Boulevard du Polar (nouveautés)

Vendredi 23 octobre 2009


Trois nouveautés particulièrement fortes sont proposées cet automne chez Seuil, dans les collections Policiers et Thrillers. Voici une approche de ces trois titres d’auteurs confirmés, de valeurs sûres du suspense noir.  

Andrew Klavan : “Damnation Street”.

John Foy et Scott Weiss. L'un est un tueur psychopathe et l'autre un détective privé de grand renom. Tout les oppose, sauf une chose: ils recherchent Julie Wyant, une prostituée à visage d'ange dont ils sont tous les deux tombés follement amoureux. Sauf que Julie les fuit. John Foy parce que, cruel de nature, il lui a fait passer une nuit d'amour absolument horrible. Elle n'a aucune envie de le revoir. Scott Weiss, parce qu'elle sait que si jamais il la retrouve, John Foy sera juste derrière lui. Julie doute fort qu'aussi génial que soit le détective, il parvienne à la sauver des griffes du monstre. Malheureusement pour elle, Scott Weiss, qui ne peut plus se passer d'elle, part à sa recherche. Et ce qui devait arriver arrive : Foy, qui n'attendait que ça, se lance à la poursuite de Weiss.

« Il entra dans la pièce. Referma la porte derrière lui. Un geste de défi : au diable l’obscurité. Une obscurité qui s’épaissit encore. Les rideaux étaient tirés et seul un faible rayon venant d’un lampadaire s’infiltrait par la fente qui les séparait. Weiss passa d’une ombre à l’autre dans cet éclairage. Il gagna la salle de bains, sa main explora le mur. Quand il appuya sur l’interrupteur, l’ampoule s’alluma ; l’éclairage fonctionnait, ici, et se refléta sur les murs carrelés de blanc. Il revint dans la chambre, bénéficiant de la lumière diffusée à travers la porte, alluma la lampe de chevet et celle du bureau. La pièce était vide. Petite, lambrissée de bois, un lit et une table patinée par le temps suffisaient à l’encombrer. Weiss rangea son arme dans l’étui. Il alla s’asseoir sur le bord du lit et laissa échapper un soupir. Son cœur continua à battre fort pendant quelques secondes, puis se calma. Il sentait sa nuque humide contre le col de son manteau. »

Jonathan & Faye Kellerman : “Crimes d’amour et de haine”. Ce livre se compose de deux romans, “Un gardien pour ma sœur” et “Le blues de la déprime”.

(Un gardien pour ma sœur) Berkeley, Californie. Le député Davida Grayson avait des idées politiques et des mœurs que certains réprouvaient. Lorsqu’elle est retrouvée morte dans son bureau, les inspecteurs Will Barnes et Amanda Isis n’arrivent pas à croire qu’on ait pu la haïr au point de lui tirer une balle dans la tête, quasiment à bout portant.

« Davida gisait effondrée sur son bureau, la tête dans le creux des bras comme si elle avait dormi pendant ses derniers instants en ce bas monde. L’inspectrice Amanda Isis avait très envie de croire que le passage du somme temporaire au repos définitif s’était effectué sans douleur. La nuque avait été entièrement ouverte et déchiquetée par les chevrotines, au point que la colonne vertébrale était pratiquement sectionnée. À deux doigts de la décapitation. » La victime, député de gauche et lesbienne revendiquée, ne manquait pas d’ennemis. Son dernier projet de loi sur les cellules souches lui avait valu de nombreuses menaces de la part de l’extrême droite et des catholiques ultras. Proche de la retraite, le capitaine des services de police de Berkeley va devoir expliquer les faits à la communauté politique et à des électeurs vindicatifs. Comment comprendre que la représentante estimée et aimée de la circonscription ait été quasiment décapitée, sans motif affiché ? Pour Isis et Barnes, le compte à rebours a commencé.

(Le blues de la déprime) Nashville, Tennessee. Ancienne légende du rock, Jack Jeffries a réussi à se libérer de la drogue et s’apprêtait à donner un concert pour la liberté d’expression lorsqu’il est retrouvé mort dans un fossé près de la rivière Cumberland. Il ne saurait y avoir de meilleurs inspecteurs pour enquêter sur cet assassinat que Baker Southerby, un ancien prodige de la musique, et Lamar Van Gundy, qui certes, n’a jamais eu la classe de son partenaire, mais, qui comme lui, connaît tout du monde de la musique. Y compris, bien sûr, tout ce qu’il peut recéler d’ombres et de sinistres machinations…

George Pelecanos : “Un jour en mai

Washington, printemps 72. « Raymond avait relevé les incidents survenus ces derniers temps dans le quartier – des jeunes Blancs qui le traversaient en voiture, baissaient leur vitre et criaient « Nègre », passaient en trombe et regagnaient en vitesse le boulevard. C’était arrivé deux trois fois en un an. D’une certaine façon, ça durait depuis des générations. Leur mère avait été en butte à ce genre d’avanies quelques semaines plus tôt, James et Raymond en étaient malades qu’on puisse ainsi l’insulter. » Ivres et drogués, trois jeunes Blancs, Billy Cachoris, Peter Whitten et Alex Pappas, vont provoquer des Noirs dans leur quartier. L’affaire tourne mal lorsqu’ils font face aux frères Monroe et à Charles Baker. Peter s’enfuit, mais Billy est tué et Alex y perd presque un oeil. James Monroe sera condamné à dix ans de prison. Trente-cinq ans plus tard, Alex gère le restaurant hérité de son père. Son fils cadet est mort en Irak et son aîné se forme à la restauration. De son côté, Raymond Monroe, qui est inquiet pour son fils, soldat en Afghanistan, travaille à l’hôpital Walter Reed où l’on soigne les blessés de guerre. Alex et Raymond se retrouvent. Charles Baker, lui, a passé l’essentiel de sa vie en prison. Et n’a qu’une envie : se venger de 72. La confrontation semble inévitable... Si la musique est toujours très présente dans les romans de George Pelecanos, les portraits sont ici très nuancés entre supposés gentils et présumés méchants.

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 15 octobre 2009
 

L’inspecteur Pendergast, du FBI, est le héros d’une série de suspenses écrits par Douglas Preston et Lincoln Child. Cinq aventures de Pendergast sont désormais disponible en version poche, chez J’ai Lu (d’autres suivront). Voilà l’occasion de revenir sur les intrigues de ces romans.

"Les croassements de la nuit". Au milieu d'un champ de maïs, le shérif Hazen fait une macabre découverte : le corps mutilé d'une femme. Non seulement le cadavre a été scalpé, mais une vingtaine de corbeaux morts ont été empalés sur des flèches indiennes, et disposés en cercle tout autour. Quelques heures plus tard, l'inspecteur Pendergast, pose ses valises dans cette bourgade du Kansas, persuadé qu'un tueur en série vient de frapper. De fait, les crimes se succèdent, paralysant les habitants de Medicine Creek. Pourtant, si les mises en scène macabres sont toujours aussi élaborées, le mode opératoire diffère chaque fois, laissant augurer un scénario évolutif. Un tueur en série d'un nouveau genre, sans doute. Quel crédit accorder à la Légende des 45, selon laquelle le fantôme de Harry Beaumont, mort en 1865, hanterait encore les tumulus indiens pour se venger ?

