Samedi 19 avril 2008
 

 

Jean-Luc Le Pogam : “Les Mange-Rêve”

 Imaginons l'Europe en 2024. Un dictateur règne sur le continent depuis quatre ans. Désormais, un mur électromagnétique infranchissable nous sépare du reste du monde. Des scientifiques ont dérèglé le climat, installant un hiver qui dure neuf mois, avec des températures très froides. Iwan est un collégien habitant la presqu’île de Rhuys, en Bretagne, avec son père (photographe) et la compagne de celui-ci, la ravissante Gaëlle. Thibault, son meilleur copain, et la jeune Mélanie, sa voisine préférée, sont les amis d'Iwan. Ils mènent une vie encore heureuse. La situation dérape le jour où Iwan et Thibault sont témoins de l'agression chez lui de leur prof de guitare, l'Anglais Ian, par un commando. Ayant réussi à fuir, les ados rentrent chez eux. Mais la maison de Thibault, dont les parents libraires ont disparu, a été saccagée.

 

Il se réfugie chez Iwan, où se trouve aussi Mélanie. Ils apprennent que le père d'Iwan et Gaëlle ont été arrêtés à Concarneau, où ils inauguraient une expo photos. Quand le domicile d'Iwan est attaqué par le commando qui a arrêté Ian, le trio d'ados rejoint la maison d'Yvon, le grand-père d'Iwan. Il leur fait rapidement comprendre que la situation est grave. Aujourd'hui retraités, Yvon et son ami Jack furent des hommes d'action. Avec Iwan et ses amis, ils vont réagir et tenter de sauver leurs proches...

Par son contexte, ce “roman-jeunesse” s'adresse sans doute autant aux lecteurs adultes. Ce futur pas si lointain, dictatorial, où sont persécutés ceux qui défendent la culture, peut concerner tous les lecteurs. Cette première aventure mouvementée des jeunes héros sera suivie de deux autres épisodes. Grâce à sa narration fluide, ce roman à l'intrigue solide et inventive est vraiment agréable à lire.

© Claude Le Nocher

 

par Claude LE NOCHER publié dans : LIVRES
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Jeudi 17 avril 2008
 

4 titres d'Alex Nicol (Ed.Alain Bargain)

Marié à Soazic, Gwenn Rosmadec vit en pays Bigouden. C'est un ancien grand reporter, devenu écrivain public. La rédaction de livres de souvenirs entraîne pour lui des enquêtes fort agitées, voire dangereuses. Imaginé par Alex Nicol, ce héros a déjà vécu quatre palpitantes aventures.

« Mystères en Finistère » (2006)

Notaire quinquagénaire de Quimper, Maître Lefort demande à Gwenn de retracer son histoire familiale. Il sait que son père fut marin avant de s’installer à Saïgon, où il mourut encore jeune. Sa mère éleva seule son fils, touchant une rente venant de Fanch. Elle finit ses jours dans une maison de retraite dirigée par Malo Louarn, ami de leur famille. Pour Gwenn, des questions se posent, concernant la naissance du notaire et sur la vie de son père. Vieil original habitant l’île de Sein, Goffic a été assassiné. Ancien marin, il fut le meilleur ami du père du notaire. C’est certainement le meurtrier de Goffic qui cambriole la maison de Gwenn. C’est encore lui qui attaque Soazic et Gwenn lors d’une balade en mer. A Brest, les archives de la Marine révèlent des détails sur Fanch. Quand Gwenn souhaite interroger Marie, Malo Louarn fait de l’obstruction à la maison de retraite, peut-être pour la protéger...

