Basées près de Pau, à Serres-Morlaàs (64160), les éditions de l’Atelier In-8 sont très appréciées des auteurs de polar. Sont publiés dans leur Collection Noires de Pau : Lalie Walker, Mouloud Akkouche, Gilles del Pappas, Hervé Le Corre, Philippe Motta, Thomas Lugos, Philippe Cougrand. Dans la Collection Quelqu’un m’a dit : Francis Mizio, Pascale Fonteneau, Mouloud Akkouche, Jean-Bernard Pouy. Dirigée par Marc Villard (lui-même publié dans la coll. Intra-Muros) la Collection Polaroid présente Jean-Bernard Pouy, Marcus Malte, Franz Bartelt, Anne Secret. On trouve encore Max Obione, Jan Thirion, Hubert Monteilhet, Emmanuelle Urien, dans leur collection Porte à côté. Beau catalogue d’auteurs reconnus de textes noirs. J’en ai chroniqué quelques-uns.
Toutefois, c’est la dernière fois que j’évoque ce petit éditeur. D’abord, parce qu’il méprise les blogueurs, calomniant la sincérité de beaucoup d’entre eux. En témoigne cet extrait d’édito, visant un réseau de librairies : “Les blogueurs «indépendants» suivis sur la Toile sont repérés par les éditeurs qui leur envoient gracieusement des services de presse, et leur offrent de temps à autre un déjeuner ou un voyage.” Insultant pour les blogueurs intègres qui n’ont aucun enjeu financier à défendre. Largement mensonger, car j’attends toujours l’éditeur qui m’offrira des repas, des voyages, et pourquoi pas des escort-girls ? Quand je vais dans un Festival polar, c’est toujours à mes frais. Je ne suis pas sûr que cet éditeur comprennent notre état d’esprit, le partage gratuit d’informations.
Mon principal grief est ailleurs. Quand Anne Secret a publié chez Seuil
“Les villas rouges”, j’ai quasiment été le seul à apporter une vraie notoriété à ce roman. Par des chroniques sur plusieurs sites et blogs Internet, par un article dans
la Revue 813. Ce qui attira l’attention du jury du Prix Calibre 47, au festival Polar’Encontre. Au festival Mauves-en-Noir, l’auteure m’en a remercié avec émotion. Je ne lui en demandais pas
tant. C’est totalement par hasard que j’apprends qu’Anne Secret est aujourd’hui publiée chez l’Atelier In-8. Il aurait été courtois que j’en sois informé par cet éditeur. Peut-être même en
priorité, vu mon soutien au précédent titre de l’auteure. Pas besoin de SP (ni de déjeuner ou de voyage), juste un message, une info. Qu’on ne m’explique pas que c’est une petite structure ayant
peu de moyens. Des fumistes n’aimant pas les blogueurs, et incapables d’assurer une promotion simple. Marre des tocards de l’édition.
C’est uniquement par respect pour Anne Secret que je fais figurer ici la couverture de son nouveau livre.
Réaction de l'éditeur : lire le 4e commentaire en cliquant ci-dessous.
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Roland Sadaune est
romancier, peintre de talent, et un ami
fidèle.
http://www.polaroland-sadaune.com/

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Un coup de colère ? Justifié d'après ton article et comme toi je n'ai pas encore eu le plaisir de bénéficier de repas, d'escort-girls (ne s’appelle pas DSK qui veut), seulement le plaisir de lire des romans envoyés par des éditeurs ou des auteurs qui ont appréciés mes chroniques (sans qu'elles soient pour autant laudatives à l'excès).
Le seul titre de chez In-8 que j'ai lu, c'est Max Obione que me l'a envoyé !
Amitiés
Salut Paul
Toi et moi, et tous les blogueurs, gagnons des fortunes grâce à nos chroniques, forcément financées par l'édition ? Non seulement c'est absurde, irréalliste, mais insultant (même si leur édito visait d'abord un réseau de librairies). "Privilégiés", nous lisons afin de partager notre exploration du polar avec nos visiteurs, en toute honnêteté et transparence.
Voilà un éditeur définitivement rayé de mes contacts, même s'ils publient un chef d'oeuvre.
Amitiés.