"La chambre des curiosités". Le premier serial killer de l'histoire sévissait à Manhattan. En creusant les fondations d'un immeuble, les bulldozers d'une entreprise de construction mettent au jour les restes de trente-six adolescents, savamment mutilés. L’œuvre d'un certain Dr Enoch Leng, un tueur en série des années 1880. Peu après la découverte de ce charnier, de nouveaux meurtres surviennent, qui plongent New York dans l'angoisse. Pas de doute : le mode opératoire est bien celui du Dr Leng. L'assassin a-t-il découvert le secret de la jouvence éternelle ou, plutôt, a-t-il fait des émules ? C'est cette énigme que doivent résoudre l'inspecteur Pendergast, du FBI, l'archéologue Nora Kelly et le journaliste William Smithback. Rapidement. À moins qu'ils n'aient, à leur tour, envie de servir de cobayes.

"Danse de mort". Quand le chauffeur de l'inspecteur Pendergast du FBI, prie le sergent Vincent d'Agosta de le suivre, celui-ci s'attend à enfin retrouver son ami, dont il est sans nouvelles depuis leur aventure précédente (Le Violon du diable). Mais d'Agosta se voit remettre une lettre, dont les premiers mots le font frémir : « Mon cher Vincent, si vous lisez ces lignes, cela signifie que je n'ai pas survécu ». La suite le fait pâlir. Pendergast lui confie la mission d'empêcher Diogène, son propre frère, de commettre un forfait dont il planifie l'exécution depuis des années : un crime parfait qui marquera l'apothéose de sa carrière criminelle.
Comment d'Agosta pourrait-il seul, et en sept jours seulement, déjouer un meurtre dont il ignore tout ? Et comment lutter contre un tel adversaire, supérieurement intelligent mais dépourvu de toute conscience morale et vouant à l'humanité un profond mépris ? Heureusement, l'inspecteur Pendergast est prêt à revenir du pays des morts pour prêter main forte à son ami. Débute alors une valse effrénée entre Abel et Caïn, qui pourrait se révéler mortelle.

"Le violon du diable". Après avoir mis fin aux agissements d'un savant fou (La Chambre des curiosités), et un séjour dans une petite bourgade du Kansas afin de démasquer un étrange serial killer (Les Croassements de la nuit), Pendergast est de retour à New York. Il doit aussitôt enquêter sur quatre crimes aussi horribles qu'inexplicables, laissant supposer l'intervention du diable en personne. Pour comprendre l'origine de ces meurtres, et tenter d'y trouver une explication rationnelle, Pendergast, épaulé par le sergent d'Agosta, devra remonter quelque vingt ans en arrière. En 1974, au cours d'un voyage en Italie, quatre étudiants mettaient la main sur un Stradivarius rarissime que l'on croyait disparu. On sait que ces violons possèdent des propriétés aiguisant certains appétits. De New York à Florence, Pendergast et d'Agosta se lancent dans une aventure mêlant surnaturel, enquête policière et complot scientifique.

"Le livre des trépassés". Au Muséum d'Histoire naturelle de New York, Nora Kelly se prépare à présenter au public le sarcophage de la momie égyptienne Senef. C’est oublier la malédiction qui semble lui être attachée. En effet, plusieurs employés sombrent dans la folie et assassinent leurs collègues. Pendant ce temps, avec l'aide de ses amis D'Agosta et Constance, Pendergast parvient à s'échapper de prison. Très vite, il comprend que le responsable des meurtres n'est autre que Diogène, son propre frère. Le soir de l'ouverture de la tombe de Senef, Diogène réussit à enfermer les personnalités présentes dans la salle de la momie. Grâce à un stratagème technologique diabolique, il les oblige à s'entretuer. Pendergast parvient à déjouer son plan et à délivrer les prisonniers. Diogène prend la fuite. Débute alors une course-poursuite qui mène les deux frères en Italie, au sommet d'un volcan en éruption. Pendergast gagnera-t-il son combat contre son frère diabolique, et réussira-t-il à prouver son innocence ?

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 14 octobre 2009

 

Le Prix SNCF du polar 2008 a été attribué à Karine Giebel pour “Les morsures de l’ombre”. Retour sur cette angoissante intrigue. Ce matin de décembre, lorsque le commandant Benoît Lorand se réveille, il ignore où il se trouve. Il découvre ce qui l’entoure. Des murs et des odeurs qu’il ne connaît pas. Une cave. Et surtout des barreaux. Il est prisonnier. Une femme, magnifique, lui rend visite. Sa tortionnaire. Les souvenirs reviennent : elle était en panne, il l’a aidée, l’a raccompagnée chez elle. Il avait envie de lui plaire. Et puis… le trou noir.

Qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-elle enfermé ? Il pense à son fils. À sa femme. Les reverra-t-il ? Car peu à peu, une réalité terrifiante s’impose à lui. Elle lui parle de sa sœur, violée et tuée des années plus tôt… par lui… Pour qu’il avoue ce crime, elle est prête à tout. À l’affamer, à le laisser dormir dans le froid, à lui faire mal.

Comment pourra-t-il la convaincre qu’il n’a rien à voir avec ce meurtre ?

Au commissariat, tous les hommes de Lorand sont mobilisés pour retrouver leur collègue, mystérieusement disparu. Mais après plusieurs jours, ils n’ont toujours aucune piste si ce n’est l’hypothèse de l’épouse ayant voulu se venger d’un mari infidèle…

Autre récompense, le Prix des Lecteurs «Goutte de Sang d’Encre» pour le roman “Le Magicien” de Jean-Marc Souvira.

Emprisonné depuis onze ans suite à la violente agression d'une vieille dame, Arnaud Lécuyer est un détenu modèle. Personne ne sait qu'il a tué trois de ses codétenus. Personne ne sait qu'il est le Magicien, ce tueur d'enfants qui, des années plus tôt, avait semé la terreur dans Paris en attirant ses proies par des tours de magie. Libéré pour bonne conduite, le petit homme reste discret. Jusqu'à ce que ses démons reviennent lui parler, jusqu'à ce que sa "collection" revienne le hanter. Jusqu'à ce que des enfants croisent sa route... L'agression d'un jeune garçon relance la piste du Magicien.

Le commissaire Ludovic Mistral, de retour des États-Unis où il a rencontré des profilers du FBI, est chargé de l'affaire. Avec des techniques psychologiques bien différentes de celles utilisées lors de la première enquête, il n'hésitera pas à s'exposer personnellement pour faire sortir le monstre de sa tanière, sans se douter un seul instant qu'il met en danger ce qu'il a de plus cher... Une immersion dans l'univers de la police criminelle qui nous fait vivre les deux versions de l'histoire - une plongée dans la tête du policier, mais aussi dans celle du prédateur.

