Vendredi 15 août 2008

Suite des animations vidéos estivales, avec un hommage
à un grand romancier français : Brice Pelman
par Claude LE NOCHER publié dans : AUTEURS
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Jeudi 7 août 2008

La "Série Noire" des éditions Gallimard reste une des collections mythiques de la Littérature policière. Poursuivons nos vidéos estivales, avec une nouvelle animation consacrée aux grands romanciers étrangers de la "Série Noire".

par Claude LE NOCHER publié dans : AUTEURS
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Jeudi 31 juillet 2008

Nouvelle animation cette semaine, en l'honneur d'un grand nom du roman :
Georges-Jean Arnaud, qui a abordé plusieurs genres populaires...

par Claude LE NOCHER publié dans : AUTEURS
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Mardi 29 juillet 2008





Les suspenses de James Patterson figurent parmi les meilleures ventes mondiales. Si certains best-sellers semblent surfaits, ce n'est pas le cas des romans de cet auteur. Ils possédent les trois qualités principales demandées à ce genre d'histoire :
un scénario solide, des personnages crédibles, et une narration rythmée. En effet, la tension est très présente au coeur des intrigues, sans être inutilement pensante. Les personnages sont typés, sans apparaître caricaturaux. Quant à la narration, le tempo vif enchaîne les péripéties. Patterson n'oublie pas de nous faire sourire aussi, avec des passages plus légers, plutôt second degré. Rappelons que “Et tombent les filles”, ayant pour héros le policier Alex Cross, a été transposé au cinéma sous le titre “Le collectionneur”. L'excellent Morgan Freeman incarnait Alex Cross, rôle qu'il reprit dans une seconde adaptation de James Patterson : “Le masque de l'araignée”. L'un des plus récents épisodes de la série Women Murder Club a pour titre : “Le 5e ange de la mort”. Passionnants encore ses romans d'action, tels “Crise d'otage” ou “Promesse de sang”. Romancier productif, James Patterson est de ceux qui savent raconter des histoires capivantes.


[ lire aussi mes chroniques concernant les romans de James Patterson sur le site
www.rayonpolar.com ]

par Claude LE NOCHER publié dans : AUTEURS
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Jeudi 24 juillet 2008

Suite de notre série de vidéos estivales, avec un hommage
à un grand romancier populaire, Michel Lebrun.
par Claude LE NOCHER publié dans : AUTEURS
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Mercredi 25 juin 2008
Trois enquêtes du commissaire Montalbano, d'Andrea Camilleri

Le personnage du commissaire Salvo Montalbano a rapidement séduit les lecteurs, en France comme ailleurs. Il est vrai que c'est un héros humaniste, avec ses plaisirs (de la table, par exemple) et ses faiblesses (son âge, et les femmes). Ses enquêtes laissent aussi une belle part à l'humour. La traduction française, par Serge Quadruppani, contribue à nous faire apprécier ces romans. Retour sur trois titres, en commençant par celui qui le fit connaître chez nous.

« La forme de l'eau » (1998)  L'action se passe dans la région de Vigàta, en Sicile. Politicien important, l'ingénieur Luparello est décédé d’une crise cardiaque, dans sa voiture – retrouvée dans le chaud secteur du Bercail, fréquenté par des prostituées et leurs clients. Sans doute est-il mort en faisant l’amour. Selon des témoins, sa partenaire s'est enfuie. Quelques détails surprennent le commissaire Salvo Montalbano, chargé de l’affaire. Même s’il a le soutient relatif du questeur, son supérieur, il doit se montrer très prudent. Ni l’avocat Rizzo, ni le député Cusumano ne l’impressionnent vraiment. Il se doit de vérifier certains indices, trop flagrants. L’éboueur Saro a retrouvé un collier très coûteux que certaines personnes cherchent. S’il fait confiance à Montalbano, il pourra en tirer parti pour faire soigner son bébé souffrant. Quant à son collègue éboueur Pino, il a remarqué l’étrange réponse de l’avocat Rizzo, le premier averti de la mort de l’ingénieur… La veuve Luparello est une femme lucide. Elle renseigne le policier sur la villa où son mari recevait ses maîtresses. Le collier semble appartenir à la belle suédoise Ingrid, qu'on dit peu farouche.