En fait je pense qu'on peut aussi prendre le problème dans un autre sens. Si toi Claude et autres bloggers (comme moi finalement) sommes taxés de gens intéressés par quelques avantages en nature, qu'en est-il alors de ces mêmes éditeurs qui nous envoient des tonnes de SP qui ne pourront de toutes façons par être tous lus et qui ne sont ni plus ni moins que du matraquage publicitaire pour nous donner mauvaise conscience quand on a pas le temps de les chroniquer ?
Moi qui suis écolo et économe, autant vous dire que j'ai du mal avec les SP sauvages. Je préfère m'en référer aux éditeurs directement et leur demander des titres précis. Mais qu'on nous fasse pas croire que si il y a intéressement il est à sens unique.
Car la chronique qui finit par être lisible sur un blog a toute les chances de générer des achats par les lecteurs. Donc où est le problème ? Je comprends va vraiment cette polémique. Bizarre, bizarre. Bien à vous deux.
Salut Herveline
Je n'ai jamais caché être un "privilégié" de la lecture, en effet. Mais je ne sollicite JAMAIS aucun roman. Comme tu le soulignes, je reçois même des livres après avoir répondu aux éditeurs ou auteurs que je n'aurai pas le temps de les lire (la semaine dernière, encore). Une vitrine de livres, pour toi comme pour nous, bien sûr. Sans complaisance, puisque nous traitons ce que nous estimons de qualité. Suggérer une connivence douteuse/intéressée, soit avec l'édition, soit avec un réseau de libraires, c'est insulter les blogueurs.
Le plus énervant dans cette histoire reste qu'il n'était pas difficile de m'informer, au sujet d'une romancière que j'ai défendu bien avant tout le monde. Pour ça, il faut effectuer un travail d'éditeur sérieux, ne pas compter sur l'éventualité d'un bouche à oreilles. D'autres petits éditeurs font ça nettement plus sérieusement, ayant admis l'importance des blogs.
Amitiés.
Voilà qui résume exactement ma pensée, mon cher Pierre !
Notre logique consiste à suivre nos plaisirs et nos instincts de lecteurs, sans motivation financière, dépensant même un peu pour certains livres (ou bédés, dans mon cas, et quelques sorties en Festivals)... Puis à partager tout ça avec d'autres lecteurs.
Par contre, si tu ne sais pas quoi faire de l'escort girl, Paul ou moi sommes preneurs.
Amitiés.
Je viens de lire l’article que vous nous avez consacré. Il me chagrine un peu, parce que ce que vous prêtez à In8 un mépris pour les blogueurs que, précisément, je n’ai pas le sentiment que nous nourrissions, au contraire.
Dès nos débuts dans l’activité d’édition, nous avons fait le choix d’envoyer quelques-uns de nos SP à des blogueurs qui nous semblaient de fins lecteurs, plutôt que de les adresser à des rédactions traditionnelles qui eussent accordé à nos ouvrages une attention toute relative. Nous ne vous en avons jamais adressé ? C’est une erreur, sans doute, de notre part, que vous jugerez regrettable, mais que j’imputerais davantage à la dimension artisanale de notre activité « presse » qu’à un mépris quelconque – nous ne sommes pas suffisamment structurés pour que l’un de nous puisse se consacrer aux relations-presse, identifie les bons interlocuteurs, modifie pour chaque livre les listings d’envois presse, tiennent à jour les coordonnées, etc… En revanche, lorsqu’un blogueur nous demande un SP, pour peu qu’il nous en reste au moment où il formule sa demande, sachez que nous l’envoyons toujours. Je crois du reste que nombreux sont les petits éditeurs qui n’attendent plus grand chose des medias traditionnels, et qui ont compris, comme nous, que la lecture d’un blogueur, fine et attentive, est précieuse.
Preuve de cette attention réelle, au fil du temps, certains blogueurs avec lesquels nous avions établi un contact quelconque sont devenus des amis de la maison d’édition, voire des amis tout court. Il ne me semble pas très intéressant de vous donner des noms, vous identifierez aisément, d’un tour sur la toile, ces blogueurs devenus de fervents soutiens de notre catalogue, en toute indépendance. Oui, en toute indépendance, car nous-mêmes ne tentons d’acheter d’aucune manière les critiques. En revanche, des enquêtes et articles sont parus, dans la presse à grand tirage, sur le fait que les grosses maisons d’édition ont développé une action spécifique en direction des blogueurs, dans le but d’emporter leur conviction. Je me souviens d’en avoir discuté avec Anne-Sophie Demonchy (LaLettrine – je crois d’ailleurs qu’elle s’en est fait l’écho sur son blog), les blogueurs de Biblioblog… D’autres éditeurs conditionnent l’envoi du SP au blogueur à ce que celui-ci s’engage moralement à faire paraître une critique (si vous voulez avoir des témoignages de blogueurs sur ce genre de pratique, je peux vous donner quelques contacts). La plupart du temps, les blogueurs, lucides, désintéressés, soucieux de leur indépendance, se tiennent à distance des manœuvres d’éditeurs plus ou moins subtiles, et c’est tout à leur honneur. Jamais je n’ai prétendu que les blogueurs étaient vénaux ! Mais ce n’est pas parce que ces démarches de séduction s’avèrent peu efficaces qu’elles ne sont pas mises en œuvre par certains éditeurs.