« Ça bombarde chez les Bigoudens » (2006)

Gwenn Rosmadec est également musicien dans le bagad de Sainte-Marine, qui va fêter ses cinquante ans. Pour l'occasion, on demande à Gwenn de rédiger l’histoire du bagad. Des membres du groupe témoignent de l’évolution du cercle musical. Un érudit local s’est intéressé au manoir de Kéristin, siège de l’association. Selon une légende, le fantôme d’un sonneur écossais de cornemuse apparaîtrait parfois au sommet de la tour du manoir. Certains affirment l’avoir entendu jouer, comme s’il leur adressait un message. Gwenn découvre le corps du jeune musicien Pierrick, noyé dans le port. Il ne croit pas à un accident. La vieille, une altercation avait opposé Pierrick et Maeldreg, chef des joueurs de bombarde, qui occupe un logement au manoir. Rien ne prouve que Maeldreg soit ni malhonnête, ni impliqué dans le décès de Pierrick. Il est actuellement en relation avec le propriétaire allemand d’une goélette de passage à Sainte-Marine. Par ailleurs, le fantôme est identifié : homme de confiance d’un puissant prince, il disparut ici vers 1746. Un autre musicien du bagad meurt en tombant de la tour du manoir. Sûrement pas une simple chute...

« Mise en bière à Ste Marine » (2007)

Gwenn est contacté par Daniel Kerné, afin qu’il raconte son parcours. Breton, Kerné partit jeune au Canada, s’installant dans le Saskatchewan. Il prétend y avoir été chercheur d’or, jolie légende. En réalité, il épousa la fille de son défunt patron. A décès de sa femme, Kerné vendit tout, et revint en Bretagne. Il se maria, avec Marie-Dominique, dont le père possédait un chantier naval. Associé au commercial Le Coz, Kerné fonda la Brasserie des Genêts d’Or. Les bières de qualité qu’il produit connaissent un beau succès. Mais onvient de détecter de l’arsenic dans la bière en fabrication. Un sabotage, peut-être causé par un concurrent. Kerné avait déjà relevé des détournements comptables. Gwenn mène son enquête. Quand il découvre le cadavre de Malo, chef d’équipe à la brasserie, il craint d’être accusé. L’Ecossais John Mac Willard, le brasseur expert de Kerné, ne lui semble pas tellement franc...

« Le Tsar de Bénodet » (2007)

Née d'une famille russe, Maria Castric demande à Gwenn de retracer l’histoire de Cyril et Olga, ses parents. Ayant fui leur pays à la chute du tsar, ces aristocrates traversèrent le monde, avant de s’établir définitivement en sud-Bretagne. Cyril développa la récolte de maërl, et exploita un navire sablier, le “Natacha”. Le bateau est aujourd’hui piloté par son gendre, Erwan Castric. La mort de Cyril reste mal expliquée. Gwenn apprend qu’une petite communauté de hobereaux russes habite la région, se réunissant parfois autour d'un prêtre, le père Araksheev. Le groupe Écologie Pour l’Odet s’attaque depuis quelques temps au “Natacha”, l’accusant de polluer la rivière. Il est dirigé par une nouvelle venue dans la région, “Écololo”, qui possède un manoir sur l’Odet. L’épouse de Gwenn s’infiltre chez EPO. Les méthodes d’escrocs de l’égérie pseudo écolo et de ses amis sont dignes des pires sectes. Un ex-agent du KGB exilé ici a promis à Gwenn des révélations...

© Claude Le Nocher

 

par Claude LE NOCHER publié dans : AUTEURS
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Mercredi 16 avril 2008

  Françoise Laurent : « Dolla » (Krakoen, 2008)