Nouveauté majeure chez Pocket, “L’anneau de Moebius”. Pour se mettre dans l’ambiance d’un roman de Franck Thilliez, rien ne vaut un petit extrait.

« – Ce n’est qu’un rêve, Stéphane. Un stupide rêve comme tu en as déjà fait des milliers, sauf qu’avant, tu ne te souvenais jamais. Alors forcément, celui-là te paraît bizarre. C’est comme… comme une première fois.

– Non ! Dans les rêves, les décors autour de soi changent instantanément, on est incapable de se concentrer, de lire, d’écrire, de calculer. Les études le prouvent. Moi, je lisais les étiquettes, j’écrivais, tout était cohérent.

– À condition de considérer que hurler devant des bouteilles de vin puisse être cohérent. Bon, j’y vais. Et n’oublie pas tes cachets.

Stéphane se redressa.

– Je n’en prendrai plus, ça va mieux.

– Ça va mieux ? Tu trouves ? Ça n’a jamais été mieux. Je ne veux pas revivre l’enfer. Pas cette fois.

Stéphane se coiffa d’une reproduction du masque en latex de The Mask, se faufila devant sa femme et se mit à glousser, en imitant Jim Carrey :

– Ce soir, je te promets, on fera l’amour, ma poule ! L’Amoooour, avec plein de ho, de hi, de ha !

Puis il ôta son déguisement.

– J’ai l’air de ne pas aller bien ?

– Vachement, si.

Elle l’écarta du bras.

– Avant, tu m’aurais fait rire, parce que avant, tu ne te forçais pas, c’était naturel, tout le temps. Là, on dirait plutôt un acteur raté qui essaie de rattraper un coup foireux. À ce soir.

Stéphane resta là, plombé, le masque au bout des doigts. Derrière une fenêtre grise de crasse, il aperçut les jambes fuselées de sa femme, devant l’Audi. Alors que la portière claquait, il réalisa qu’il ne les regardait plus. Qu’il ne la regardait plus.

Dans cette semi-obscurité, ce calme de grotte, il balança le faciès vert sur des planches. Il alluma de puissants halogènes, déclencha la ventilation et caressa quelques-unes de ses œuvres funèbres.

– Ça va toi ? Et toi ? Et toi ?

Il parlait à Peperbrain, à Mabouloff, à Hauntedmouth. Ce dernier monstre, mi-humain, mi-bête, à la mâchoire démesurée – cent quatre-vingts dents acérées, une broutille –, avait servi pour le tournage d’un film de série B, Neuronal Attack. Bon nombre de ses moulages agonisaient dans des brouettes. Ainsi finissaient les créatures de cinéma, à l’identique de leurs créateurs : dans des caves anonymes.

Parmi ces mannequins, il y en avait un dont Stéphane prenait particulièrement soin. Une présence charismatique, exactement de sa taille : 1 m 79. Pour le fabriquer, il avait moulé son propre visage, seul, des pailles dans les narines pour respirer alors que le latex dégoulinait sur les bandes de plâtre. Le crâne ouvert du monstre laissait apparaître, à la place du cerveau, une autre reproduction réduite de lui-même. Un personnage jamais utilisé en tournage.

Il l’avait appelé Darkness. L’obscurité.

Son obscurité. » © Éditions Le Passage

Depuis toujours, Stéphane Kismet a des visions prémonitoires. Jusqu’à présent, ce n’étaient que de vagues sensations de déjà-vu. Néanmoins, elles avaient fait de sa vie un enfer, entre drames inexplicables et traitements psychiatriques. Aujourd’hui, ses rêves sont précis et s’enchaînent avec une indéchiffrable logique. Il possède une arme, il est recherché par la police. Une petite fille qu’il ne connaît pas est morte… Fraîchement diplômé de l’école de police, Vic Marchal débute à la Criminelle. L’assassinat d’Annabelle Leroy, ex-star du porno, torturée à mort dans une mise en scène macabre, est sa première affaire. Les trajectoires de Stéphane et de Vic vont bientôt se percuter…

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 6 octobre 2009
 

Basées à Fouesnant (29), les Éditions Yoran Embanner publient en 2009 deux suspenses. Petite présentation de ces romans.

"Noir dessein en verte Erinn", de Laurence Fontaine

À la suite d'une petite annonce, une jeune anglaise se rend en Irlande afin d'inventorier la bibliothèque d'un vieil excentrique décédé. Elle découvre que cet homme fut un scientifique raté, détesté des villageois. Peu à peu au coeur de la verte Irlande, le passé ressurgit, sous les traits d'un jeune homme, ancien employé du manoir. Il pourrait bien être  à l'origine de crimes et d'accidents inexpliqués, perpétrés dans la région. La musique semble être le lien entre passé et présent, entre instinct et érudition, seule échappatoire à la folie, seul langage capable d'exprimer l'inexplicable. Les paysages, la culture et l'histoire de l'Irlande servent de toile de fond à ce sombre roman. Née à Lille, Laurence Fontaine est passionnée de culture anglo-saxonne. Elle a souvent séjourné en Irlande et aux Etats-Unis. Après un premier roman, Bleu Eldorado (2002), évoquant une Amérique musicale et légendaire, voici son deuxième titre – où la verte Erinn côtoie les spectres d'un passé tourmenté.

"Ne m'appelle pas Lola", de Pierre-Emmanuel Marais

Nantes. Sud Bretagne. Un attentat terroriste. Une femme saute sur une bombe. Pour le lieutenant Moan l’enquête semble facile : une connection entre les activistes bretons d’Askolenn et des nationalistes basques. Commence alors pour Malo, l’étudiant nantais, une longue fuite pour échapper à l’implacable Jakez Moan. Mais que fuit vraiment Malo ? Qui cherche-t-il ? Quel jeu joue Youenn, son frère d’armes ? Et Lola qui ne répond pas… Rythme vif et écriture efficace, pour raconter les mésaventures d’un jeune breton perdu entre violence politique et manipulations policières. Le Nantais Pierre-Emmanuel Marais fait partie d’une nouvelle génération d’auteurs bretons qui écrivent aussi bien en breton qu’en français.

On peut contacter les Éditions Yoran Embanner ici : yoran.embanner@gmail.com

Ou leur diffuseur : Rando Diffusion 65420 IBOS - 05.62.90.09.96

 

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 22 septembre 2009
 

Quatre thrillers figurent au programme du mois de septembre chez J'ai Lu. Petite présentation de ces nouveaux titres.

Après “La nuit interdite”, “Peur de Thierry Serfaty est le second volet d’un cycle de quatre romans, intitulé La pyramide mentale. Cette théorie élaborée par l’auteur conçoit "la personnalité humaine comme une pyramide, dont chaque face représente une composante de la personnalité : la peur, la douleur, le désir, trois énergies qui forgent notre personnalité." On retrouve ici le commissaire Erick Flamand, qui nous entraîne dans une enquête au cœur des méandres de la folie humaine, où chaque personnage affronter ses plus grandes phobies… Une théorie captivante pour un livre effrayant… “Peur” est le cinquième roman de Thierry Serfaty (le premier chez J’ai lu). Docteur en médecine, cet auteur a notamment reçu le Prix Polar du festival de Cognac en 2000 pour son roman Le sang des sirènes, actuellement en cours d’adaptation cinématographique.

