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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 07:16
 

Pierre Véry était un auteur dont les romans ne manquaient ni de fantaisie, ni d’humour. Pour lui rendre hommage, commençons par les trois premières aventures de l’avocat Prosper Lepicq, publiées en 1934. Il apparaît dansMeurtre quai des Orfèvres. Le policier Paluaud est retrouvé mort dans un placard de son bureau de la PJ, au Quai des Orfèvres. À proximité, une clé anglaise sans empreinte, et un marteau qui portes celles d’un ancien bagnard, Léon Prioux. Ce dernier est donc activement recherché par la police. L’avocat Prosper Lepicq est également suspecté, car il rôdait autour du lieu du crime. Léon Prioux se rend bientôt à la police. Mais le même jour, le jeune Edmond Dauvergne fait des aveux dans un grand journal. Deux coupables, c’est trop, à moins qu’ils ne mentent tous les deux ? On pourrait envisager un banal suicide, mais la probité du policier Paluaud exclut cette hypothèse. Peut-être le vol de fiches compromettantes est-il à l’origine de cette affaire. Tout cela semble organisé, commandité et manipulé par un inconnu qui reste dans l’ombre…
VERY-M-MARCELM.Marcel des Pompes Funèbres. Étrange entourage que celui du regretté Octave, ancien des Pompes Funèbres qui tenait un magasin funéraire. Son épouse Françoise était bien plus jeune que lui. Sa tante Lucie est une vieille fille, qui se veut la conscience de leur famille. Le cousin dévoué Bernard Hilairet va s’occuper des formalités. Citons encore Fernand Grau, Célestin Courtois et son épouse à l’air endormi Marthe, la famille de province. Sans oublier ces messieurs des Pompes Funèbres: M.Marcel, vieil ami du défunt, amoureux de sa veuve; Armand Chanut, homme antipathique au curieux comportement; M.Brême, qui veille sur les cercueils; et les subalternes Daguet et Babulle. Quand Hilairet est assassiné, le mystère s’épaissit. M.Lepicq rôde dans la maison, au cas où l’on aurait besoin de ses services d’avocat, menant sa petite enquête. Hilairet était-il un simple brocanteur ? Que fait donc cette boîte-à-outils de cambrioleur au domicile de M.Marcel ? Armand Chanut avait-il un motif d’éliminer la victime ? À moins qu’un des membres de la famille n’ait quelque chose à se reprocher ? Telles sont les multiples questions que se pose Prosper Lepicq, dans cette affaire à l’ambiance si particulière…
VERY-PereNoelL’assassinat du Père Noël. Pour le touriste de passage, Mortefond semble être un tranquille village de Meurthe-et-Moselle. Pourtant, l’abbé Fuchs a quelques raisons de s’inquiéter. On a menacé de voler le trésor de l’église. On a même pénétré dans la sacristie. Poursuivi, l’inconnu a sauté par la fenêtre, sans laisser la moindre trace sur le sol détrempé. Tandis que se préparent les fêtes de Noël, un mystérieux marquis de Santa-Claus s’installe dans la région. Le sacristain Kappel se méfie immédiatement de lui. D’autant que tous deux cherchent la même relique, disparue à l’époque de la Révolution. Dans le village, rivalité et suspicions vont déboucher sur un drame. Prosper Lepicq use ici d’une fausse identité qui lui permet de mener l’enquête à sa manière…

Autre succès de Pierre Véry : “Goupi Mains-Rouges” (1936). Vivant à Paris depuis longtemps, le jeune Goupi-Monsieur retrouve sa famille campagnarde. Les Goupi forment un clan, qui a l’habitude de résoudre ses problèmes entre soi. Des problèmes, il en naît dès l’arrivée de Goupi-Monsieur. Celui-ci se perd sur le chemin de la ferme, à cause du jeu macabre de son oncle. Puis l’aîné de la famille est agressé. Cette nuit-là, on leur vole dix mille francs, le pire des crimes pour les Goupi. Tous commencent à s’inquiéter pour le magot familial. Leur aïeul a perdu la mémoire, il est incapable de leur révéler la cachette. Bientôt, c’est la tante de Goupi-Monsieur qui disparaît. Goupi Mains-Rouges, c’est un peu le sorcier du clan. Menant son enquête, il ne tarde pas à suspecter Goupi-Monsieur. Mais cette accusation est plutôt une ruse pour découvrir le vrai coupable…

VERY-M.ROUGESPierre Véry publia en 1949 une suite très originale, avec “Goupi Mains-Rouges à Paris”. Mains-Rouges reconnaît sur une photo la fille indochinoise du défunt Goupi-Tonkin. Elle est partie depuis trois ans, pour vivre à Paris. Bien que n’ayant jamais mis les pieds dans la capitale, Mains-Rouges va tenter d’y retrouver la trace de sa nièce. La piste débute par la boite postale privée où la jeune fille recevait son courrier. À cette adresse, il repère un curieux homme qu’il prend en filature. Ce qui le mène à la Pension Sainte-Agathe, “la sécurité de la jeune fille”. C’est un endroit où sont recueillies les jeunes personnes arrivant à Paris. Mains-Rouges y croise Aimée Laprade, qui vient de sa région, mais pas de signe de Goupi-Mousmé. Mme Bleu dirige cette pension, tirant de beau revenus en hébergeant les jeunes filles, puis en les plaçant comme employées de maison ou en leur trouvant un riche mari. Elle est entourée de son fils Gérard et de M.Bleu, frère de la directrice, deux personnages insolites. Il y a aussi le professeur de musique René de Fouques, amant de Mme Bleu, qui n’est pas insensibles à quelques-unes de ses protégées. Le rusé Mains-Rouges s’intéresse autant à l’ambiance du foyer qu’à son histoire. Car cinq acheteurs potentiels sont décédés avant d’acquérir cette maison. Mains-Rouges poursuit ses investigations en espérant retrouver sa nièce vivante, ce qui apparaît de moins en moins sûr…

VERY-AVRILTerminons avec un roman-jeunesse de Pierre Véry, publié en 1960, “Les héritiers d’Avril”. Maître Festalin, notaire, a chargé le détective Julien Louguereau de retrouver les héritiers de Noël Jean Guillaume Avril. Ce dernier est décédé en 1914, mais un document récemment découvert relance la succession. Après élimination de quelques personnes étrangères à l’héritage, le détective de l’agence Euréka ne retient que quatre ayant-droits. Ducluzaud est un comédien sexagénaire à la carrière modeste, qui déclame volontiers des vers célèbres. Jussieaume est un jeune serrurier qui a fait de la prison. Connaissant trop bien son métier, il fut accusé de vol. Mme Grayfield, Anglaise d’origine française, se consacre à des œuvres de charité au profit des enfants. Enfin, il y a Noël de Saint-Aigle, quatorze ans. Orphelin adopté, celui-ci voit cette affaire comme une petite aventure qu’il peut partager avec ses copains Dominique (dit Grand-Chef) et Ali. Le testament d’Avril fut enregistré sur un disque, que l’on retrouve bientôt cassé par la moitié. Le détective pense comprendre le message initial du testateur. Le sens du message devrait permettre à Dominique de deviner où est caché le document, les dernières volontés d’Avril. Mais d’autres personnes cherchent la même chose. Dans un manoir de Dordogne, serait déposé un coffre espagnol contenant la fortune d’Avril. Toutefois, Dominique se demande si le trésor existe réellement ?

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commentaires

Nicolas 15/12/2009 06:49


Bonjour,
Je viens de découvrir votre blog il y a dessus des choses agréable à regarder.
A l'occasion venez voir ce blog, www.nicolaslizier.com je suis graphiste.
Je vous souhaite une bonne continuation sur votre site qui mérite d'être vu.
A bientôt
Nicolas graphiste à Montréal


Claude LE NOCHER 15/12/2009 07:40


Cher Nicolas, merci de votre visite...
www.nicolaslizier.com nous montre votre talent créatif, en effet.
Amitiés.


Serge 31 12/12/2009 21:59


Salut bien Claude!... Bon, après Malet, un coup de projo sur Véry, et tu as raison: notre patrimoine polar est riche. Au fait, la culture, littéraire ou autre, ça fait bien partie de l'identité
nationale?... Merci de ta contribution au débat et amitiés!


Claude LE NOCHER 13/12/2009 08:04


Je n'affirmerai pas que notre riche patrimoine polar signifie une culture universelle, mais je crois bien que de nombreux lecteurs se sont ouvert l'esprit grâce au
polar.
Vaste sujet que la place de la culture dans l'identité nationale. On acquiert un "bagage culturel" de tant de manières différentes. Ce que l'école nous apprend, ce que notre milieu nous inculque,
ce que nous choisissons de connaître, ce que l'on nous suggère, etc... Chacun possède donc son "identité culturelle" perso. Et l'ensemble de ces "acquis" forme peut-être l'identité culturelle
nationale. Mais, faut-il étiqueter, labelliser tout cela ? Je n'en suis pas du tout convaincu. Car la "culture encadrée" perd toute liberté, donc nous perdons la liberté de choisir nos
découvertes, le plaisir (dans notre cas) de lire des romans aussi divers que possible. Et, puisque c'est l'idée cachée de ce débat, faut-il que des populations issues de cultures étrangères soient
"obligées" de connaîtres "nos" références culturelles ? Là encore, suggestion vaut mieux qu'obligation. Faire découvrir plutôt qu'imposer, ça me parait un plus sûr moyen d'imaginer une
identité nationale équilibrée, incluant les nouveaux habitants de notre pays.
En outre, il ne serait pas mauvais de contrer le vieil adage anti-culturel "Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver", cher aux nazis et à quelques-uns de nos compatriotes (si, si,
certains le citent toujours). Et, avis strictement personnel, ce débat me rappelle la tristement célèbre exposition "Le juif et la France" pendant l'Occupation, manière de désigner l'ennemi. Je
force le trait, mais...
Notre microcosme polardeux peut-il faire un peu pour l'identité culturelle de chacun et de tous ? Je le pense vraiment. Sinon, pourquoi animerais-je chaque jour "Action-Suspense" ?
Amitiés, Serge...


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