Cette histoire se passe dans dix ans, en 2018, un demi-siècle après les évènements de “mai 68”. Une communauté des anciens regroupe dans le région niçoise d’ex-soixante-huitards, désormais septuagénaires. C'est un rassemblement hétéroclite de caractères et de parcours différents. Ils habitent une bâtisse sur la rive du Paillon. Tous sont réunis pour les obsèques de Dolla, la compagne d’Augustin. Autrefois, le bistrot du couple était le centre de gravité de leur groupe. Perpétuellement optimiste Dolla parvenait à les fédérer. Cinquante ans de bonheur entre Dolla et Augustin, ça ne s'efface pas si vite. Dandy friqué loin de leurs idéaux, leur fils Boris est venu avec sa belle et froide fiancée Gaïa, étudiante en médecine. Ce qui ne console guère Augustin. Ici, chacun reste fidèle à ses convictions d’antan, occasion de houleux débats. Arthur, leur docteur, veille sur leur santé. Clémence, jeune punkette destroy, s’occupe de l’intendance. Ces rebelles décatis forment un pathétique îlot de résistance dans ce monde individualiste, formaté, sécurisé par des milices. La mort de leur copain Lionel le soir des obsèques pouvait passer pour naturelle. Celle de Joséphine est bien plus suspecte. Des traces d’insuline incitent Arthur et Augustin à s’interroger. Les vieux réfractaires sont bientôt entraînés dans une affaire qui sent le complot, mais ont bien l'intention de réagir...

Toujours animés par l’esprit de mai 68, ces sympathiques contestataires ! Pour eux, ce n'est pas de l'histoire ancienne. Bien que décrépits, et conscients de l’échec des utopies, ils ont encore envie d’action. Une fois repéré chaque membre du groupe, on prend plaisir à suivre les péripéties qu'ils traversent. La tonalité amusée du récit n'empêche de s'interroger sur ce futur proche, inquiétant, uniformisé, morose. Un roman à découvrir.

© Claude Le Nocher

par Claude LE NOCHER publié dans : LIVRES
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Mardi 15 avril 2008
   

Des valeurs sûres chez Pocket

En ce mois d'avril 2008, les nouvelles parutions chez Pocket sont destinées aux amateurs de romans supérieurs. A travers leurs présentations, voici un aperçu de ces romans :

A tombeau ouvert” de Kathy Reichs : Alors que l'anthropologue judiciaire Tempe Brennan est chargée d'examiner le corps d'un homme tué d'une balle dans la tête, un inconnu lui remet la photo d'un squelette. “Voici la clé du meurtre” dit-il. Ses premières recherches révèlent à Tempe que cette ossature est un vestige archéologique retrouvé lors d'un chantier mené à Massada, en Israël. Pourquoi toute trace de la découverte a-t-elle été effacée dans les rapports de fouilles ? Pourquoi assassine-t-on ceux qui y ont été mélés ? Et qui était cet homme ? Certains prononcent le nom de Jésus de Nazareth... Tempe va suivre la piste jusqu'au bout, au risque de sa vie.

Deux minutes chrono” de Robert Crais : Il existe une règle d'or chez les braqueurs de banques : ne jamais rester plus de deux minutes sur le lieu du crime, sinon c'est la prison. Max Holman en a fait les frais. Dix ans plus tard, à sa libération, il il s'apprête à renouer avec son fils Richie dont il ne sait plus rien, sauf qu'il est devenu policier. Mais au lieu des retrouvailles, il découvre que Richie a été abattu en service. Déterminé à le venger, Max se met en chasse des meurtriers et fait appel à la dernière personne en qui il a encore confiance : Katherine Pollard, ancien agent du FBI, celle qui l'avait arrêté. Ils vont mettre le doigt dans un engrenage infernal, où sont impliquées des huiles de la police de Los Angeles.

 

Dérapage” de James Siegel : Comme des milliers de banlieusards, Charles Schine prend chaque matin le train qui l'amène à son travail, dans le centre de New York. La routine de la quarantaine a envahi sa vie. Côté professionnel, il a trouvé sa place dans une agence de publicité ; côté sentiments, il n'attend plus grand chose d'une vie conjugale en hibernation. Un jour, sa vie dérape. Le hésard lui fait rencontrer une femme d'une beauté singulière qui va faire voler ses habitudes en éclats. Ils se revoient, prennent un verre, dînent ensemble. Ils ne se doutent pas que, pour eux, c'est le début de la descente aux enfers.


R comme Ricochet” de Sue Grafton : Fille de Nord Lafferty qui ne lui a jamais rien refusé, Reba, 32 ans, va sortir de la Centrale pour femmes de l'état de Californie, après avoir été condamnée à quatre ans de prison pour escroquerie. Redoutant qu'elle mette en danger sa conditionnelle en retouchant à la drogue, son père engage la célèbre détective privée Kinsey Millhone pour lui servir d'ange gardien. Simple, la mission ne devrait pas durer longtemps. Les deux femmes sont au restaurant quand surgit Alan Beckwith, l'ancien patron de Reba. Kinsey comprend qu'il y a bien plus que des relations professionnelles entre eux. Ça se complique quand elle découvre que Reba l'a détroussé et qu'il est recherché pour blanchiment d'argent. Dès lors, la vie monotone de la détective va changer radicalement.

 

 


Les yeux en feu” de A.W.Rosto : Quelques années plus tôt, Rosto était un brillant étudiant en psychologie criminelle. Aujourd'hui, après une formation musclée, il est appelé pour sa première mission: “Carthage doit être détruite”. Sous l'identité d'Ostenberg, il doit démanteler en Espagne un cartel de a drogue dirigé par un certain Walsh. Rien ne se déroule comme prévu. Quand il arrive sur les lieux, Walsh a déjà détruit Carthage et des preuves accablent Rosto. A-t-il été doublé ? Est-il victime d'une machination ? Commence alors une chasse à l'homme, avec un seul objectif pour Rosto : accomplir sa mission.

 

par Claude LE NOCHER publié dans : INFOS
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Jeudi 10 avril 2008
 

Thierry Crifo : “Les portes du garage”

(Mare Nostrum Éditions , 2008)

 

1966. Robert Moulin vit à Cachan, qui est encore une petite ville à l’ancienne, au sud de Paris. Robert, 22 ans, est un petit gars musclé aux yeux perçants, cheveux noirs corbeau brillantinés en arrière. C'est sous le nom de Robby Silver qu'il espère se faire connaître comme rockeur. Faute de moyens, son groupe des “Noirs Velours et lui ont peu d’avenir. Robert est l'amant d'Yvette, la patronne du bar-hôtel qui leur sert de quartier général. Mais, à cause d'une altercation qui a valu à Robby un petit séjour en prison, ils ne sont plus les bienvenus chez Yvette... Un soir, il flane à la boutique du Lido Musique. Robby croise un vendeur compréhensif, qui l'initie à un tout autre style musical. Il fashe sur ces groupes américains méconnus et talentueux. Ce qui offre une nouvelle impulsion à Robby, Jeannot et leurs copains. ils deviennent “Les Forains”. Dans une maison à l’abandon, le garage est transformé en studio de répétitions. Ils changent aussi d’aspect, pour ressembler aux rockeurs d'outre-Atlantique. Bien préparés, ils décrochent un premier concert dans une vraie salle d’un bar de Gennevilliers. “Les Forains” se donnent au maximum, mais sont chahutés. C’est la baston, et le début de gros ennuis pour Robby...

Thierry Crifo exprime toujours un plaisir d'écriture, que les lecteurs peuvent ressentir. Belle reconstitution de l'époque et personnages attachants, pour un roman vif et fluide, très agréable.

© Claude Le Nocher

 

par Claude LE NOCHER publié dans : LIVRES
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Mercredi 9 avril 2008
 

 

Deux livres de Pierre Livory

Pierre Livory nous présente deux de ses livres, publiés chez Liv'Editions.

Déferlantes” (2007)
Treize nouvelles, maritimes, imprégnées de sel et d’iode, imaginaires, mais bien ancrées dans le réel. Pour chacune d’entre elles, un article de journal, un souvenir, une réflexion d’un être proche, ont été l’élément déclencheur. Des personnages tous très attachants, tous gouvernés par l’amitié, l’amour, la tendresse, et un humanisme omniprésent. Mis dans des situations prenantes et variées, ils vivent des histoires poignantes, où l’humour côtoie souvent le drame : s’il ne l’évite pas, il aide au moins à le supporter.



Gamins d’la Côte” (2008)

Avec trois morceaux de bois ou de liège, un vieux drap… ou déjà un bateau digne de ce nom, tous ces joyeux drilles ont su se passer allègrement de cinéma et de télévision : ils ont monté leurs scénarios eux-mêmes, avec les copains et copines comme acteurs ou figurants. Les rochers, la mer, la lande, la forêt ont été leurs terrains de jeux, favorisant leur éclosion et leur manière de grandir, heureux qu’ils étaient de cette vie en communion avec un Pays. Il faut dire que les parents n’étaient pas en reste !

 

 

par Claude LE NOCHER publié dans : INFOS
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Lundi 7 avril 2008
 A la demande de plusieurs visiteurs, voici quelques infos sur le roman évoqué dans l'article précédent :

La guerre des truies n'aura pas lieu
de Rémi DEDOURS

Gabriel Lecouvreur, dit le Poulpe, part en Bretagne pour venir en aide à l'un de ses amis impliqué dans la lutte contre l'élevage intensif. Ce dernier suspecte que la mort brutale d'un agriculteur reconverti dans le bio pourrait y être liée. Le voyage de Gabriel ne sera pas de tout repos, parachuté en plein coeur d'un conflit entre intérêts économiques, ambitions politiques et activisme terroriste d'une part, engagement écologique et humanisme libertaire d'autre part. Des péripéties et bien des défis en perspective !

Sur fond d’intrigue policière, ce roman d’actualité est l’occasion d’exposer les deux logiques économiques qui s’affrontent concernant la manière dont on envisage une politique agricole dans son ensemble : l’une qui propose de produire plus pour diminuer les coûts afin de survivre face à la concurrence internationale ; et l’autre qui défend à l’inverse l’idée du produire moins pour produire mieux. A l’heure où se font enfin entendre du grand public et des décideurs publics les sirènes du développement durable, ce livre est un véritable plaidoyer pour une agriculture raisonnée et une dénonciation de toutes les malversations publiques qui n’épargnent malheureusement pas le monde de l’agriculture.

Rémi Dedours est né en 1954 à Montargis dans le Loiret. De formation littéraire et juridique, il travaille depuis trente ans dans la fonction publique territoriale. Observateur privilégié de la vie municipale et particulièrement attentif aux problèmes liés à l’environnement, il en a fait les thèmes de son premier roman. La guerre des truies n’aura pas lieu un polar à la française, écrit en hommage à Jean-Bernard Pouy, spécialiste du genre, adepte de l’écriture à contraintes et inventeur du personnage de Gabriel Lecouvreur dit Le Poulpe.

« La guerre des truies n'aura pas lieu » de Remi Dedours est une aventure du Poulpe publiée hors des collections officielles.

Editions APARIS Edilivre, 56 rue de Londres 75008 Paris – 01.43.87.50.44 –

site : www.editeurindependant.com

contact : auteur@editeurindependant.com

 

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Samedi 5 avril 2008

 

J.B.Pouy à Lorient, vendredi 4 avril 2008.

Après un week-end au Salon du Livre polar de Lens, et un détour-express par Rome (vise-t-il la direction de la Villa Medicis, lui aussi ?), Jean-Bernard Pouy est passé le 4 avril à Lorient. Il a dédicacé ses livres à la librairie “L'imaginaire”, en centre-ville, avant une conférence à la médiathèque de Queven, dans l'agglomération lorientaise. Voici quelques photos de J.B.Pouy à “L'imaginaire”, où son ami Jacques Vallet (auteur de “L'endormeuse”, “L'amour tarde Dijon”, “Monsieur Chrysanthème”, “Une coquille dans le placard”...) est venu lui faire une petite visite.

 





Jacques Vallet est lui-même l'invité d'honneur d'un Salon du Livre, dimanche 6 avril à Guidel, près de Lorient.
J.B.Pouy s'est vu offrir (par l'auteur) un roman inattendu, une aventure du Poulpe ! En effet, Remi Dedours a publié “La guerre des truies n'aura pas lieu” aux éditions EditeurIndépendant.com (diffusé partout, sur commande). Une authentique affaire traitée par Gabriel Lecouvreur, dit Le Poulpe, publiée hors des collections officielles. Une curiosité, que Jean-Bernard Pouy s'est engagé à lire. Et nous savons bien que J.B.Pouy aime tout ce qui n'est pas formaté !

 
 
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Vendredi 4 avril 2008
 

Les « historiques » de Serge LE GALL

Serge Le Gall publie aux Editions Alain Bargain deux séries de romans. L'une est consacrée au commissaire Landowski, policier dans l'âme, marginal dans la manière. Nous en parlerons ici ultérieurement. L'autre série a pour décor la Bretagne-sud à la toute fin du 19e siècle, là où vivaient Paul Gauguin et ses amis peintres. Le détective Samuel Pinkerton enquête sur des affaires criminelles, flairant l'atmosphère, côtoyant artistes et suspects. L'auteur restitue sans lourdeur l'ambiance de l'époque, et présente des personnages riches en authenticité. Sans oublier de vraies intrigues criminelles, mystérieuses à souhait. « Sombre dessein à Pont-Aven » et « Meurtres du côté de chez Proust » en sont les deux premiers titres. Voici les deux plus récentes aventures de cet étonnant détective.

« Eaux-fortes à Sainte-Marine » (2006)

Le corps d’un jeune homme est découvert poignardé à Combrit-Sainte-Marine, en bord de mer. Yann avait la réputation de plaire aux femmes. Le détective Pinkerton s’intéresse à ce crime. Un bouton du pantalon de la victime ayant disparu, il y voit un indice. Pinkerton sympathise avec Eugène Archer, un policier des Brigades du Tigre. Au repos, ce dernier s’amuse de l’enquête du détective. Pinkerton est fort attiré par Marie-Clémentine,artiste-peintre. Celle-ci reste méconnue, contrairement à son voisin Lucien Simon. Gardien de la propriété voisine du lieu du crime, Fachoda est suspect, selon Eugène Archer. Ancien militaire, il jalousait Yann pour ses succès féminins. Mais était-il capable de le tuer de sang froid ? Un autre jeune homme est assassiné dans des conditions identiques. Un cirque s’est installé dans la région. D’aucun y verrait volontiers quelques suspects. Pinkerton n'est pas insensible au charme troublant de la belle artiste Sarah. Tandis que le coupable fait une nouvelle victime, le détective observe le petit monde de Sainte-Marine, cherchant à comprendre chacun...

« Ciel rouge au Pouldu » (2008)

Pinkerton enquête dans le pays de Quimperlé. Ici, au Pouldu, plusieurs peintres séjournent sur les lieux qui ont inspiré Gauguin. Pinkerton enquête sur le meurtre de la jeune Jeanne, étranglée à l’orée de la forêt de Carnoët. Le médecin légiste affirme qu'elle était enceinte, a mangé des baies rouges et a copulé peu avant son décès. Indices encore minces, que ne négligent pas le détective. Journaliste débutant à la gazette locale, Cyrian est un beau jeune homme un peu efféminé. Le détective accepte qu’il suive son enquête (non sans se méfier du peintre Charles Filiger, dont on dit qu'il aime les éphèbes). Pinkerton préfère, lui, la belle Ernestine, employée de l’hôtel. Plusieurs suspects sont possibles : le sanguin charretier Léon, avec lequel le détective a eu une altercation ; le légiste qui apprécie trop les jeunettes ; l’ouvrier qui découvrit le cadavre ; l’étrange moine, mystique et intemporel, croisé dans la forêt ; et pourquoi pas le peintre Filiger. Comme le craignait Pinkerton, un second meurtre est commis, similaire au premier...