Dans “Mortelle Écosse” de Stuart McBride, l’inspecteur chef Logan McRae n’a plus le vent en poupe. Son patron est dans le coma par sa faute. Ni ses brillants états de service, ni l’arrestation d’un pédophile quelques mois plus tôt, ne peuvent lui éviter d’intégrer l’équipe des Tocards où ses supérieurs l’ont relégué. Mais Logan McRae est déterminé à redorer son blason. Pour cela, il doit élucider simultanément deux affaires épineuses : l’incendie criminel d’un squat (six morts), et l’assassinat d'une prostituée bien connue des services, dont on a retrouvé le corps martyrisé sur les docks. L’été, à Aberdeen, quand il pleut des cadavres, c’est à verse. Découvert dans “Cold Granite”, Logan McRae fait face à une série d'incendies sur fond de prostitution et de corruption dans les plus hautes sphères du pays. Difficile de faire progresser une enquête dans un tel milieu, surtout avec un chef extrêmement lunatique.

Après “Mascarade”, “La spirale” de Gayle Lynds est la suite des aventures de Liz Sansborough. Agent de la CIA, Liz est la fille d'un célèbre assassin de la guerre froide surnommé le Carnivore. Elle enseigne la psychologie de la violence à l'université. Mais son passé la rattrape lorsqu'elle est agressée et que sa cousine est enlevée. Les agresseurs, connus sous le nom de la Spirale, réclament les dossiers détenus par le Carnivore. Liz doit alors raviver ses talents d'agent secret... Gayle Lynds a collaboré avec un maître du genre, Robert Ludlum.

Spécialiste du Moyen-Orient et expert en psychopathologie terroriste, Pierre Rehov est l’auteur de “Cellules blanches”, un thriller remarquablement documenté sur un thème toujours d'actualité... L'agent de la CIA Howard Beck et l'expert en informatique Théo, découvrent chacun de son côté, Cellules blanches, une opération couverte par la CIA. Le milliardaire Gregory Cheston est à la tête de ce projet américain qui vise à mener la lutte contre le terrorisme en employant ses méthodes et en organisant l'embrigadement des enfants. (Également réalisateur, Pierre Rehov a réalisé sept films sur le conflit israélo-arabe et il reste le premier à avoir filmé les suicide killers et leur entourage.)

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 8 juillet 2009
 

Encore deux nouveautés qui ne manqueront pas de séduire les amateurs de suspenses intenses, chez Pocket. John Cardinal (en Otario) et Jimmy Paz (en Floride) sont confrontés à des affaires sanglantes, singulièrement troublantes.

La plupart des lecteurs de thrillers avaient découvert en 2003 le canadien Giles Blunt, scénariste et romancier né en 1952, à travers son grand succès “Quarante mots pour la neige”. On y faisait la connaissance de John Cardinal, de la brigade criminelle d’Algonquin Bay, dans l’Ontario. Il enquêtait sur un cruel serial killer dont les victimes étaient des adolescents. Personnage marqué par un épisode de son passé, John Cardinal s’inquiétait aussi de l’étrange comportement de sa coéquipière Lise Delorme, ancienne des Affaires internes… Le policier est de retour dans “Surgie de nulle part”. C'est la saison des mouches, à Algonquin Bay. Un pullulement d'insectes, bourdonnants, mordants, irritants, qui annonce la fin d'un trop court printemps. Avec son lot d'avanies pour la police locale : une jeune femme rousse, amnésique, qui court les bars avec une balle dans le crâne; un motard sauvagement démembré ; une guerre des cartels d'héroïne qui tourne à la lutte tribale. John Cardinal n'ignore pas que les mouches rendent fou. Psychologiquement fragile, sa propre femme Catherine frise la rechute. Et que penser de ces violences qui agitent la région, avec une barbarie nouvelle ? Faut-il y voir la main d'un mystérieux chaman indien, nouvellement débarqué ? Pour John Cardinal et Lise Delorme, une enquête mouvementée s'annonce.

En 2004, avec “Tropique de la nuit”, que Michael Gruber s'impose parmi les valeurs sûres du thriller. C'est à Miami que son héros, l'inspecteur Jimmy Paz, enquête sur des cas criminels particulièrement étranges. Dans ce premier roman, il traquait un assassin (baptisé par les médias L'avorteur fou), qui s'attaquait à des femmes enceintes, les éventrant, mutilant les fœtus. Il s'intéressait aussi à une archiviste médicale de l'hôpital de Miami, ayant changé d'identité, qui protégeait une fillette orpheline... Deuxième enquête de Jimmy Paz, “Les rivages de la nuit est désormais disponible chez Pocket. « Le flic regardait en l'air juste à ce moment-là, sinon il aurait raté ça. Pas l'empalement final, mais la chute. Le temps – une vertigineuse seconde – qu'il saisisse ce qu'était la masse sombre qu'il voyait grossir sur la façade de l'hôtel Trianon, c'était déjà fini (...) Il aurait pu s'agir d'un accident ou d'un suicide, mais quelque chose lui disait que ça sentait plutôt le crime. » Le cadavre qui vient de tomber sous les yeux d'un agent, c'est celui de l'homme d'affaires soudanais Jabir Akran al-Muwalid. Il a été préalablement abattu avant d'aller s'empaler, depuis le dixième étage, sur les grilles de l'hôtel Trianon. Quand Jimmy Paz pénètre dans la chambre du mort, il y trouve « une femme, agenouillée sur le faux tapis d'Aubusson, les mains jointes sur la poitrine, les yeux grands ouverts, le regard braqué droit devant elle. Paz entra dans son champ de vision, mais elle ne parut pas le voir. Il remarqua qu'elle murmurait quelque chose. Une prière? » En effet, sous le choc, la jeune Emmylou Dideroff, ânonne ses prières. L'inspecteur Jimmy Paz tient immédiatement sa coupable. Celle-ci invoque des voix de saintes qui lui parlent. Sur des cahiers d'écolier, elle confesse ses péchés hallucinés et nie le meurtre... Selon Lorna Wise, la psychologue, Emmylou est saine d'esprit. Quel crédit, alors, apporter à sa déposition ? Jimmy Paz va devoir chercher d'autres pistes, afin de comprendre une situation diaboliquement complexe.

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 1 juillet 2009
 

Parmi les nouveautés à signaler dans la collection Seuil Policier, voilà deux valeurs sûres. Les romans de Sue Grafton ont depuis longtemps convaincu les amateurs de polars. En quelques titres, Michael Koryta s’est imposé parmi les grands noms du genre.