Enfin, la mention des « blogueurs » dans l’article que nous avons publié sur notre site doit être interprétée dans son contexte. L’article questionne l’ambition et la fiabilité d’un site internet, financé par une chaîne de librairie, qui entend relayer les lectures d’internautes sur le web. C’est tout. Si je mentionnais les critiques indépendants qui font part de leurs lectures sur le web (dits, donc, « blogueurs »), c’était pour signaler l’audience et l’impact symbolique et économique qu’ils peuvent avoir sur la vie d’un livre, traduction numérique du classique « bouche à oreille ». Capacité telle, donc, qu’elle intéresse désormais directement les éditeurs qui font la promotion des livres de leur catalogue (ceci n’est pas un jugement de valeur, mais une constatation personnelle sur un mécanisme transverse de la communication à l’économie du livre). Je comprends mal en quoi l’énonciation de ce fait peut être perçu comme un signe de mépris… au contraire.
Je pense aussi que si nous méprisions les blogueurs, nous ne relaierions pas (avec leur accord) sur notre site web et nos newsletters, les articles qu’ils consacrent à nos livres.
Voilà, monsieur, ce que tenais à préciser. Je regrette que cet article vous ait offensé, peut-être est-il maladroit… Il faut croire que la rapidité de publication sur support numérique peut aisément induire des erreurs d’interprétation, voire des raccourcis fâcheux. J’espère que notre position vous semblera plus claire, et bien intentionnée à l’égard des blogueurs – c’est le cas. Je suis ouverte à tout échange, critique, ou discussion, si le cœur vous en dit.
Quant à Moskova, c’est un excellent livre, et je me ferai un plaisir de vous envoyer un exemplaire (sans flagornerie aucune !) si vous me confiez vos coordonnées, et si recevoir un livre de notre part ne vous fâche pas. "Sans rancune" !
Josée Guellil
Responsable des Editions Atelier In8
Prenons acte des bons sentiments de Mme Guellil à l’égard des blogueurs. Dans ce cas, il ne fallait pas les accuser d’être à la solde des éditeurs ou d’un réseau de librairies. D’ailleurs, le propos reste proche de l’extrait que j’ai évoqué : «En revanche, des enquêtes et articles sont parus, dans la presse à grand tirage, sur le fait que les grosses maisons d’édition ont développé une action spécifique en direction des blogueurs, dans le but d’emporter leur conviction.» Personne ne nie que nous sommes chaque jour approchés par des éditeurs, y compris ceux que je qualifie d’invisibles (ne publiant quasiment qu’en PDF). Quant «emporter notre conviction», autrement dit nous influencer, nous inciter à des avis positifs, c’est supposer que nous couvririons de louanges un roman que nous avons lu et pas aimé ? Ayant le choix, nous lisons réellement et intégralement ce qui nous intéresse, que ça plaise ou non aux éditeurs, gros ou petits — ou même à des auteurs nous adressant leurs livres. L’indépendance n’est pas un vain mot.
Par ailleurs, je ne vous ai jamais demandé de SP, juste de l’information. Si vous n’avez plus mes coordonnées, c’est que vous êtes fichtrement organisés. «C’est une erreur […] mais que j’imputerais davantage à la dimension artisanale de notre activité «presse» qu’à un mépris quelconque – nous ne sommes pas suffisamment structurés pour que l’un de nous puisse se consacrer aux relations-presse…» dites-vous. À travers ses diverses activités, la société Atelier In-8 ne me semble pas être «une petite structure», ainsi que je l’ai souligné dans l’article. Votre catalogue (incluant quelques-uns de mes amis auteurs) l’indique aussi. Je ne tiens nullement à jouer les donneurs de leçons, je déteste ça. Mais quelques efforts pour le lancement du roman d’Anne Secret, excellente auteure qui publie peu, eussent été simples à mettre en place. J’en suis sincèrement peiné pour elle, c’est aussi une des causes de cet article. C’est la fonction de l’éditeur (et de lui seul) de mettre en valeur les livres qu’il publie. En ce qui me concerne, le débat est clos : «La page est tournée».
yerahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
ah, au fait, je ne lmirai pas ce livre ni aucun livre de votre maison, c'est con!!!