« Le tour de la bouée » (2005)  Montalbano ramène à la côte le corps d'un noyé, qui a eu les membres liés par du fil de fer. Il a mariné deux mois dans la mer. Montalbano s’informe sur les courants marins, pendant que son adjoint Fazio cherche l’identité du mort. Le commissaire définit bientôt où le corps fut immergé. Dans un village bâti sans permis, Spigonella, une villa blanche et rouge l’intrigue. Elle dispose d'un discret port privé, bien aménagé. Le cadavre ressemble à un nommé Errera, un truand mort depuis un an. A l’arrivée d’un bateau d’immigrés Noirs, Montalbano avait remarqué un gamin au comportement curieux. Plus tard, il apprend que l'enfant a été tué par un chauffard. Il s'agit d'un meurtre. Le policier s'en veut. Au débarquement, un ambulancier eut un rôle suspect. L’homme avoue être contraint de véhiculer des immigrés. Un journaliste avait déjà contacté Montalbano, au sujet de ces trafics. Écœuré par ce que subissent les enfants, le policier décide de s’attaquer à cette organisation.

« La lune de papier » (2008)  Angelo Pardo a été abattu chez lui, peut-être après avoir eu une relation sexuelle. Michela, sa soeur, s’est inquiétée de l’absence de son frère dont elle est proche. Après la découverte du cadavre, Salvo Montalbano perquisitionne chez Pardo. Il découvre un curieux livret de chansonnettes, ainsi que la clé d’un petit coffre qui a disparu. Montalbano réalise trop tard sa une grosse bourde : il a laissé Michela à dormir chez son frère. Il s'avoue troublé par cette femme d’une beauté particulière, qu’elle dissimule sous des vêtements vagues. Pardo était l’amant d’Elena. A l'inverse de Michela, Elena est d'une sensualité agressive. Mariée à un vieux professeur, qui n’ignorait rien de sa liaison avec Pardo, Elena parait sincère. Elle n’a pas d’alibi, n‘ayant pas rejoint son amant ce soir-là. Michela l’accuse, ne cachant pas son hostilité. Des lettres cachées dans la voiture de Pardo sont peut-être moins révélatrices qu'il ne semble. Si plusieurs pistes sont possibles, Montalbano s’interroge surtout sur le train de vie de la victime.

© Claude le Nocher

par Claude LE NOCHER publié dans : AUTEURS communauté : SOIF DE LIRE...
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Vendredi 20 juin 2008
Le commissaire Landowski, de Serge Le Gall

On a déjà évoqué sur ce blog l'autre personnage créé par Serge Le Gall, le détective Pinkerton, héros de polars historiques. Le policier Landowski vit, lui, à notre époque. C'est un flic pur et dur, défenseur de la Loi, mais plus sceptique quant aux autorités politico-policières. Dans une enquête, il s'interresse souvent moins au meurtre qu'au contexte de l'affaire. Il se qualifie de spécialiste des affaires tordues. Sans doute des épisodes non révélés de son passé l'incitent-ils à un certain humanisme. Indépendant, voire non-conformiste, il entretient une relation compliquée avec une belle juge d'instruction, Lorraine Bouchet. Les aventures de Landowski débutent dans « la secte de l'Aven », puis « Sables mouvants à Bénodet ». Voici un aperçu de ses cinq romans les plus récents, tous publiés aux éditions Alain Bargain.

« La Douarneniste et le commissaire » (2003) Deux marins retraités sont assassinés à Douarnenez le même jour. L’enquête piétinant, le commissaire Landowski est envoyé sur les lieux. Il y retrouve un ami Tonton, journaliste désabusé, qui affirme savoir peu de choses – bien qu’il se soit trouvé non loin des lieux des crimes. Landowski apprend que, peu avant, des poupées sanglantes semblaient annoncer ces meurtres. Il s’installe chez une vieille dame, pure douarneniste s’exprimant dans le vieux parler local. Les victimes avaient un train de vie très différent. Après un voyage maritime au Brésil, ces deux amis furent un temps brouillés. Robert se livrait à un trafic, découvert par Yvon. Un cargo faisant du cabotage dans le secteur attire l’attention du policier, quand une ukrainienne d’origine se manifeste. Une des victimes aidait des clandestins, ce qui explique ses revenus. Deux autres hommes sont tués selon la même méthode que les premiers.

« Traque noire à Audierne » (2004)

Cette nuit-là, Maria et Pierre furent victimes d’un accident de la route. Pierre mourut sur le coup. Le corps de Maria fut trouvé noyé au petit matin dans la rivière voisine... Landowski est invité à Audierne. L’ancien juge Brousse lui demande d’enquêter sur le décès de Maria, remontant à vingt ans. Il a reçu une lettre anonyme à ce sujet. S'il n’eut pas à traiter l’affaire, il a obtenu une copie du dossier. Vivant en reclus, le juge et sa compagne Irène intriguent Landowski. Il se renseigne sur son hôte, doutant de sa sincérité. Les responsables de la mort de Maria ont appris qu’un policier enquête à nouveau sur ce décès. « Miss » souhaite tout avouer. Didier veut la protéger, car Gérard et les deux autres ont décidé de l’éliminer. « Miss » tombe dans leur piège mortel. Le groupe soigne sa version, mais Landowski note des incohérences. thème de la lâcheté, pouvant aller jusqu’au crime, est ici abordé.