Le nouvel opus de Sue Grafton utilise le thème de la maltraitance des personnes âgées, avec la tension que cet auteur qu’on ne présente plus sait inclure dans tous ses suspenses. Dans "T comme Traîtrise", on retrouve la détective Kinsey Milhone. Celle-ci mène des enquêtes de routine, sans grand enthousiasme, lorsqu’un de ses voisins âgés fait une chute et se retrouve hospitalisé. Après son opération, celui-ci est trop faible pour vivre seul. Privé de son autonomie, fait appel à une infirmière à domicile. Entre alors en scène la terrible Solana Rojas, une infirmière qui a usurpé son identité et les diplômes qui la qualifieraient entièrement. Elle soumet Gus, le voisin handicapé, à un traitement inhumain. Le but est de lui faire perdre la tête, afin d’accéder à toutes les demandes de l’infirmière indélicate. Kinsey Milhone qui s’en aperçoit un jour doit alors tout faire pour arracher le vieillard aux griffes du monstre. Sa monstrueuse adversaire ne maque pas de psychologie. La tâche s’avère vite bien plus compliquée et dangereuse que le pensait Kinsey Milhone.

Après "La Mort du privé" puis "Et que justice soit faite", voici la troisième aventure du privé Lincoln Perry, par Michael Koryta : "Une tombe accueillante". Lincoln Perry gère tranquillement son agence de détectives lorsque l’inspecteur Targent commence à s’intéresser à lui. L’avocat Alex Jefferson vient d’être assassiné. Or, trois ans plus tôt, Perry l’avait rossé pour avoir épousé son ex-fiancée, Karen. Perry s’était alors fait virer de la police. Temporairement hors de cause, Perry est contacté par la veuve de l’avocat. Elle veut retrouver Matthew, le fils d’Alex séparé de sa famille depuis cinq ans. Celui-ci doit hériter de huit millions de dollars. Ce qui n’aurait dû être qu’une simple recherche de personne disparue tourne vite au cauchemar, aussi bien pour Perry que pour Matthew. Car, dans l’ombre, des gens qui font de grosses affaires côtoient des individus peu recommandables. Et ce petit monde suit de près l’enquête de Perry dans le but de ne pas la voir aboutir.

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 29 juin 2009
 

Eléna Piacentini est née en 1969 à Bastia. Passionnée de lecture et d’écriture, profondément attachée à son pays natal, elle concilie ses deux amours dans un premier roman policier qui lui vaut d’être finaliste du Prix du premier roman policier de la ville de Lens en 2009 avec "Un Corse à Lille". Admiratrice de Edgar Allan Poe et Charles Baudelaire, elle cherche avant tout à atteindre un idéal d’écriture dont les maîtres-mots sont fluidité et justesse. Elle avoue aimer les romans noirs, et ce qui l’intéresse ce sont les personnages et la façon dont ils s’incarnent. Retour sur la présentation de ses deux romans, publiés dans la collection Polars en Nord, aux Éditions Ravet-Anceau.

"Un corse à Lille". Pierre-Arsène Léoni vient d’intégrer la P.J. de Lille, après s’être forgé une réputation de dur à cuire à Marseille. A peine est-il installé qu’une drôle d’affaire se présente : Stanislas Bailleul, chef d’entreprise, a été retrouvé mort dans son bureau après avoir disparu pendant une dizaine de jours. Le tueur a tracé une croix sur le torse de sa victime et dessiné un sourire au marqueur rouge. Cette mise en scène laisse le commandant et ses adjoints perplexes. Stanislas Bailleul ne semblait pas très apprécié de ses employés. Mais quand d’autres chefs d’entreprises sont enlevés, torturés et assassinés, Léoni s’interroge : rackets, crimes mystiques ou règlements de compte ?

"Art Brut" (2009). Le pape qui hurle est un célèbre tableau de Francis Bacon représentant un homme en cage. Quand une représentation en trois dimensions de cette peinture est découverte devant le Palais des Beaux-Arts, le directeur pense à une simple manifestation artistique et la fait déplacer. Mais en manipulant l’objet, les employés découvrent qu’un cadavre est caché sous la glaise. Le commandant Léoni est dépêché sur place au côté d’une séduisante médecin légiste pour éclaircir l’affaire. Il ne tarde pas à apprendre que Denis Hennaut, le responsable du musée, est un spécialiste de l’œuvre de Francis Bacon et que ce qu’il prenait pour une simple coïncidence pourrait bien être un message personnel. Il décide donc de fouiller dans le passé du riche héritier où la présence d’une jeune femme d’une incroyable beauté va de pair avec tromperie et trahison.

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 25 juin 2009
 

Depuis quelques semaines, les éditions 10-18 ont créé une nouvelle collection, Domaine Policier. Il s’agit de suspenses internationaux, dans des décors souvent insolites, évoquant des populations mal connues des Occidentaux. Parmi les premiers titres présentés dans la collection, en voici deux qui nous emmènent au cœur de l’Asie.

Eliot Pattison : "La prière du tueur". Autrefois membre honoré du Parti à Pékin, l’inspecteur Shan a été exilé dans un camp de travaux forcés, avant d'être rendu à une liberté précaire. Hébergé au Tibet dans un monastère clandestin à l’écart des tumultes du monde, il croit avoir enfin trouvé la paix. Quand sur la montagne du Dragon assoupi, une série de meurtres confronte Shan à ses vieux démons. Un assassin sectionne les mains de ses victimes, vivante ou mortes, et les emporte. Si Shan ne découvre pas très vite le responsable de ces crimes, la police chinoise risque de débarquer, menaçant la sécurité des lieux. Aidé par ses vieux complices, les sages Lokesh et Gendun, il a huit jours pour exhumer les secrets de la montagne et découvrir le criminel. À propos de ce roman, soulignons ce commentaire de Jean-Claude Perrier, de Livres Hebdo : “Pattison, à travers son héros, se livre à un exercice d'empathie et nous donne une leçon de solidarité politique.”

Après le Tibet, rendez-vous à Pékin avec le roman de Diane Wei Liang : "Le secret de Big Papa Wu". Nous sommes ici dans le Pékin moderne et consumériste, où seuls comptent les signes extérieurs de richesse, le pouvoir et les relations. La jeune Mei Wang n’y trouve pas sa place. Indépendante, idéaliste et intègre, Mei est une marginale dans cet univers sans foi ni loi. À vingt-neuf ans, elle plaque son travail de fonctionnaire pour devenir la première femme détective de Pékin. Des ruelles obscures de la vieille ville aux quartiers neufs des nouveaux riches, à la recherche d’une antique pièce de jade, Mei fouille le passé sombre de la cité millénaire hantée par les fantômes de la Révolution culturelle, à la poursuite de sa propre histoire. Mais ce qu’elle va découvrir est bien pire que tout ce qu’elle avait pu imaginer.

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 23 juin 2009
 






Parmi les nouveautés actuellement proposées chez Pocket, voici une sélection de trois titres aux intrigues vraiment alléchantes. Des Etats-Unis à la Suède, planent des mystères parfois bien noirs.