© Claude Le Nocher

 

par Claude LE NOCHER publié dans : LIVRES
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Mercredi 2 avril 2008
 

Trois romans de Max Obione

aux éditions Krakoen

« Les vieilles décences »

Raymond, magistrat retraité, et Maurice, ancien policier, forment un duo d’amis épicuriens. Des enquêtes aussi officieuses qu’agitées pimentent occasionnellement leur vie. Cette fois, dans un étang de la Beauce, ils découvrent un cadavre égorgé. Par la suite, le journal régional évoque une simple noyade. Intrigué, Maurice s’installe dans le secteur, bientôt rejoint par Raymond. L’ex-policier secoue le correspondant du journal, dont l’article fut modifié. Ce localier est victime d’un curieux accident. Les gendarmes parlent d’un suicide, comme pour le « noyé ». Le duo identifie le mort de l’étang. Ce producteur de blé avait choisi une agriculture respectueuse de la nature. Désemparée, sa veuve est soutenue par un instit écolo. On pourrait les soupçonner du meurtre du mari. Une autre piste parait plus sérieuse. Faux noble, le vicomte de Hautemanière dirige l’industrie céréalière dans la région...

« Le jeu du lézard »

Maurice et Raymond acceptent une nouvelle mission. Retiré en Corse, Toussaint Rescamone (l’ancien chef de Maurice) sent sa fin approcher. Le truand Garbaggi veut sa peau ; mais la maladie qui affaiblit Rescamone est plus forte que le gangster. Il s’inquiète pour sa petite-fille Dora, qui semble avoir disparu. Aussi appelée « Davina », la jeune femme est connue dans les milieux artistiques parisiens. Habile pour découvrir de nouveaux talents, elle s’occupe de la galerie d’art de Jack Jugan.. Maurice et Raymond entament un vrai jeu de piste pour la retrouver. Plusieurs personnes connaissant Dora sont agressées ou abattues, sans doute par des pros du crime...

« Gaufre royale »

Ex-policier, Abel Salinas est détective privé. Il vivote grâce à des affaires de cocus. Fils d’une poissonnière acerbe et d’un père alcoolique, il collectionne les ennuis. Sentant sa fin approcher, Maître Beausang engage le détective. Cet avocat renommé regrette de n’avoir pu éviter la condamnation d’un client, le letton Edo Gradine. Ce dernier fut accusé du meurtre de Beverly Poulot, qui a disparu. Abel est contraint d’étudier ce copieux dossier. Sa visite en prison à Gradine lui confirme que ce proxénète faisait un coupable idéal. Beverly fut élevée dans un petit village par Mémée Brita, qui s’occupa de plusieurs enfants de l’Assistance Publique. Elle ignore ce que sont devenus Beverly ou son frère d’adoption Fernand. Abel s’intéresse aussi à l’employeur de la jeune femme. Habitant son hôtel particulier du 16e à Paris, M. d’Archicourt est un homme puissant, et sans doute suspect. Il possède un château dans le Pays de Caux. Sans doute Abel est-il mal avisé de vouloir l’y rencontrer....

Max Obione a publié en 2007 un recueil de 21 nouvelles, « Balistique du désir », préfacé par Marc Villard, expert en la matière. Ces textes sont d'une belle noirceur. Lorsqu’on écrit noir, cynisme et fatalité, amertume et dureté, haine et mort, sont des ingrédients incontournables. Telle est la tonalité de cet excellent recueil, aux récits parfois déroutants. Citons encore deux romans du même auteur : « Calmar au sang », « Amin's blues », et des nouvelles dans les recueils : « Graines de noirs », « Stories of the Dogs », « Nouvelles de Caen ».

© Claude Le Nocher

par Claude LE NOCHER publié dans : LIVRES
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