« Corps-mort à l'Île de Batz » (2005)

Ayant besoin de se reposer, Landowski a loué une maison à l’Île de Batz, tandis qu'il se fait soigner par une kiné dans une clinique de Roscoff. En réalité, le policier est en mission. Les vols de moteurs hors-bord dans le secteur, ça ne le regarde pas. Il s’intéresse au meurtre de la sensuelle Suleya, étranglée peu après qu’il soit arrivé ici. Entre Gary, son petit ami jaloux, un éventuel admirateur excité de la jeune femme, le patron de Suleya qui la considérait comme une allumeuse, ou le voleur de moteurs dérangé par les ébats de Suleya et Gary en bord de mer, beaucoup d'hypothèses sont plausibles. Par ailleurs, un navire chargé de cocaïne se dirige vers la France. On pense qu’une livraison aura lieu près de Roscoff. Des soupçons pèsent sur la clinique, où Landowski a repéré un labo. Pourtant, le policier se sent manipulé.

« Fugue mortelle en Ré » (2006)

Truands chevronnés, Franck Nérac et son cousin Fabio sont de dangereux braqueurs multirécidivistes, ayant abattu deux convoyeurs de fonds. Ils parviennent à s’évader de prison en hélicoptère, accompagnés de leur ami Garca. La juge d’instruction Lorraine Bouchet charge Landowski de retrouver les fuyards. Par le passé, ils se sont déjà affrontés. Les complices des évadés sont vite repérés et capturés. Par contre, Garca ne se laisse pas arrêter sans résister. Il refuse de le renseigner sur Franck et Fabio. Landowski pense qu’ils vont récupérer leur butin en Charente-Maritime. Lucien, 8 ans, est le fils de Franck Nérac. Il n’est pas mécontent que sa mère (qu’il n’a pas connue) vienne le chercher à Saintes. D’Oléron à l’Île de Ré, en passant par Boyardville, Jeanne Nérac laisse des indices de leur présence. Elle souhaite que le truand se manifeste. Landowski repère le trajet de Jeanne Nérac.

« Le moine rouge de Carantec » (2007)

Trois meurtres sont commis cette nuit-là à Carantec. Bien qu’en arrêt maladie, Landowski accepte de suivre l’affaire en observateur. Il se méfie du flic chargé de le piloter, car certains dans sa hiérarchie apprécient peu ses succès de policier d’élite. Il reconstitue sans mal la scène meurtrière. Il estime qu’une 4e personne était sur les lieux. Il découvre qu'un des morts masquait son identité et son origine autrichienne. Il glane de curieux indices, dont un étui en cuir avec un énigmatique écusson. Propriétaire d’un manoir voisin, le baron de Kervirac a disparu. On tourne un film X chez lui. Son épouse ignore où est le baron. Leur jeune soubrette Sophie en sait-elle plus ? Landowski remarque Amélie, belle Antillaise jouant dans le film – et s'intéresse à Juan Azul, le réalisateur. Peu après, Sophie est assassinée. On a simulé un viol. Le baron est surnommé « le Moine Rouge », car il mène avec obsession des recherches sur les Templiers et leur supposé trésor.

© Claude Le Nocher

par Claude LE NOCHER publié dans : AUTEURS
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Lundi 16 juin 2008
Les quatre romans de Michel Dréan

Michel Dréan n'est pas exactement un néophyte. Il vient de publier son quatrième roman, “La lune dans le kenavo”, aux Editions du Barbu, où l'on retrouve son héros détective, Vincent Terrach. Commençons par évoquer un de ses romans, avec un autre personnage principal.
Yeun Ellez Blues (Ed. Chemin Faisant, 2005) est un journaliste parisien, séducteur et prétentieux. Son rédacteur en chef l’envoie dans une bourgade oubliée de Bretagne. Au début, il remarque à peine Viviane, la jeune serveuse du sinistre Hôtel des Voyageurs, où il s'installe. Falquier découvre un pays sombre, pluvieux, vivotant après la fermeture de la centrale nucléaire. Ces dernières années, six personnes ont disparu ici. Ni les gendarmes, ni le maire n’ont d’infos nouvelles à lui offrir. Quant aux habitués du bistrot local, ils se méfient de ce citadin méprisant. un poivrot, Yom, lui parle du Marais des Enfers, Yeun Ellez. Un radiesthésiste sérieux avoue avoir été troublé quand il collabora avec les enquêteurs. Des forces maléfiques firent réagir son pendule. Sur le site de Pen Mané, près des marais, Falquier et lui sentent comme un aura de mort. Peu après, ils retrouvent le cadavre de Yom, éliminé dans sa masure...
Voici maintenant les trois enquêtes de Vincent Terrach.
Plœmeurtre (Ed. Blanc Silex, 2004) Plœmeur, près de Lorient. Casimir, 9 ans, trouve un cadavre à la piscine, ainsi qu’une chaîne à médaillon appartenant sans doute à l'assassin. Il n’en parle pas à la police. Nicole Le Bruchec, la victime, montait des programmes immobiliers controversés. é par le SRPJ de Rennes, le policier Vincent Terrach est natif de Plœmeur, où il n’a pas que de bons souvenirs. Ce qui déplait aux flics lorientais. Peu dangereux, les adversaires de la victime ont tous des alibis. Vincent tombe sous le charme de la belle Sonia, collaboratrice de Nicole Le Bruchec. Un informateur anonyme renseigne Vincent sur les amis magouilleurs de la victime. Le policier subit des pressions pour qu’on les oublie. « Crazy Horse », l’assassin, estime devoir supprimer le petit Casimir, témoin gênant. Ses premières tentatives échouent. La mort de l’informateur de Vincent est-elle vraiment un suicide ? Sonia est-elle aussi franche qu’elle le paraît ?

Keromansonge (Ed. Chemin Faisant, 2006)
Un cadavre datant de la dernière guerre est découvert dans le mur d’un des bâtiments de la base des sous-marins de Keroman, à Lorient. Maigre indice, une chevalière ne permet guère d’identifier le corps. Ex-policier, Vincent est devenu détective privé. Valérie Lecerf l’engage pour surveiller son mari Serge. Enceinte, elle pense que celui-ci la trompe. Serge Lecerf est abattu sous les yeux du détective par un motard casqué. Son épouse demande à Vincent de poursuivre l’enquête. La rousse maîtresse de la victime n’est pas impliquée. Peu après, un commerçant vannetais est assassiné. Vincent imagine qu’il existe un lien entre les deux meurtres. Il contacte son ami policier Fortin. Une analyse indique que des munitions anciennes ont été utilisées dans les deux cas. Vieille dame sentant approcher sa fin, Anna se souvient de sa jeunesse pendant la 2e Guerre Mondiale. Peut-être est-elle la clé de cette série de meurtres...

Vincent est aujourd'hui de retour dans “La lune dans le kenavo” (Editions du Barbu, 2008). Un ancien copain de lycée lui demande de retrouver son épouse. Il semble qu'elle ait quitté une vie confortable pour rejoindre la Nouvelle Pensée, une obscure secte. Mais, de Lorient au Périgord noir, cette nouvelle enquête s'annonce beaucoup plus sombre encore que les précédentes. Vincent va croiser des personnages aussi insolites qu'inquiétants.

© Claude Le Nocher

 

par Claude LE NOCHER publié dans : AUTEURS
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Lundi 19 mai 2008
 

TAÏBO en 1968

Qu'on l'admette ou non, les révoltes de 1968 ont marqué notre époque. Quarante ans plus tard, on a largement évoqué en France le mouvement de mai 68. Il ne faudrait pas oublier que la contestation fut internationale. Et souvent bien plus violente dans certains pays.

Né en 1949, Paco Ignacio Taïbo II est considéré comme le fondateur du nouveau roman policier mexicain. Depuis plus d'un quart de siècle, sa réputation d'écrivain militant n'a cessé de grandir. Sans doute a-t-il même influencé une grande part du polar latino-américain. Nombreux sont les Prix littéraires (amplement mérités) qui lui ont été attribués.

Dans “68”, publié aux éditions L'Echappée (www.lechappee.org), Taïbo raconte les faits auxquels il participa. A l'époque, il prit des notes sur les évènements, espérant en tirer un roman plus tard. Sans doute est-il difficile de raconter un moment passionné de sa propre vie. Aussi nous livre-t-il ici, par cette suite de textes, un témoignage vécu d'une belle intensité. Après la phase purement idéologique, vint l'organisation de la révolte, avant une répression qui fit beaucoup de victimes. Quatre décennies ont passé, mais l'esprit perdure. Ce livre est préfacé par Claude Mesplède, lui-même militant fidèle à ses convictions.

par Claude LE NOCHER publié dans : AUTEURS
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Mardi 6 mai 2008
 

Maxime GILLIO, ses deux premiers romans

(collection Polars en Nord, Ed.Ravet-Anceau)

Maxime Gillio est membre actif de l'association “les Amis de San-Antonio”, qu'il a rejoint en 2001, dont il est devenu le secrétaire en 2003. Il participe au comité de rédaction de leur revue depuis 2004. C'est un de ces auteurs qui, ayant beaucoup lu, est aujourd’hui mûr pour l'écriture.

 

Dans une interview sur www.rayonpolar.com, il répond au sujet de l'influence de Frédéric Dard sur sa propre manière d'écrire : « C’est une évidence, même s’il n’est pas le seul à m’avoir donné cette envie (je pense notamment à Didier Daeninckx depuis longtemps, ou plus récemment, à des auteurs américains comme Denis Lehane ou Joe Lansdale). Ce qui est troublant, c’est que lorsque j’ai écrit mon premier roman, je voulais absolument me démarquer de son influence, pas qu’on dise que je faisais un ersatz… Mais qu’est-ce que j’en ai bavé !! Ça se sent d’ailleurs dans le style, certainement timoré… Et je m’aperçois que dans les textes postérieurs, que ce soient mes romans ou des nouvelles, je reviens naturellement à une écriture plus san-antonienne, je me lâche davantage, parce que j’en ai besoin, parce que ça me rend malheureux de me brider... J’ai commencé une série (les Dacié) écrite dans une veine réaliste et sombre. Je ne peux, en un tour de main, en faire quelque chose de déjanté et burlesque. Mais disons que je me libère plus dans l’écriture et dans la peinture des personnages secondaires. Ça me rappelle quelqu’un… Enfin, je crois que je vais bientôt franchir le pas, puisque je vais attaquer, parallèlement aux Dacié, une nouvelle série écrite dans un style complètement différent. Je crois que j’ai besoin d’avoir ces deux veines. » Voici un aperçu de ses deux premiers romans.

« Bienvenue à Dunkerque » (2007)

Venu de Nice, le jeune policier Stéphane Marquet arrive en poste à Dunkerque. Son supérieur, l’inspecteur principal Dacié est vite irrité par ce nouvel adjoint. Son inculture agace l’ancien prof qu’est Dacié. Ils enquêtent ensemble sur la profanation d’une église. Quelqu’un s’est laissé enfermer ici, puis a décoré l’autel avec des figurines. Ce n'est pas un simple délire d'ado. Une précédente affaire de satanisme offre un suspect aux policiers, un glandeur qui n’a pas d’alibi. Qu’il soit l’auteur de cette mise en scène reste incertain. Les agressions subies par plusieurs pharmaciens peuvent attendre. Conseillère d’éducation dans un collège difficile, Céline Marchand vient d’être assassinée chez elle. Cette femme mariée, autoritaire avec les élèves, aimait le sexe. Elle choqua surtout en déclarant son militantisme politique dans un parti d’extrême-droite. Elle aurait reçu des lettres de menaces. Le premier suspect des enquêteurs semble avoir été le bon, mais...

« L’abattoir dans la dune » (2008)

Les cadavres de deux femmes quinquagénaires ont été retrouvés dans les dunes des environs. L'affaire s'annonce délicate. L’une a été assassinée plusieurs mois plus tôt. Pourtant, ce pourrait être l’œuvre d’un même tueur. Peut-être serait-il prudent de distinguer les deux enquêtes. Peu après, on retrouve le corps d’une troisième femme du même âge, une journaliste locale aux positions affirmées. Dacié fait appel à un ancien ami. Hervé Fradier est un psychologue confirmé, un profiler sûr de ses analyses. Dacié et lui ont longtemps été fâchés; c’est l’occasion pour eux de se réconcilier. Fradier dresse un portrait assez précis du criminel. Sœur du jeune Marquet, Sonia vient passer quelques jours de vacances à Dunkerque. Elle partage les mêmes goûts culturels que Dacié. Ce qui excite la jalousie de son frère, Marquet protégeant sa sœur qui reste marquée par certains traumatismes. Des pêcheurs remontent le cadavre d’un magistrat de la région. Selon Fradier, il peut s’agir d’un copycat, d’un admirateur du vrai tueur. Surtout, il est probable que l’assassin ait des antécédents...

© Claude Le Nocher

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