Avec une dizaine de suspenses à son actif, Carol O’Connell est une romancière confirmée. Comme le confirme le scénario de "Retrouve-moi". La fameuse Route 66 est assurément la plus célèbre du monde, mais il n‘en reste plus grand chose. Abîmée par le temps faute d‘entretien, la Route 66 ne déploie plus sur le continent américain qu’une très irrégulière bande bitumeuse. Toutefois, le mythe est vivace. Si il est romanesque, ce grand axe a aussi connu sa part d’horreur. Voici quelques années, un serial killer y a semé les cadavres d’innocentes fillettes. Un sanguinaire jeu de pistes que suivent aujourd’hui leurs parents éplorés, ainsi que l’inspecteur Kathy Mallory. Du moins c’est ce que supposent ses équipiers new-yorkais, car elle n’a pas laissé d’explication à sa course folle. Excepté, peut-être, le corps sans vie d’une inconnue dans son appartement. Ce qui n’explique rien. Un mystère que Mallory partage avec cette route mythique, un mystère qui a tout d’un passé commun…

Dirigeons-nous maintenant vers la Scandinavie, et plus précisément la Suède, pour les deux polars suivants. Avec, d’abord, le roman de Jens Lapidus "Stockholm noir - L’argent facile". Ville touristique incarnant le rêve nordique, Stockholm possède de plus sombres facettes. Prostitution, narcotrafic, crime organisé : sous les eaux calmes de la capitale suédoise, les gros poissons mangent les petits, prêts à tout pour s’imposer. Le nerf de la guerre ? La cocaïne. À Stockholm la noire, la Blanche règne en maître. Dans la faune cosmopolite qui peuple ces bas-fonds, Jorge, dealer en cavale, fait figure de fretin. Et sa spectaculaire évasion est loin de le mettre à l’abri. Il en sait trop, la pègre veut sa peau. JW, jeune étudiant ambitieux et sans scrupule, ne va plus faire le taxi pendant très longtemps. À l’autre bout de la ville, un membre du cartel yougoslave, Mrado, tente de gagner la garde de sa fille – et son passif d’ogre sociopathe ne joue guère en sa faveur. La rencontre de ces trois-là risque d’entraîner des situations explosives.

Restons dans ce pays avec le roman d’Aino Trosell, "Si le cœur bat encore", qui a reçu le prix du meilleur roman policier suédois. Au moment où une vague d’attentats néonazis secoue la Suède, l’aide-soignante Siv Dahlin trouve refuge dans la maison de sa tante, récemment disparue. Isolée dans ce village de campagne, elle peut ainsi oublier ni ce décès brutal, ni la trahison de son mari dont elle vient de découvrir l’infidélité. En quête de sérénité, la jeune femme va être rapidement déstabilisée. Très vite, ses voisins révèlent les dessous inquiétants de leur personnalité. Ces gens semblent tous traîner un passé trouble, sur fond d’obscurs souvenirs de guerre. Un bal des masques à laquelle sa propre tante n’était peut-être pas étrangère.

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 17 juin 2009
 

Créatrice des personnages de Maura Isles et Jane Rizzoli, Tess Gerritsen s’est vite imposée comme une des valeurs sûres du thriller. Grâce à des ambiances au suspense aussi intense que mystérieux, conjuguées à une belle fluidité narrative, les lecteurs sont vite entraînés dans ces palpitantes intrigues. Deux titres sortant actuellement le démontrent parfaitement.
Chez Pocket, on peut lire la réédition de "
La reine des morts". Surnommée la Reine des Morts par ses collègues, Maura Isles est le médecin légiste le plus respecté de Boston, celle qui mieux que personne sait faire parler les corps. Dans une froide chapelle désaffectée de l'abbaye de Graystones, on retrouve le cadavre d'une jeune novice, sœur Camille. Près d’elle, gît une autre nonne à l’agonie. Chargée de cette tragique affaire, l'inspecteur Jane Rizzoli fait appel à Maura Isles pour l’aider à résoudre ce crime si particulier, aux allures de carnage diabolique. L'autopsie révèle un lourd secret qui jette le trouble dans la petite communauté des religieuses. Ce qui rend l'enquête délicate et complexe. Jane Rizzoli et Maura Isles conjuguent leurs forces pour percer les mystères de Graystones. Sans occulter leur quotidien privé, car chacune est à un tournant de sa vie sentimentale. Jane est enceinte, et Maura confrontée au retour de son ex-mari. Les deux femmes sont confrontées à de dangereuses surprises.

On retrouve aujourd’hui les mêmes héroïnes dans "Au bout de la nuit" (Presses de la Cité, Sang d’Encre 2009). Alors que la légiste Maura Isles termine sa journée de travail à la morgue, le cadavre d'une noyée ouvre les yeux. Transférée d'urgence à l'hôpital, la ressuscitée n'a pas fini de faire parler d'elle : à peine sortie du coma, elle prend en otages plusieurs personnes présentes sur les lieux, dont l'inspecteur Jane Rizzoli sur le point d'accoucher. La forcenée prétend vouloir révéler un scandale impliquant certains des membres les plus éminents du gouvernement. On ne sait rien de cette mystérieuse jeune femme à l'accent slave. Il est fort surprenant que le ministère de la Défense soit décidé à donner l'assaut, au mépris total de la survie des otages. Maura et Gabriel, le mari de Jane, doivent analyser la situation et répondre à de nombreuses interrogations, afin d'éviter le pire. Encore un suspense sous haute tension !

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 13 juin 2009
 

Curieux de la vie et de son temps, Roger Chapman ne pouvait s’adapter à la discipline monastique. Il a choisi de se faire marchand ambulant. Ainsi a-t-il pu arpenter à sa guise les chemins du monde. Encore jeune quand nous découvrons ce héros dans "Le colporteur et la mort" (Éd.10-18, Grands Détectives), Roger a plus d'un tour dans sa besace. Il possède un profond sens de l'observation et de l'analyse, qu'il met au service de ses contemporains, dans cette Angleterre tourmentée de la fin du 15e siècle. Plus tard, Maître Chapmandevient le narrateur des aventures mouvementées auxquelles il a été mêlé ; au fil de sa route, il fut souvent confronté à des affaires d’assassinats et aida à dénouer bien des intrigues. Les pérégrinations de ce personnage, libre et malin, sont aussi l’occasion de faire découvrir au lecteur une Angleterre rurale décrite dans ses moindres détailsnous expliquent Michèle Witta et Claude Mesplède dans le Dictionnaire des Littératures Policières.

Toujours dans la collection Grands détectives, chez 10-18, voici la seizième aventure du héros créé par Kate Sedley : "Les trois rois de Cologne". Au printemps 1481, des ouvriers découvrent un corps enterré dans un terrain appartenant au futur maire de Bristol, l’échevin Foster. On identifie bientôt les restes d’Isabella Linkinhorne, portée disparue depuis plus de vingt ans. À l’époque, on supposa que la jeune femme (dotée d’un caractère impétueux et d’une incroyable beauté) s’était enfuie avec l’un de ses soupirants. Bien décidé à ne pas laisser ce crime impuni, Foster engage Roger Chapman. Celui-ci quitte l'habit de colporteur pour se consacrer tout entier à une enquête qui s’annonce complexe. Il va se heurter aux secrets de famille et à l’usure du temps. Roger n’a d’autre piste que les initiales des trois anciens prétendants d’Isabella. Pour retrouver leurs traces, le voilà lancé dans un périple dangereux entre Bath, Gloucester et Bristol.