Salut Dominique
Ce ne sont pas les exemples d'indépendance qui manquent, de liberté de parler d'auteurs encore méconnus. Exemple : crois-tu qu'un auteur comme Janis Otsiemi, dans son lointain Gabon, aurait été repéré par Jimmy Gallier si Internet n'avait pas donné un peu d'écho à son premier livre ? Crois-tu que la collection Polars en Nord serait tant soit peu connue hors de la région nordiste ? Alors oui, nous évoquons aussi des auteurs consacrés : ça fait tout autant partie de notre liberté de chroniquer qui on veut. Quant aux "petits éditeurs" tels In-8, je leur rappelerai ce vieux précepte : "Il n'a pas de mauvais outil, il n'y a que de mauvais ouvriers". C'est à chacun d'utiliser ce vecteur Internet selon ses compétences et moyens.
Moi, en pétard ? Meuh non ! Juste un peu courroucé, quoi.
Amitiés.
amitiés, claude, j'aime bien tes humeurs...
porte toi bien et ne change rien
Si c'est pour être dans l'esprit de Badinter, j'accepte le poste.
Si c'est pour être dans l'esprit de Michèle Alliot-Marie, j'accepte le fric.
Si c'est pour être dans l'esprit de Michel Mercier, actuel ministre, euh quel esprit ?
Quant à changer le mien, d'état d'esprit, sûrement pas !
Amitiés.
@Pierre: ton escort est arrivée mais elle a la jambe coincée dans la boite aux lettres !
Oh Gridou, ton dernier voyage aux Seychelles a été financé par les Editions de WWWWWW, si ma mémoire est bonne, non ? Trois semaines en famille tous frais payés, merci l'éditeur. C'est pas de la corruption, juste une compensation pour tes services chroniqués, je sais...
Quant à Pierre, il a commencé à regonfler son escort-girl, je crois
!
Mieux vaut en sourire, sans doute,mais certains propos agacent quand même un peu !
Amitiés.
Il est exact que certains éditeurs tentent des manœuvres auprès des blogueurs, c'est de bonne guerre finalement. A nous de dire et d'écrire ce que l'on a réellement pensé des bouquins lus en SP, ce qui, pour le pratiquer régulièrement, est tout à fait possible et souhaitable. Quant à l'Atelier in-8, je place mon joker ayant eu une relation très récemment très courtoise dans les deux sens moi vers eux et eux vers moi !
A bientôt
Salut Yv
Disons que les propos visant à suspecter de complaisance les blogueurs me semble toujours stupides, peu importe de qui ils émanent. Nous sommes quelques-uns (et tu en fais partie) à montrer chaque semaine que nos critères sont les plus honnêtes possibles. Si tu as l'occasion de lire et chroniquer le livre d'Anne Secret, cette auteure devrait t'intéresser.
Amitiés.
Je réponds à Marc Villard par ailleurs, mais ma position ne change pas sur cet éditeur.
Ah Eric ! Merci pour cet hénaurme éclat de rire du dimanche soir !
Bien sûr qu'existe parfois une part de complaisance chez une poignée de blogueurs. Peut-être par manque de "culture polar", comme tu le suggères. Bien sûr que je lirai et que je chroniquerai le nouveau tite d'Anne Secret, qui possède un vrai talent. Mais, toi plus que tout autre, tu sais bien qu'il est mauvais de généraliser - telle cette affirmation d'Atelier In8.
Cela dit, même si je ne recevais plus jamais de SP pour le reste de ma vie, j'ai de quoi lire pendant environ un siècle... Euh, presque deux cent ans, probablement !
Amitiés.
amicalement votre
L.ALFREDO
Salut Luis,
Donc toi, tu as déjà eu droit aux call-girls, mais pas au reste, restaus et voyages ? Ouais, ça déconne, il faudra réviser nos contrats avec les éditeurs friqués, tel In8.
Amitiés.