche 20 mars : 10h-20h
10h-15h : Philippe Govart, Nathalie Mougel
15h-20h : Pierre Willi, J. Wouters & JM. Demetz
- lundi 21 mars : 9h-18h
9h-13h : Johann Moulin, Bernard Thilie
13h-18h : Bernard Thilie, Hervé Jovelin

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 06:44

 

Quais du polar 2011 à Lyon accueille du 25 au 27 mars une soixantaine d’auteurs de douze nationalités, le meilleur du polar mondial actuel et un large panel autour du genre. Megan Abbott (USA) - Originaire de Detroit, la nouvelle reine du polar vit à New York. Dans l’ambiance du cinéma noir hollywoodien des années 50, Megan Abbott a déjà écrit de nombreux romans qui ont connu un vif succès. Après Absente, Adieu Gloria (Le Masque) est son deuxième roman publié en France. Patrick Bard (France) - Photojournaliste et romancier. Son premier roman La frontière a reçu de nombreux prix. Dans son dernier polar, Orphelins de sang (Seuil), il aborde la question du trafic d’enfants au Guatemala. Donato Carrisi (Italie) - Né en 1973. Après avoir écrit une thèse sur un tueur en série italien et des scénarios, il publie Le Chuchoteur. Grand succès en Italie, son premier roman a remporté quatre prix littéraires. Hervé Claude (France) - Journaliste pour Arte et France 2, Hervé Claude est également écrivain. Vivant entre la France et l’Australie, il a écrit une dizaine de polars à travers lesquels il dissèque la société australienne. Les ours s’embrassent pour mourir est son dernier ouvrage, collection Actes Noirs. Hervé Commère (France) - Après des études de lettres modernes Hervé Commère est devenu barman puis patron de restaurant. J’attraperai ta mort (éd.Bernard Pascuito) est son premier à être publié, avant Les ronds dans l'eau publié en mars 2011 chez Fleuve Noir. Jean d’Aillon (France) - Auteur de nombreux romans-enquêtes sur l’Histoire de France, il est notamment connu pour son héros le notaire Louis Fronsac, qui a résolu les plus grandes énigmes du Paris de Mazarin. Londres, 1200 est publié aux éditions J’ai Lu. AQUAISduPOLAR-auteursrne Dahl (Suède) - Né en Suède en 1963, Arne Dahl écrit sous pseudonyme. Après Misterioso et Qui sème le sang, paru en février 2011 Jusqu’au sommet de la montagne, la troisième enquête du «Groupe A». Sylvie Deshors (France) - Elle a écrit de nombreux romans jeunesse. Son premier polar Anges de Berlin a reçu le prix du Polar jeunesse du festival de Cognac. Fuite en mineur est son dernier polar jeunesse, la suite de Mon amour Kalachnikov, paru aux éditions du Rouergue. Sophie Di Ricci (France) - Née en 1983, Sophie Di Ricci vit à Lyon. Moi comme les chiens est son premier roman, paru aux éditions Moisson Rouge, et fait partie de la sélection pour le Prix des lecteurs Quais du polar-20 minutes. Ramón Díaz Eterovic (Chili) - Né en 1956 à Punta Arenas, au sud du Chili, Ramon Diaz-Eterovic est l’auteur de nombreux polars mettant en scène le détective Heredia (et son chat Simenon) à Santiago. Son dernier roman est L’obscure mémoire des armes paru aux éditions Métailié.

DOA (France) - Après La ligne de sang et Les fous d’avril (lauréat du prix des lecteurs Quais du Polar en 2005), Citoyens clandestins (Grand prix de littérature policière en 2007) et Le Serpent aux mille coupures, DOA (Dead On Arrival) a coécrit avec Dominique Manotti L’Honorable société, chez Série Noire. Åke Edwardson (Suède) - Né en 1953, journaliste et écrivain. Ses polars mettent en scène Erik Winter, commissaire à Göteborg. Son premier roman traduit en français, Danse avec l’ange, a reçu le Grand prix du roman policier suédois. Le Dernier hiver est son dernier roman paru aux éditions J.C.Lattès. R.J. Ellory (Angleterre) - Après une enfance mouvementée à Birmingham, un séjour en prison et un détour par la musique, Roger Jon Ellory trouve sa voie : la littérature. C’est un écrivain très productif Seul le silence est son premier roman paru en France. Il remporte un franc succès et de nombreux prix, et fait l'objet d'une adaptation au cinéma par le réalisateur Olivier Dahan. Sont ensuite parus Vendetta et dernièrement Les Anonymes. Brian Freeman (USA) - Né en 1963 à Chicago, il écrit des suspenses psychologiques, dont les héros récurrents sont deux inspecteurs de police entre Duluth, Minnesota et Las Vegas, Nevada. Jamais je ne reviendrais, a reçu le Prix Macavity pour le meilleur premier roman. Le Voyeur, son dernier ouvrage publié chez Presses de la Cité. René Frégni (France) - Né à Marseille, René Frégni a déserté l'armée après de brèves études et vécut pendant cinq ans en Turquie sous une fausse identité. De retour en France il devient infirmier dans un hôpital psychiatrique. C’est son séjour en prison qui le pousse vers l’écriture. La Fiancée des corbeaux est son dernier ouvrage, paru chez Gallimard. Sébastien Gendron (France) - Taxi, take off & landing est son dernier roman paru aux éditions Baleine. Pour le situer, il faut visiter son Petit Laboratoire des Potentialités Globales (http://potglob.blogspot.com/). 

Alice Géraud-Arfi (France) - Journaliste lyonnaise, elle est l’auteur de Toni 11,6 chez Stock. Elle est la seule à avoir pu s’entretenir avec Toni Musulin, le convoyeur de fonds. Sylvie Granotier (France) - Scénariste, actrice, traductrice, auteur, Sylvie Granotier a écrit de nombreux polars, dont le dernier La Rigole du diable est disponible aux éditions Albin Michel. Francisco Haghenbeck (Mexique) - Né en 1965 à Mexico, il est écrivain et scénariste de comics. Auteur également des romans d’espionnage (Trago Amargo, El Codigo nazi…). Son prochain roman paraîtra en mai en France chez Denoël. John Harvey (Angleterre) - Il est connu pour sa série de romans avec Charles Resnick, policier à Nottingham, d'origine polonaise et amateur de jazz. Il a reçu de nombreux prix, notamment le prestigieux Diamond Dagger Award pour sa contribution au genre. Lars Kepler (Suède) - C’est le pseudonyme du couple d’écrivains Alexander et Alexandra Ahndoril, mariés dans la vie. L’Hypnotiseur (Actes Sud), est le premier roman qu’ils ont écrit ensemble. Michael Koryta (USA) - Ses six romans sont traduits dans une vingtaine de langues. Après des études de criminologie et une carrière de détective privé, il se consacre aujourd’hui à la littérature, et partage sa vie entre la Floride et l’Indiana. La Rivière perdue, son dernier ouvrage, paru chez Calmann-Lévy.

QUAISduPOLAR-auteursMarin Ledun (France) - Ex-chercheur en sciences humaines et sociales, il se consacre désormais à la littérature. Ses derniers polars sont Zone Est (Fleuve noir) paru en janvier, et Les Visages écrasés (Le Seuil) en mars. Il écrit également pour la jeunesse et pour France Culture. La Guerre des vanités, paru en 2010 est sélectionné pour le Prix des lecteurs. Gilles Legardinier (France) - Il a publié plusieurs livres pour la jeunesse récompensés à maintes reprises. L’Exil des Anges est son premier polar, suivi par Nous étions les hommes, paru en janvier chez Fleuve Noir. Pierre Lemaitre (France) - Écrivain et scénariste, il a enseigné la littérature aux adultes pendant de nombreuses années. Il a publié avec succès Travail soigné (Prix Cognac 2006), Robe de marié (Meilleur Polar Francophone 2009) et Cadres noirs (Prix Le Point du Polar européen 2010). Alex est son dernier ouvrage, paru chez Albin Michel. Henri Loevenbruck (France) - Écrivain, chanteur et compositeur, né en 1972 à Paris. Après avoir enseigné le français près de Canterbury, il devient journaliste pour l'Express et fonde Science Fiction Magazine. Il publie en 2003 Le Testament des siècles, adapté en bande dessinée. Puis, en 2008 Le Rasoir d'Ockham où l'on retrouve son héros, Ari Mackenzie, des Renseignements Généraux. En 2010 paraît la suite de ce dernier, Les Cathédrales du vide. François-Guillaume Lorrain (France) - Journaliste, écrivain et traducteur. Après L’élève troublé, L’équipier, Les enveloppes et Prolongations, il est l’auteur de L’Homme de Lyon, édité aux éditions Grasset. Marcus Malte (France) - Il est auteur de nombreux romans noirs, romans jeunesse et de nouvelles. Il a notamment reçu des prix pour Garden of Love, entre autres le Prix des lecteurs Quais du Polar-20 minutes. Son dernier roman Les Harmoniques vient de paraître dans la collection Série Noire.

Dominique Manotti (France) - Dans ses polars socio-economico-politiques, elle dénonce ce qui la dérange, du trafic d’armes (Nos fantastiques années fric, adapté au cinéma) à la spéculation immobilière, en passant par la corruption du football. Lorraine Connection est un de ses plus grands succès et a été traduit dans plusieurs langues. Bien connu des services de police est son dernier ouvrage, et elle a coécrit avec DOA L’Honorable société (Série noire). Craig McDonald (USA) - Auteur, éditeur et journaliste, membre des Mystery Writers of America. Son premier roman, Head Games (non traduit en français) a été nominé aux Edgar Awards. Sont parus en France chez Belfond La Tête de Pancho Villa et Rhapsodie en noir. On y retrouve Hector Lassiter, auteur de polars ami d’Hemingway, et des enquêtes riches en péripéties et célébrités. Élmer Mendoza (Mexique) - Né en 1949 à Culiacán, sur la côte ouest du Mexique, Elmer Mendoza est auteur de romans, de contes, de pièces de théâtre et de chroniques sur le narcotrafic. Balles d’argent est son dernier ouvrage paru en France chez Gallimard. Greg Olear (USA) - Né en 1972 à Madison, dans le New Jersey, il est rédacteur en chef du magazine en ligne The Nervous Breakdown. Totally Killer est son premier roman, paru mars en France chez Gallmeister. Hugues Pagan (France) - Né en 1947, Hughes Pagan se consacre à l'écriture de romans noirs à partir des années 80. De La mort dans une voiture solitaire à Dernière station avant l'autoroute, tous ses romans sont disponibles chez Rivages/Noir. Depuis la fin des années 90, il est scénariste de nombreux films et séries TV. Jean-François Parot (France) - Né en 1946, cet historien est spécialiste du Paris du 18e siècle. En parallèle de sa carrière de diplomate, il a créé le personnage de Nicolas le Floch, héros de ses romans mêlant enquêtes policières et histoire. Son dernier ouvrage, L’Honneur de Sartine, est édité aux éditions JC Lattès.

S.J. Parris (Angleterre) - C’est le nom de plume de Stephanie Merritt, journaliste au Guardian et The Observer. Elle s’est intéressée au fascinant Giordano Bruno, philosophe et théologien italien condamné à mort par l’Inquisition pour ses idées hérétiques. Le Prix de l’hérésie est le titre de son premier polar, suivi par Prophecy, la suite des aventures fictives de Giordano Bruno, chez 10/18. David Peace (Angleterre) - Il se fait connaître pour son Quatuor du Yorkshire (1974, 1977, 1980, 1983 sont les titres des quatre romans). Cette série a été transformée en trilogie pour le cinéma - The Red Riding trilogy, programmée le samedi 26 mars à l'Institut Lumière. Sa dernière parution est le deuxième volet d'une trilogie consacrée à Tokyo : Tokyo, ville occupée, chez Rivages. Jérôme Pierrat (France) - Journaliste et spécialiste en criminologie, Jérôme Pierrot écrit de nombreux ouvrages sur le banditisme et la mafia. Son dernier ouvrage, en collaboration avec Redoine Faïd, est Braqueur, des cités au grand banditisme (La Manufacture de Livres). Gilda Piersanti (Italie) - Née en Italie, elle vit entre Paris et Rome. Auteur de nombreux romans, dont une série Les saisons meurtrières pour laquelle elle a reçu de nombreux prix (Prix du Polar SNCF, Prix du Polar Méditerranéen, Prix du Polar dans la Ville). Son dernier titre, Roma Enigma, est publié aux éditions Le Passage.

QUAISduPOLAR-auteursSerge Quadruppani (France) - Il a participé à la création de la collection Le Poulpe, et a créé la collection Alias au Fleuve Noir. Il vit aujourd'hui entre Paris et l'Italie, dirige la Bibliothèque italienne aux éditions Métailié, et traduit bon nombre de polars italiens. Son dernier roman, Saturne, est paru aux éditions du Masque. Il a été récompensé par le Prix Quais du Polar-20 minutes 2011. Jacques Ravenne (France) - Sous ce pseudo, il est le co-auteur avec Éric Giacometti de polars mettant en scène Antoine Marcas, commissaire et franc-maçon. Leurs derniers ouvrages publiés sont Apocalypse et Lux Tenebrae, chez Fleuve Noir. Patrick Raynal (France) - Il a fait ses débuts comme critique de littérature policière, et publié son premier roman Un tueur dans les arbres. Il devient ensuite spécialiste de littérature américaine pour le Monde des livres, et reçoit le Prix Mystère de la critique pour Fenêtres sur femmes. Il dirige pendant 13 ans la collection Série Noire puis collabore aux éditions Fayard. Peter Robinson (Angleterre) - Originaire du Yorkshire en Angleterre, Peter Robinson vit désormais à Toronto au Canada. Ses nombreux ouvrages, mettant en scène l'inspecteur Alan Banks, sont des best-sellers. Il a reçu de nombreux prix, entre autres plusieurs Arthur Ellis Awards, et le Grand Prix de littérature policière 2001 pour Saison sèche. Son dernier roman Bad Boy est publié chez Albin Michel. Craig Russell (Écosse) Natif d’Écosse, il est l’auteur de la série des Jan Fabel qui se déroule à Hambourg. Son dernier ouvrage, sobrement intitulé Lennox ouvre une nouvelle série évoluant dans le Glasgow des années cinquante. A paraître chez Calmann-Lévy. Alexandra Schwartzbrod (France) - Journaliste pour Libération, Alexandra Schwartzbrod a été correspondante pendant trois ans à Jérusalem, pendant la dernière Intifada. Tiré de cette expérience son polar Balagan fut lauréat du Prix du polar SNCF 2003. Elle a publié Adieu Jérusalem (Stock) : une fiction politique qui met en scène le prochain conflit israélo-palestinien, récompensé en mars 2011 par le Prix calibre 47. Patrick Senécal (Canada) - Ses premiers succès sont Sur le seuil (adapté au cinéma) et Aliss, une version originale et hardcore d’Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll, récompensé par le prix Boréal en 2001. Le Vide a battu des records de vente. Hell.com (Alire) et Contre Dieu (Coups de Tête) sont ses derniers romans. Thierry Serfaty (France) En cinq romans, il est passé maître dans le thriller psychologique et entraîne ses lecteurs dans le suspense terrifiant de leurs propres hantises. Son dernier polar est Agônia (Michel Lafon) et sa dernière publication, sous le nom d’Eli Anderson, est le troisième tome de la série Oscar Pill, Le Secret des éternels (Albin Michel Jeunesse).

Karin Slaughter (USA) - Née en 1971 au Sud de la Géorgie, dans une petite ville qui lui a inspiré le lieu de sa série Grant County. Six romans de cette série ont été traduits en France. Elle vit à Atlanta, qui lui a également inspiré un thriller : Triptyque. Son dernier roman, Hors d’atteinte, se déroulant lui aussi à Grant County, est disponible chez Grasset. Roger Smith (Afrique du Sud) - Originaire de Johannesburg, il vit à Cape Town. Son premier roman Mixed Blood a reçu le Deutschen Krimi Preis 2010. Il est publié en avril chez Calmann-Lévy, sous le titre Mélanges de sangs. Martín Solares (Mexique) - Né en 1970 à Tampico, sur le golfe du Mexique, est un éditeur passionné et auteur anthologie de nouvelles et de chroniques sur l’impunité des crimes politiques au Mexique : Nuevas líneas de investigación : 21 relatos contra la impunidad, ainsi que du roman Les Minutes noires. Dominique Sylvain (France) - Depuis son premier roman Baka ! (« idiot » en japonais), elle a reçu de nombreux prix pour ses romans suivants. En janvier 2011 paraissent deux ouvrages : Guerre Sale (Viviane Hamy), cinquième roman de la série Ingrid et Lola, et Les Hommes en noir (Les Contrebandiers), QUAISduPOLAR-auteursun recueil de nouvelles collectif pour lequel elle a écrit sur la passion du football chez les japonais… Arni Thorarinsson (Islande) - Originaire de Reykjavik, Arni Thorarinsson est journaliste avant de devenir auteur. Le Septième fils (Métailié) est son dernier roman. Tous mettent en scène Einar, un correspondant du Journal du Soir, qui se fait embarquer dans des enquêtes criminelles passionnantes.

Antonin Varenne (France) - Il écrit son premier polar à 33 ans, Le Fruit de vos entrailles. Suivent Le Gâteau mexicain et Fakirs, qui a obtenu notamment le premier Prix de meilleur polar des lecteurs de Points 2010. Antonin Varenne vit dans la Creuse où il se consacre à l’écriture. Il publie son nouveau roman Le Mur, le kabyle et le marin chez Viviane Hamy. Marc Villard (France) - Romancier, scénariste, nouvelliste, poète, Marc Villard a publié de nombreux polars et recueils de nouvelles, mais aussi des romans jeunesses, des poèmes, des BD… Son dernier ouvrage est Zigzag, écrit en collaboration avec J.B. Pouy (Rivages) et Le Roi, sa femme et le petit prince, initialement paru à la Série Noire en 1987, réédité (chez Rivages). Jan Costin Wagner (Allemagne) - Né en 1972 en Allemagne, Jan Costin Wagner vit entre son pays et celui de sa femme, la Finlande, qu'il a choisi comme décor de ses romans. Ceux-ci relatent les enquêtes du commissaire Kimmo Joentaa, veuf inconsolable. Sont parus en France Lune de glace, Le Silence, récompensé par le Prix du Polar Allemand 2008 et le Prix du Polar Européen 2010, et dernièrement L'Hiver des lions. Alain Wagneur (France) - Enseignant puis directeur d'école, il a écrit depuis 1994 une dizaine de livres, romans jeunesse et des polars. Djoliba, fleuve de sang est son dernier ouvrage, paru chez Actes Sud. Son roman Terminus plage a fait l'objet d'une adaptation au cinéma sorti en mars 2011 sous le titre Légitime défense.

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 06:49

 

Quand le Poulpe s’intéresse au nucléaire et aux déchets radioactifs, direction le Cotentin, décor de La poubelle pour aller danser (Éd.Baleine). Quelques mots sur l’intrigue du nouveau roman de Philippe Huet…

Certes, Gabriel Lecouvreur reste le Poulpe, cet enquêteur un peu plus autonome que les autres, ce témoin des failles de notre époque. Mais ça mollassonne pas mal pour lui, du côté de l’avenue Ledru-Rollin. Aussi indifférent à l’ambiance du bistrot de Gérard qu’aux charmes de son amante Chéryl, Gabriel est cafardeux. Un certain Hassan Belkacim le contacte chez Gérard. Autrefois, au temps où ils militaient contre l’installation d’une centrale nucléaire à Plogoff, Hassan était surnommé Mouloud. Même s’il a changé physiquement, Gabriel se souvient bien de lui. Aujourd’hui installé dans le Cotentin, Mouloud est toujours actif. Il est vrai que son groupuscule écolo Respire n’est guère pris au sérieux. On les appelle les glandeurs nature, HUET-Poulpe2011ces militants opposés à l’usine de retraitement des déchets radioactifs de La Hague. L’Usine fait vivre bien trop de monde pour espérer faire bouger les choses. C’est l’omerta sur les éventuels dangers.

Sauf qu’il y a eu meurtre dans les parages. Lejudec, jeune retraité de l’industrie nucléaire, a été assassiné alors qu’il allait livrer un dossier secret à Respire. Il détenait les preuves des stockages défaillants, à gros risques. Mouloud a besoin de l’aide de Gabriel pour retrouver ce fameux dossier, source de scandale. Le Poulpe fait la connaissance des quelques amis de Mouloud, et de sa fille Lilas, avant d’explorer les environs de l’Usine hyper protégée de La Hague. Poubelle, selon le groupuscule écolo.

Se faisant passer pour un journaliste suisse, Gabriel interroge des élus municipaux amis de Lejudec. Pas vraiment expansifs, dès que les questions deviennent sensibles. D’après certains ragots recueillis par Lilas, la vie de couple de Lejudec n’était pas exactement au beau fixe. L’homme s’avérait dépressif, et violent avec son épouse, bien plus jeune que lui.

Sous couverture journalistique, Gabriel rencontre Charlène Lejudec, la veuve. Pas un instant il n’est dupe des talents de comédienne de son interlocutrice. Son chagrin sonne faux, ses réponses manquent de naturel. Ce n’est pas par cette hypocrite créature qu’il approchera la vérité. Lilas, avec son petit ami Tom, se propose de la prendre en filature.

La blonde Chéryl débarque dans le Cotentin, sapée parisienne aux champs, pour un week-end touristique auprès de son Poulpe d’amour. Lorsque, dans un bar, éclate une altercation avec des gars qui détestent les écolos, Chéryl n’est pas la dernière à répliquer. Lilas et Tom ont pris quelques photos de la veuve Lejudec avec son amant. Gabriel va devoir affronter un lieutenant de gendarmerie, peu coopératif. Ce type froid harcèle bientôt Mouloud et ses amis, car il est informé de leurs moindres gestes…

 

Dans la région de La Hague et de Flamanville, personne ne critiquera l’activité nucléaire pourvoyeuse d’emplois, bénéfique pour l’économie. Quant aux mesures de sécurité en cas d’incident majeur, nul n’imagine un scénario catastrophe. Les exploitants de ces usines nient les expertises alarmistes, produisent des rapports rassurants, cultivent le top-secret. Malgré l’explosion de la centrale japonaise de Fukushima, après Three Miles Island et Tchernobyl, rien n’évoluera. Néanmoins, La Hague reste une poubelle de quatorze hectares abritant 530.000 mètres cubes de déchets radioactifs enfouis entre trois et sept mètres de profondeur. Ce qui n’est pas sans impact sur l’environnement. À part de vaines piqûres de moustiques, les militants ne peuvent rien contre les lobbies nucléaires. C’est dans ce contexte que Gabriel Lecouvreur vit une nouvelle aventure poulpesque. Auteur confirmé, Philippe Huet nous entraîne dans un récit souple et fluide, avec des sourires d’une tonalité un brin douce-amère. Un épisode dans l’esprit du Poulpe, qui développe par ailleurs une bonne intrigue criminelle.

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 06:46

 

Coup de cœur pour le suspense d’Åsa Schwarz Nephilim publié dans la collection Sang d’Encre, aux Presses de la Cité. Entre questions actuelles sur l’environnement et série de meurtres, une intrigue absolument captivante…

Nova Barakel est une jeune Suédoise de dix-neuf ans vivant à Stockholm. Elle milite activement pour Greenpeace. Les arguments ne suffisent pas à influer sur les entreprises les plus polluantes. Avec ses amis Arvid et Eddie, Nova a décidé d’aller plus loin encore. Bien que sa mère soit décédée depuis peu, l’opération est lancée. Nova s’introduit par effraction chez Josef F.Larsson, PDG de la société Vattenfall qui exploite des centrales nucléaires. Sa femme et lui sont censés être absents. Après avoir tagué des slogans sur les murs de l’appartement, Nova se rend compte que Larsson, son épouse et leur chien, ont été assassiné. Les corps sont disposés dans un étrange mise en scène. Apeurée et écœurée, Nova se réfugie avec Eddie et Arvid dans les locaux de Greenpeace, avant de rejoindre son domicile. Elle sait avoir laissé des traces sur les lieux du crime.

SCHWARZ-2011Amanda Nilsson est une policière âgée de trente-neuf ans. Son enquête sur le spectaculaire accident de voiture d’Elisabeth Barakel est close. Il n’est pas exclu que ce soit un suicide. Bien que souffrant déjà de nausées, Amanda est bientôt chargée du meurtre de Larsson. Elle ne voit guère le lien entre un verset de la Genèse inscrit chez la victime et ce meurtre cruel. Son amant Moïse, médecin légiste, ne lui est pas d’un réel secours quant à son état de santé. Amanda va s’interroger sur l’implication de Nova dans cette affaire. De son côté, la jeune fille hérite de sa mère une très grosse somme, pour moitié avec la fondation FON représentée par Peter Dagon. L’homme de loi Nils Vetman refuse d’en dire plus sur cette association inconnue. Si le crime donne une image négative du combat pour l’environnement, Arvid reste motivé. Il pirate avec succès le réseau téléphonique de la compagnie d’aviation SAS, brouillant tous les appels.

Chacune séparément, Amanda et Nora se renseignent sur les Nephilim, évoqués dans le verset de la Genèse. Fouillant par ailleurs dans les papiers de sa défunte mère, Nova se sent brutalement seule, sans racines, sans repères. Quand Jan Mattson, PDG de la compagnie SAS, est assassiné à son tour, Nova semble de nouveau impliquée. Amanda n’ignore pas que la jeune fille a naguère déjà tué un homme, dans des circonstances particulières. Quand la police intervient chez elle, Nora s’échappe par les toits. Le domicile est truffé de preuves contre la fuyarde. Tandis qu’Arvid est arrêté et interrogé, Nora s’arrange pour qu’on perde sa trace, créant de fausses pistes. Au risque qu’une bavure ne se produise à l’aéroport. Équipée pour la randonnée et le camping, Nora reste anonyme dans la région de Stockholm. Elle ignore encore qui sont vraiment ses adversaires, ces secrets Nephilim, un clan de purs et durs tuant sans pitié pour leur cause…

 

Ce premier roman de la Suédoise Åsa Schwarz publié en France est réellement une excellente surprise. D’abord, nous suivons une héroïne idéaliste qui, plongée dans une énigmatique suite criminelle, parvient à surmonter fort habilement les épreuves. Malgré un certain désarroi, puisqu’elle vient de perdre sa mère. On est vraiment avec elle, plutôt content qu’elle berne longtemps la police. Pourtant, on a aussi de la sympathie pour Amanda, l’autre personnage principal. Si elle se trompe de coupable, ce n’est pas là sa seule erreur. Car la manipulation est ici présente sous plusieurs aspects. La narration installe un bel équilibre entre ces deux femmes, en évitant le piège d’une complémentarité factice. Elles sont très différentes, mais confrontées à une affaire qui leur donne des points communs.

La référence biblique aux Nephilim est astucieuse, puisque permettant une sorte de parallèle actuel. Quant à L’anomalie d’Ararat, c’est une des clés du mystère. Par ailleurs, les questions de bilan carbone restent assez floues pour la plupart d’entre nous, même sensibilisés au sujet environnemental. Néanmoins, l’auteur introduit quelques bons argumentaires sur les problèmes des gaz à effet de serre. Notamment à propos des sociétés se prétendant vertueuses en matière d’écologie, vaste hypocrisie. Elle cite aussi la position des sceptiques. Voilà un suspense riche en thématiques et en péripéties dangereuses. C’est bien ce qui rend sa lecture enthousiasmante. Soulignons la traduction de Caroline Berg, qui apparaît de belle qualité, ajoutant sans doute de la fluidité au récit.

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 07:18

 

La série "Les Mange-Rêve" est publiée aux Éditions du Palémon. Ces romans de Jean-Luc Le Pogam s’adressent à un public d’ados. Le premier cycle de quatre aventures commençait par Le grand dérèglement, ainsi présenté : En 2024 - Iwan et Thibault se rendent régulièrement chez Ian, un vieil anglais, ancien musicien rock de renommée internationale installé dans son moulin où il coule des jours tranquilles et dispense des cours de guitare aux deux jeunes qu’il aime bien. Un mercredi du début de l’hiver, des miliciens font irruption dans la bâtisse et mettent fin à la leçon. Les enfants échappent aux hommes qui brûlent le moulin et s’emparent du musicien. Mais ni Iwan, ni Thibault ne trouveront leurs parents respectifs à la maison ce soir là… Photographes et libraires, ils étaient quelque part des «bâtisseurs de rêves»…

 Les trois jeunes parviendront cependant à découvrir où les trains entraînent leurs prisonniers. C’est avec Yvon et Jack, deux grands pères qui ont oublié de vieillir, qu’ils prépareront leur mission, enfermés dans le bunker dont l’accès leur avait jusque-là toujours été strictement interdit. Deux jours avant la grande aventure, répartis en deux équipages qui tailleront la route du nord vers Tombmor sur deux cataskis géants : le Seagull et le Bugale ar Mor…

(On peut lire ma chronique détaillée en cliquant ici

LE POGAM-tome5Après Le route du nord et les deux épisodes (tomes 1 et 2) de Tombmor, voici aujourd’hui Le miroir du rat cinquième volume de la saga des "Mange-Rêve". Taÿfa aura sans aucun doute été la rencontre qui a tout fait basculer pour Iwan, Thibault et Mélanie. Taÿfa, citadelle aux mille couleurs de peau, aux accents sans frontières. Taÿfa, l’adolescente, dernier bastion de cette liberté à sauvegarder à tout prix. Taÿfa la rebelle qui détient et dévoile les vérités cachées, fédère la jeunesse, crée ses propres systèmes de communication pour échapper à la censure.

Mais Taÿfa sous haute surveillance et objet de toutes les convoitises car elle a fait chanceler le pouvoir du tyrannique Président Bogdich en s’attaquant à Tombmor, l’une des places fortes de son régime. C’est donc entre ses murs que garçons et filles de tous horizons se retrouvent pour organiser la Résistance. Mais c’est aussi entre ses murs que la rouille ronge doucement les mémoires endolories.

Et puis il y a ces taupes, infiltrées dans la population par le pouvoir qui souhaite pourrir le fruit de l’intérieur. Ces gens qui répandent des rumeurs, provoquent des accidents, des attentats. Ces "espions malgré eux" qui kidnappent les plus jeunes pour les vendre aux Brigades. Les lavages de cerveau les transformeront ensuite en combattants exceptionnels des escadrons d’élites dits "antiterroristes". Jamais les trois héros, dont on a perdu l’âge, ne laisseront cependant s’éteindre la flamme de l’espoir...

Toutes les infos sur cette saga :

http://jeanluclepogam.fr/index.php?focus=miroir/miroir.html  

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 06:58

 

Les auteurs annoncés au Salon du Livre Policier de Lens 2011, les 26 et 27 mars, Halle Bertinchamps :

SLP-LENSafficheRichard Albisser, Mylène André, Maïté Bernard, Marie Bertherat, Laurence Biberfeld, Jean-Luc Bizien, Antoine Blocier, Jean-Pierre Bocquet, Cyril Bonin, Gilles Bornais, Bernard Boudeau, Philippe Bouin, Thierry Bourcy, Alain Bron, Jérôme Bucy, Claure Carré, Maryse Cherruel, Alain Claret, Lucienne Cluytens, Paul Colize, Valéry Coquant, Bernard Cornuaille, Thierry Crifo, Philippe Declerck, Dirck Degraeve, Nicolas Delestret, Sonia Delmas, Jean-Marc Demetz, Jean Drepreux, Christine Desrousseaux, Jeanne Desaubry, Serguei Dounovetz, Claire Favan, Laurence Fontaine, Éric Fouassier, Bob Garcia, Philippe Georget, Fred Gevart, Maxime Gillio, Philippe Govart, Patrick Graham, Julien Guérif, Éric Halphen, Philippe Huet, Hervé Jourdain, Léo Lapointe, Monique Le Dantec, Benjamin Legand, Frédéric Lenormand, Jérôme Leroy, Robert Loison, Jean-Christophe Macquet, Philippe Masselot, David Moitet, Aurélien Molas, Chantal Montellier, Michael Moslonska, L.Murail, John-Erich Nielsen, Max Obione, Patricia Osganian, Jean-Hugues Oppel, Elena Piacentini, Joe G.Pinelli, Jean-Bernard Pouy, Claude Ragon, Thierry Robberecht, Laurent Scalese, Gilles Schlesser, Romain Slocombe, Gérard Streiff, Philippe Sturbelle, Emmanuel Sys, Arthur Tenor, Danielle Thierry, Franck Thilliez, Annick Turpin, Roderic Valambois, Claude Vasseur, Patrick Vast, Marie Vindy, Pierre Willi, Josette Wouters, Pierre Zylawski.

Pour toutes les animations, consultez le site www.polarlens.fr

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 07:27

 

Chez Krakoen, Franck Membribe publie en ce mois de mars son nouveau suspense, Coup de foehn

Sarah est une jeune Marseillaise âgée de 16 ans, fille d’une prof d’Allemand et d’un père peu actif. Si on observe avec attention cette brunette au teint bronzé, on devine qu’elle a des origines juives. Cet été-là, elle passe deux mois pleins en Suisse, dans le canton alémanique de Zurich. Au pair chez la riche famille Gründlich, elle va s’occuper des petits jumeaux Max et Jonas, tandis qu’un de leurs grands frères passe l’été à Marseille. Hübscherwald n’est pas un village si idyllique. Les Gründlich dominent depuis longtemps toute l’économie locale, le bois, le textile et la filière laitière. Dans leur propriété, tout se veut exemplaire, dans la tradition suisse. M.Gründlich est homme d’affaire, son épouse s’occupe d’art contemporain, la gouvernante Franca surveille la maisonnée, la femme de ménage fouille dans les bagages de la jeune française. Tout est en ordre.MEMBRIBE-2011A

Si Sarah et sa mère ont choisi ce village, ce n’est pas totalement par hasard. Samuel Seemann, l’arrière-grand-père de Sarah naquit et vécut à Hübscherwald. Cet artisan menuisier juif y fonda une famille. Quand vint la 2e Guerre mondiale, il mit à l’abri sa femme et sa fille au Maroc, où vivait déjà son frère. Puis il regagna la Suisse, où l’on perd sa trace en 1943. Sarah a hérité d’un curieux ouvrage, Ma patrie - le livre des Suisses à l’étranger, seul lien avec le passé des siens. Arrivée ici, elle s’est bien gardée de dévoiler aux Gründlich son intention de se renseigner au sujet de son aïeul. Sarah rencontre le journaliste boiteux Johann Kramer, qui a le double de son âge. Handicapé comme le fut Blaise Cendrars, un Suisse aussi, il s’occupe du petit hebdo local, qui appartient aux Gründlich. Sarah tombe vite amoureuse de cet admirateur de l’écrivain Friedrich Dürrenmatt. L’histoire de l’aïeul ne tarde pas à éveiller la curiosité de Johann.

Il va rechercher des témoignages sur la lointaine époque de la guerre. Sarah montre la photo de la maison de Samuel à quelques habitants peu coopératifs. Pourtant la vieille Frédérique Sauser devrait se souvenir, estime Johann. Il sait déjà que Samuel participa à un réseau de résistance aidant les Juifs à transiter par la Suisse. Via le Gothard, Sarah et Johann se rendent dans la région de Lugano. Dans le petit village haut perché de Bré, ils rencontrent Élias Bloch, qui fut jadis un ami de Samuel. Mobilisé durant la guerre, il désapprouva la position faussement neutre de la Suisse, et rejoignit le réseau de Samuel. Son hypothèse sur sa disparition reste une piste à suivre. De retour à Hübscherwald, Sarah se permet de relancer Frédérique Sauser. Il faudrait aussi retrouver un reporter américain avec lequel Samuel sembla être en contact…

 

Le but de la jeune Sarah n’est pas de faire justice, de se venger, juste de savoir. Une victoire, une toute petite victoire sur l’oubli dit-elle. Elle trouve un allié (et amant) compétent pour l’épauler, face à la digne hypocrisie qui plane. Durant la guerre, la neutralité suisse fut fort discutable. Les émissaires helvétiques de la Croix-Rouge ne virent dans les camps d’extermination nazis qu’un séjour forcé mais agréable pour non-aryens, nous rappelle-t-on. Quant aux banques suisses, on a émis la supposition qu’elles protégèrent les biens mal acquis des hitlériens. Aujourd’hui encore dans ce pays, le populisme xénophobe confine au racisme, l’étranger étant considéré comme fatalement criminel par les ultranationalistes. Quête d’identité et contexte sombre, vus à travers le regard de Sarah. Ce qui offre des passages plus souriants. Quand elle évoque sa vie d’adolescente, ses amours, ou joue avec les mots : La musique adoucit les nurses, à ce qu’il paraît… Au final, ce retour sur un aspect de l’Histoire donne un roman fluide et passionnant, vraiment très réussi.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 06:45

 

Légitime défense afficheAu cinéma dès le 16 mars, Légitime défense de Pierre Lacan est un polar musclé qui devrait séduire les spectateurs. C’est une adaptation du roman d’Alain Wagneur Terminus plage (Actes Sud), avec Jean-Paul Rouve, et la participation de Claude Brasseur, Olivier Gourmet, Marie Kremer, Gilles Cohen. Le thème général de l’intrigue : Benoît, jeune père de famille, mène une vie heureuse et sans histoire. Un jour, son père, détective privé, disparaît mystérieusement. Benoît va découvrir le passé trouble d'un père qu'il pensait connaître. Et pour la première fois, il va devoir se battre pour sauver sa peau et protéger les siens.

 

Scénariste et réalisateur de ce film, Pierre Lacan répond à quelques questions.

Votre film est inspiré du roman de Alain Wagneur Terminus plage (Actes Sud). Quel a été votre travail d’adaptation ?

Terminus Plage est un roman passionnant, dont la structure assez complexe s’articule autour de plusieurs intrigues. Pour Légitime Défense, j’ai choisi de m’inspirer de l’une d’elles : l’histoire d’un fils qui, tel Télémaque, part à la recherche de son père disparu. Il s’agit donc d’une très libre adaptation. Un fils va peu à peu découvrir la face cachée de son père et s’interroge sur l’homme qu’il est et l’homme qu’il veut être.

Légitime Défense est une quête initiatique, mais aussi et avant tout un polar avec tous les codes du genre. Le fils doit-il régler les dettes de son père ? C’est une manière détournée d’évoquer une préoccupation très actuelle : jusqu’où une génération doit-elle payer les dettes de la précédente, que nous lèguent aujourd’hui nos parents et que transmettrons-nous demain à nos enfants ?

Légitime défense 1Dès le début du film, vous installez le spectateur dans un film de genre : le thriller. Vous créez une tension en fragmentant votre récit…

Effectivement, les flashes-forward viennent interrompre la linéarité du récit et créent une tension immédiate : on veut savoir ce qui va se passer. Cela permet de tout de suite mettre en place une empathie avec le personnage de Benoît qui est bousculé par les événements comme le spectateur l’est par le rythme.

J’ai voulu Légitime Défense comme un film sec, brut, sans complaisance. Pour être au plus près du ressenti des personnages, de leurs peurs, de leurs tensions, je l’ai filmé à hauteur d’homme, souvent caméra à l’épaule. C’est dans cet esprit que, par exemple, la course-poursuite a été intégralement filmée de l’intérieur des voitures.

Le récit est également ponctué par des séquences abstraites où l’on devine un corps qui avance en eaux troubles ?

Ces séquences aquatiques, comme des pauses intemporelles dans cette course contre la montre, participent à la perte de repères du personnage de Benoît. Il semble s’enfoncer dans une eau de plus en plus opaque en découvrant la face cachée de son père.Légitime_défense-Terminus_Plage

Quelles sont vos influences cinématographiques ?

Mes influences sont à chercher dans beaucoup de polars américains des années soixante-dix. Je trouve qu’il y a une énergie formidable et une incroyable modernité dans des films comme Bullit, The Getaway, Serpico ou encore Get Carter. Plus récemment, j’ai été bluffé par la trilogie danoise Pusher, dont le réalisme radical et la crudité m’ont inspiré. Gomorra de Matteo Garrone m’a aussi beaucoup impressionné.

Quel amateur de polar êtes-vous ?

Un amateur très éclectique. C’est un genre qui m’accompagne depuis mon adolescence, avec d’abord des auteurs très classiques comme Maurice Leblanc ou Gaston Leroux. Puis il y a eu Manchette, Dantec, Benaquista… Aujourd’hui, cela va de Giorgio Scerbanenco à David Peace, en passant par Tim Willocks…

 

Légitime défense” au cinéma, dès le 16 mars.

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