C’est un univers à l’autre bout du monde que nous présente I.J.Parker. En effet, les aventures de son héros Sugawara Akitada ont pour décor le Japon féodal, autour de l’an 1000. Après "L’énigme du Dragon Tempête" et "L’énigme de la Porte Rashomon", voici le troisième volet de ses enquêtes. Dans "L’énigme de la flèche noire", Akitada est nommé à un poste de gouverneur dans la lointaine province enneigée d’Echigo, supposé havre de paix. Il va s’y installer avec son épouse Tamako, et ses amis Seimei et Tora. En réalité, la région est très agitée, à cause de la situation économique (les greniers à grains sont vides) et politique (un seigneur de guerre domine le secteur). Face à une population hostile, Akitada doit faire régner l’ordre. Les choses se compliquent pour lui lorsque deux meurtres consécutifs sont commis. L’aide d’un jeune archer aïnu, issu d’une ethnie méconnue et isolée, ne lui sera pas inutile.

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 10 juin 2009
 

Tensions et manipulations sont au cœur des percutants romans d’action de Josef Ladik. Il semble que ce nom soit le pseudonyme d’un magistrat français, expert en cybercriminalité. Avec ses deux premiers titres, il signe des thrillers solides, aux ambiances inquiétantes et au rythme vif. 

"Le maître des noms" (First Thrillers, 2008). Anne Ripley est mère de famille. Dans la rame du métro qui la ramène du travail, elle trouve un carnet manuscrit. Il s’agit d’une étrange confession. Une femme y explique comment elle a été forcée à séduire, puis à tuer un homme choisi au hasard. La vie d'Anne bascule alors dans un jeu machiavélique. Elle comprend vite qu'elle n’en sortira pas indemne. Elle n'en connaît ni les règles, ni les instigateurs. Tout ce qu'elle sait, c'est qu’elle est obligée de suivre leurs indications à la lettre. Sinon, elle se verra infliger la pire des souffrances : la perte de son enfant. Dans cette terrible course contre la montre, Anne va devoir percer l'un des secrets les mieux gardés de la Compagnie. Cette société fournit au gouvernement les machines à voter et les technologies de lutte contre le terrorisme. Les traqueurs, des agents spéciaux du gouvernement, sont chargés d'enquêter sur elle. Anne et ces traqueurs vont se croiser autour d'une mort mystérieuse. Et découvrir que leurs destins sont liés. Car le jeu a été mis en place il y a fort longtemps.

"Les engagés" (First Thrillers, 2009). Les faits se passent à Paris, dans un proche avenir. La bombe à impulsions électromagnétiques, qui a explosé au coeur de la capitale, provoque une panne générale. Plus aucun système électronique ne fonctionne. Entre confusion et pillages, l’état d'urgence est proclamé. Une femme est retrouvée au point zéro de l'explosion. Elle est amnésique. Pour lui faire retrouver la mémoire, les autorités décident de l'enfermer dans un centre de haute sécurité. Elle seule connaît le nom de ses complices et la raison de cet attentat. Le gouvernement ne veut pas laisser la contagion s'installer, ni courir le risque qu'une vérité embarrassante soit révélée. Car depuis quelques semaines, les disparitions accidentelles d'opposants ou de curieux se sont multipliées. Des ex-agents spéciaux se chargent de faire s'évader l’amnésique. Ensemble, ils vont s'engager pour que la vérité éclate. Au-delà de leurs attachements, de leurs convictions, de ce qu'ils pouvaient imaginer, ils n’ont d’autre choix que d’aller jusqu’au bout de la mission qu’ils se sont fixée.

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 6 juin 2009
 

La collection Seuil Policiers nous propose deux belles nouveautés. Il s’agit de romans d’enquête, particulièrement mouvementés.

Né en 1937 à Istanbul, Petros Markaris vit à Athènes. Il est auteur dramatique, scénariste pour le réalisateur de cinéma Theo Angelopoulos, traducteur, notamment de Brecht et de Goethe. Ses enquêtes du commissaire Charitos connaissent déjà un grand succès en Grèce et en Allemagne. Dans "Actionnaire principal", Charitos fait le grand écart entre la Crète où un navire avec 300 passagers est pris en otage, et Athènes, où des célébrités des médias sont assassinées. À peine le commissaire Charitos a-t-il le temps de fêter le doctorat en droit de Katerina, sa fille chérie, qu’elle part en Crète avec son petit ami Phanis. Leur bateau est bientôt pris en otage par des inconnus. L’opération de sauvetage s’avère délicate : Katerina est retenue pour faire pression sur les autorités. Difficile d’intervenir dans ces conditions. Pendant ce temps, à Athènes, une autre affaire n’est guère plus facile à régler. Un fou furieux exécute une à une des célébrités des médias, connues pour leurs publicités à la télévision ou à la radio. Charitos traque ce singulier assassin, qui exige la suppression de la publicité. Si le coupable n’est pas identifié, journaux, radios, chaînes de TV sont voués à la faillite. Grâce à une intervention des forces spéciales, libérant Katerina, les terroristes sont arrêtés. Katerina reste choquée par sa première confrontation à la violence. Le commissaire peut se concentrer sur l’affaire du tueur de célébrités. Un lien entre les deux événements n’est pas exclu…

L’auteur allemand Veit Heinichen est né en 1957. Amoureux de la ville de Trieste depuis sa première visite en 1980, il y vit désormais comme journaliste et écrivain. Avec ses trafics, ses réseaux mafieux et ses manipulation en tous genres, cette ville est au cœur de son roman "À l’ombre de la mort". C’est la quatrième enquête du commissaire Laurenti. À l’origine de cette affaire, on trouve un certain nombre d’actions et de protagonistes sans liens apparents : un cadavre nu sur le Karst, étouffé par une boucle d’oreille ; une sourde muette russe, Irina, qui fait la tournée des bistrots pour vendre des porte-clés ; ladite Irina est terrorisée par son boss – Viktor Drakic – le mafieux hyperactif qui s’est refait une santé et un nouveau visage ; une jeune porte-flingue, Branka, à la solde de Drakic et prête à tout, violences comprises. Sans le vouloir vraiment, deux autres personnages joue un rôle déterminant : Mia, jeune Australienne d’origine triestine, qui hérite de sa tante un entrepôt contenant un stock d’armement datant de la Seconde Guerre mondiale ; et Galvano, médecin légiste retraité qui écrit ses mémoires et rappelle que de 1947 à 1954, Trieste a hébergé un nid d’espions. Les évènements s’enchaînent à bon rythme : au cours d’une fusillade, des documents et une clé de consigne tombent des mains de Branka. Irina les ramasse. Menacée, elle remet l’ensemble à Galvano. Branka remonte la filière, prête à tuer. Le policier Laurenti surveille les va-et-vient peu discrets de Galvano. Même s’il intervient à temps, les plus dangereux personnages de l’affaire risquent bien de s’enfuir.

