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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 07:21

 
Né à Minneapolis en 1969, ancien d’Harvard, Arthur Phillips est aujourd’hui new-yorkais. Aux éditions Le Cherche-Midi, il a déjà publié en 2007 “L’Égyptologue”, qui obtint un beau succès. Avec ce nouveau suspense, “Angelica”, il plonge ses lecteurs dans l’atmosphère victorienne. Il s’agit d’un puzzle à plusieurs voix, un suspense labyrinthique d’une belle intensité, aussi psychologique que troublant. À chacun d’essayer de percevoir la vérité avant le coup de théâtre final, tous les indices disséminés dans le livre apparaissant alors en pleine lumière. Quelques mots sur “Angelica” :

Londres, 1880. La maison Barton est au bord de la crise. Le père, Joseph, obscur biologiste, a décidé que sa fille de 4 ans, Angelica, devait désormais quitter la chambre de ses parents pour aller dormir seule dans la sienne. Depuis, de mystérieux événements se produisent. Constance, la mère d'Angelica, qu'un retour à l'intimité conjugale ne réjouit guère, sent une menace planer sur sa fille. Au grand dam de Joseph, qui ne veut rien entendre. Constance fait appel à Anne Montague, une ancienne actrice reconvertie dans le spiritisme, pour veiller sur Angelica. Dès lors, le quatuor est en place pour un drame dont il serait criminel de dévoiler l'argument. Les quatre protagonistes relatent chacun leur tour les événements qui suivent. Quatre versions qui parfois s'accordent, parfois se contredisent. Chacune offre une lumière nouvelle, mais aussi une part d'ombre, sur les personnages, leurs peurs, leurs désirs et leurs secrets.

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commentaires

Sylvie 21/03/2009 12:33

Merci pour cette réponse détaillée. Mes goûts me portent plutôt vers Patricia Highsmith que le polar noir. Je vais donc essayer.

Claude LE NOCHER 22/03/2009 21:10


N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires, après lecture !
Amitiés,
Claude Le Nocher


Sylvie 20/03/2009 18:59

La critique qui parait aujourd'hui dans Le Monde, donne l'impression qu'il s'agit plus d'un roman psychologique que d'un polar. Le titre de l'article est "la fabrique de vérité" et le sous-titre "une fable sur la subjectivité familiale". Alors polar ou psy ?

Claude LE NOCHER 20/03/2009 20:44


Effectivement, c'est toute la question de l'étiquette "Thriller". Elle rassemble aussi bien des histoires de serial killers, des road stories, des romans d'enquêtes assez durs... et des suspenses
psychologiques. Si vous lisez "Coeur volé" (Albin Michel) signé Lauren Kelly (pseudo de Joyce Carol Oates, une des plus grandes romancières américaines actuelles), c'est d'un parcours psychologique
sur fonds de traumatisme (peut-être) criminel dont il s'agit. "Angelica" me semble s'inscrire dans cette même ligne. Relations troubles dans un univers familial, crime ou pas au final, allusions au
para-noromal. On joue sur les ambiances, les incertitudes, les rancoeurs possibles. Si l'on n'aime que le polar "pur et dur" ou le thriller "à l'américaine", voire le roman noir "sociétal", on ne
s'y retrouve pas. Si on a lu Boileau-Narcejac, Patricia Highsmith, et quelques autres créateurs de suspenses largement basés sur les relations psychologiques, c'est plus notre univers. Ensuite,
vient la force narrative : l'auteur nous entraîne-t-il dans le climat insolite ou restons-nous "à côté" ? La question vaut aussi bien pour Harlan Coben, Franck Thilliez, Maxime Chattam, et tant
d'autres auxquels on n'adhère pas toujours. Idem pour le "thriller théologique" ou pour le "polar historique". Dans ce dernier cas, je ne suis pas du tout certain que l'intrigue "fasse mouche" à
chaque fois, quand la part historique est plus conséquente que le suspence criminel. Pourtant, j'en lis et je ne déteste pas, au contraire. Dans toutes les formes du polar, les auteurs jouent sur
plusieurs registres et sont plus ou moins convaincants. Toutefois, Arthur Phillips (Angelica) me semble maîtriser un équilibre entre étrangeté et intrigue criminelle. Vous êtes lectrice, vous savez
que la perception d'une oeuvre reste "à géométrie variable" serlon chaque lecteurs. Désolé de cette longue réponse, mais il est normal de s'interroger, dès qu'on parle d'un roman moins
ordinaire, moins dans les codes classiques du genre.
Merci de votre fidélté à "Action-Suspense"...


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