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 29 mai 2009
 

Si le journaliste Louis Denfert nous a rapidement séduit, c’est qu’il apparaît comme un digne héritier de Rouletabille, le héros de Gaston Leroux (Le mystère de la chambre jaune). Ce héros intrépide a été créé par Brigitte Aubert, romancière confirmée (La mort des bois, Grand prix de Littérature policière), pour une série de romans inédits publiés chez 10-18.

La première aventure de Louis Denfert avait pour titre “Le miroir des ombres”, dont on peu rappeler l’intrigue : Novembre 1891. Reporter au Petit Éclaireur, Louis Denfert se voit enfin attribuer une enquête intéressante. Mathilda Courray, une gouvernante anglaise, a été sauvagement assassinée dans le train Paris-Marseille. Elle a été égorgée, démembrée ; on lui a crevé les yeux avec un stylo. Louis se rend en gare de Dijon, où il interroge les témoins ayant trouvé le cadavre. Cette affaire rappelle au policier Lochais la disparition, un an plus tôt, de M.Leprince, inventeur dappareils de projection dimages animées. Peu après, Louis est victime dune agression. Émile, un ancien militaire, intervient pour laider. Ils vont rester amis. Louis rencontre le Professeur Lacassagne, expert criminologue, et son assistant Féclas. Un curieux tatouage en forme de triskell est dessiné près du pubis de Miss Courray. On pourrait imaginer un symbole franc-maçon. Avec laccord du patron de son journal, Louis est missionné par Lacassagne pour enquêter à Leeds, doù était originaire la jeune femme. Émile laccompagne volontiers. À lauberge où ils sinstallent, le jeune Robinson leur servira dinterprète durant leur séjour. Lambitieuse Mathilda Courray navait pas trop bonne réputation à Leeds. Elle servit dans des familles anglaises vivant à Dieppe, et posa pour des peintres à Londres. M.Leprince, linventeur ayant déposé de nombreux brevets, était aussi connu ici. Nul ne comprend sa disparition, lannée passée. Louis, Émile et leur interprète poursuivent lenquête à Londres. Le peintre Rickets est introuvable à ladresse indiquée. Ex-prostituée, son employée Mary nest guère coopérative, mais Émile sait faire parler les plus réticents. Féclas, lassistant du Professeur Lacassagne, arrive dans la capitale anglaise. Sous un pseudo, il y donne un spectacle de magie. Un renfort bien utile, car Féclas connaît du monde dans la bonne société où il est invité avec ses amis. Lady Fisher-Brown a plutôt lair dune aventurière que dune digne aristocrate. Par contre, la jeune Millie (fort douée pour la caricature) savère une alliée pour les enquêteurs. Lombre dun fantomatique Nark, ou Hyde, plane autour deux. Louis est rejoint par sa petite amie comédienne, Camille. Grâce à Féclas, le petit groupe passe une soirée avec le Prince de Galles. Comme par défi, Hyde rôde dans leur entourage…

Après le deuxième épisode, “La danse des illusions”, voici la troisième aventure (toujours aussi mouvementée) de notre ami Louis Denfert, “Projections macabres”. En mai 1897, un dramatique incendie ravage le hangar du Bazar de la Charité, qui réunissait pour une vente caritative la fine fleur de la bonne société parisienne. Parmi les invités se trouve Louis Denfert. Lorsqu’il découvre dans les décombres fumants le corps brûlé d’une jeune femme assassinée, son sang ne fait qu’un tour. Il ne tarde pas à faire le lien avec une autre affaire sur laquelle il enquête au même moment. De Paris à Aix-les-Bains, dans le luxueux tourbillon cosmopolite de la station thermale la plus en vogue d’Europe, Louis traque le tueur qui poursuit son œuvre sinistre. L’aide de ses amis Émile le boxeur, Albert le médecin légiste et a belle Camille, n’est pas inutile pour Louis…

Les éditions 10-18 lancent une nouvelle collection, consacrée au Domaine Policier. Cette fois, il ne s’agit plus de polars historiques, mais plutôt d’une exploration géographique de la littérature policière actuelle. En effet, les premiers titres nous entraîneront en Inde, en Chine, en Thaïlande, au Tibet, en Italie, puis en Australie, en Suède et dans divers autres pays. C’est par l’Inde qu'on inaugure ce voyage, avec un suspense de Tarquin Hall, “L’homme qui exauce les vœux”. Le business et la corruption règnent en maîtres à Delhi, centre nerveux de l’Inde moderne et mégapole survoltée, où prolifère le crime. Vish Puri, 51 ans, est l’imposant patron de l’agence Détectives très privés. Une trentaine de kilos en trop, une moustache spectaculaire, un goût prononcé pour le piment et les vêtements anglais sur mesure, tel est le portrait de Vish Puri, qui se proclame le meilleur privé du pays. Dans cette ville étouffante où luxe tapageur et pauvreté extrême se côtoient partout, Vish Puri pourchasse escrocs et criminels de tous poils avec des techniques très personnelles. Aussi relève-t-il le défi quand avocat anti-corruption victime d’une cabale lui demande son aide. On cherche à compromettre ce célèbre défenseur des causes perdues en l’accusant du meurtre d’une jeune domestique. Dans cette Inde qui s’urbanise rapidement et oublie trop ses valeurs familiales pour l’individualisme et le profit, Vish Puri mène l’enquête. Il compte sur son instinct, autant que sur les préceptes de son mentor Chanakya… Vivant entre Londres et Delhi, longtemps reporter en Inde, marié à une journaliste Indienne, l’auteur connaît parfaitement le monde qu’il décrit dans son premier roman.

Par Claude LE NOCHER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Noir sur la Ville 2009


Pour tous renseignements :
http://fureurdunoir.free.fr/

Serial Kronik

Le réseau Serial Kronik fédère des chroniqueurs indépendants désireux d'informer avec objectivité et passion sur le Roman noir et le polar.

Les bonnes adresses (liens)

Recherchez sur Action-Suspense

Fil RSS - s'abonner au blog

  • Flux RSS des articles

Créer un Blog

Site partenaire

www.rayonpolar.com

Mes chroniques sont aussi
sur le site de Luis Alfredo
www.rayonpolar.com

Action-Suspense Blog-Infos

  • : Le blog de Claude LE NOCHER
  • action-suspense
  • : Un maximum d'infos sur la Littérature Policière dans toute sa diversité : polar, suspense, thriller, romans noirs, romans d'enquête, auteurs français et étrangers. De très nombreux liens avec les éditeurs, les auteurs, les sites dédiés aux romans. Presque chaque jour de nouvelles infos !
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Recommandez Action-Suspense

Merci de votre visite

Webzine d'infos polars, Action-Suspense a été créé mi-janvier 2008. Merci de vos visites, de votre fidélité et de vos encouragements.
Roland Sadaune est romancier
(voir articles
Roland Sadaune, 2 romans  ou Roland Sadaune, à L'Isle-Adam )
C'est aussi un peintre de talent, et un ami fidèle.
Cette aquarelle est le symbole de la première année d'existence d'Action-Suspense.

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés