Jeudi 29 mai 2008
 

Les trois romans de Jean-Paul Birrien

Jean-Paul Birrien est un de ces auteurs qui mériterait une plus large notoriété. Chacun de ses romans est concocté avec précision, pour un résultat idéal. La forme narrative originale et les personnages singuliers sont les grands atouts de ses deux derniers titres. A l'occasion de la sortie de l'excellent “Arrête ton cinéma”, retour sur ses trois romans.

« Bloody mairie » (Liv’Editions, 2004)

Petite ville touristique, Mervillec-sur-Mer est dirigée depuis des décennies par la famille Brazellec. Patron d’une grosse entreprise de construction, Louis Brazellec en fut le maire pendant vingt-cinq ans, favorisant sa société et montant des combines immobilières. Avec la complicité de plusieurs notables et officiels du secteur. Aujourd’hui septuagénaire, il a cédé la mairie à son gendre. ’entreprise est dirigée par ses trois enfants. L'ancien footballeur Vlazovic, patron de boîte de nuit, trafiquant et mac, les aide à trouver des ouvriers clandestins. Mais le chantier rennais en cours pose problème. Jeune directeur financier de la mairie, Thomas Merlin se voit confier des documents explosifs. Toutes les malversations des Brazellec sont consignées dans ce dossier. Il tente vainement d’alerter la préfecture sur les irrégularités comptables. Le journaliste local Fernandez hésite à dénoncer de nouveau les Brazellec. Des mafieux yougoslaves rôdent à Mervillec. Le maire s’arrange pour contrer Thomas Merlin, trop curieux sur les méthodes municipales... Le thème de la corruption des dirigeants d’une petite ville est abordé avec un sourire grinçant. Un foisonnant roman.

« Tournée de campagne » (Editions du Palémon, 2007)

Située en centre Finistère, Bourvillec est une bourgade endormie de 1275 âmes est dirigée par Charles Le Rohellec en cette fin des années 1960. Chef d’entreprise, ce maire omnipotent veut développer sa commune natale, où il est revenu depuis quelques années. Mais certains projets inquiètent la population. L’instituteur tente une improbable candidature contre lui aux prochaines élections. Facteur à Bourvillec, Fanch s’interroge sur ce maire trop énergique. Dans les environs, les décès d’un garagiste et d’un éleveur de porcs apparaissent suspects. La mort de l’ivrogne Mouloud devrait attirer l’attention sur Ménardier. C'est un ancien militaire au service de Charles Le Rohellec. Les gendarmes sont, ici, fort peu actifs. A Paris, le suicide d’un sénateur entraîne une enquête. Originaire de Bourvillec, il favorisait les projets du maire. Le jeune inspecteur Leveau, de la PJ, est chargé de l’affaire. Ce qui le conduit à Bourvillec... Témoin du quotidien de ses concitoyens, le jeune facteur détaille les faits et les comportements de chacun – tel un attachant candide. Il participe aussi à cette comédie rurale riche en péripéties.

« Arrête ton cinéma » (Éditions du Palémon, 2008)

Milieu des années 1970. Souffrant de troubles comportementaux, Charles (37 ans) ne veut surtout pas être à nouveau interné. Il habite à Dinard, dans la villa du défunt amant de sa mère, Henry. Espérant restructurer sa personnalité, utilisant les costumes 1930 d’Henry, Charles rêve d’un destin digne de Gatsby le héros de Francis Scott Fitzgerald. Il vient de trouver sa Daisy, la jeune Emma, pour qui il laisse planer le mystère sur sa supposée fortune. Il ne sait pas qu’Emma est en couple avec Freddy, médiocre voyou qui veut dévaliser sa villa. Dans la Bentley ayant appartenu à Henry, le trio va être bientôt entraîné dans un périple meurtrier de Dinard à Nantes, puis à travers la Bretagne jusqu'à Bourvillec. S'ils laissent des cadavres sur leur passage, les enquêteurs sont lents à faire le lien... Une “road story” particulièrement réussie, souriante, dominée par cet attachant personnage qu'est Charles. (lire ma chronique complète sur www.rayonpolar.com)

© Claude Le Nocher

par Claude LE NOCHER publié dans : LIVRES
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Mercredi 28 mai 2008
 

L'Empreinte du Diable chez Archipoche

L'américaine Karen Hall a collaboré à de nombreuses séries-télé (Hill Street Blues, Clair de Lune, New York 911, Jéricho). “L'Empreinte du Diable” réunit les meilleurs ingrédients d'un solide thriller : mystérieuse prophétie, sentiments ambigus, ambiances étranges, présence diabolique, suspense intense. L'éternelle lutte du Bien contre le Mal, qui fait frissonner les lecteurs. Les amateurs de longs romans, dans lesquels on prend plaisir à s'installer, vont être comblés. Voici quelques mots sur l'intrigue :

“Lucy Landry consulta jadis une voyante, dont les paroles la troublèrent : “Sans le savoir, vous avez contracté une dette, une dette diabolique que votre famille paiera encore longtemps”. Lucy est restée marquée par ces propos, vivant depuis dans l'angoisse. Surtout après les morts tragiques de deux de ses fils, et le suicide de son mari. Des années plus tard Cameron, le troisième fils de Lucy se tire une balle dans la tête après avoir dévalisé un magasin. Jack, l'aîné, est le seul survivant dans la famille de Lucy. Mais la menace est toujours présente. Jeune prêtre exorciste, Michael Kinney va essayer d'empêcher la prédiction de s'accomplir jusqu'au bout. Mais lutter contre le destin n'est pas sans risque...”

Ce roman vient de sortir en format de poche, chez Archipoche.

par Claude LE NOCHER publié dans : LIVRES
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Mardi 27 mai 2008
Un grand article signé Lalie

Notre amie Lalie Walker, auteur de "Loin des humains" (Atelier In-8) et du Poulpe "L'appel du barge" (Baleine) vient d'écrire un remarquable article sur le thème : "La commercialisation du rêve, autre forme d'endoctrinement". Voici l'adresse où il faut cliquer : 
http://www.AgoraVox.fr/article.php3?id_article=39999 
par Claude LE NOCHER publié dans : INFOS
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Samedi 24 mai 2008
 

« Relic » et « Le livre des trépassés »

Les romans de Douglas Preston et Lincoln Child sont publiés en France depuis 1996. La série ayant pour héros l’agent du FBI Pendergast débute avec “Relic”, publié à l’époque sous le titre “Superstition”. Cette première affaire de Pendargast est aujourd’hui rééditée chez l’Archipel sous son titre original, “Relic” : À New York, le Muséum d’Histoire Naturelle doit accueillir une exposition consacrée aux superstitions et aux croyances mystérieuses des peuples primitifs. Mais les préparatifs sont troublés par une série de crimes sanglants et inexplicables. En effet, un être étrange venant d’Amazonie sème la panique, cherchant sa nourriture favorite emportée dans les caisses d’une expédition américaine. Faut-il maintenir l’inauguration de l’expo, tandis que les terrifiants meurtres se poursuivent ? Assisté par le policier Vincent d’Agosta, Pendergast tente de maîtriser la situation. Ce livre a été adapté au cinéma par Peter Hyams.

Un nouvel épisode de cette série de Preston et Child vient de paraître :
“Le livre des trépassés” (l’Archipel). Il commence une fois encore au Muséum d’Histoire Naturelle de New York, par la livraison d’un colis contenant de la poudre de diamant. Dans le même temps, Nora Kelly s’apprête à présenter au public le sarcophage de la momie égyptienne Senef. Mais une malédiction semble lui être attachée. Plusieurs employés sombrent dans la folie, assassinant tour à tour leurs collègues. Pendergast comprend bientôt que le responsable des meurtres n’est autre que son propre frère, Diogène, qu'il a fait emprisonner. Le soir de l’ouverture de la tombe de Senef, Diogène enferme les personnalités présentes dans la salle de la momie. Grâce à un diabolique stratagème, il les amène à s’entretuer… Voici donc un nouveau thriller solide de ce duo d’auteurs confirmés, où le suspense intense fait vibrer les lecteurs.

par Claude LE NOCHER publié dans : LIVRES
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Samedi 24 mai 2008
  6ème FESTIVAL DU POLAR À LA PLAGE (12 au 15 juin 2008 Le Havre)

3 ÉVÉNEMENTS SUR JEAN-PATRICK MANCHETTE.

La sortie du JOURNAL 1966-1974 de Jean-Patrick Manchette est l'un des temps forts de l'année littéraire 2008. Le FESTIVAL DU POLAR À LA PLAGE ne pouvait manquer de saluer cette publication rappelant que le fondateur du "néo-polar" est rien moins qu'une figure majeure de la littérature française du 20e siècle !

Le FESTIVAL DU POLAR À LA PLAGE propose donc à l'occasion de sa 6ème édition pas moins de 3 événements consacrés aussi bien au JOURNAL qu'à l'ensemble de l'oeuvre de Jean-Patrick Manchette :

· Vendredi 13 juin : au cinéma L'EDEN à partir de 18 heures 30, projection de NADA, le film que Claude Chabrol adapta en 1973 du roman homonyme de Jean-Patrick Manchette. La projection sera suivie d'une rencontre avec Doug Headline, le fils de Jean-Patrick Manchette, qui vient de diriger l'édition du JOURNAL 1966-1974. ATTENTION : SOIREE REMPLACEE PAR LA DIFFUSION DU FILM "LA NUIT NOUS APPARTIENT" DE JAMES GRAY EN V.O. SOUS-TITREE, SUITE A LA DEFAILLANCE DU DISTRIBUTEUR DU FILM - LIRE LES PRECISIONS DANS LE COMMENTAIRE ADRESSE PAR LES ORGANISATEURS (AU BAS DE CET ARTICLE)

· Samedi 14 juin : au bout de la digue promenade de la plage du Havre à partir de 15 heures 30, table ronde sur le JOURNAL 1966-1974 et l'oeuvre de Jean-Patrick Manchette réunissant Doug Headline, Claude Mesplède (LE DICTIONNAIRE DES LITTÉRATURES POLICIÈRES) et Jean-Bernard Pouy (LE POULPE).

· Samedi 14 et dimanche 15 juin : au bout de la digue promenade de la plage du Havre, exposition en exclusivité des premières planches de LA PRINCESSE DU SANG, une adaptation en bande dessinée du roman inachevé de Jean-Patrick Manchette. Scénarisée par Doug Headline et mise en images par Max Cabanes, LA PRINCESSE DU SANG paraîtra début 2009 aux éditions Dupuis dans la collection Aire Libre.

Pour plus de renseignements à propos des 3 événements Manchette, ne manquez pas de nous contacter à l'adresse suivante  webmaster@lesancresnoires.com

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Vendredi 23 mai 2008

 LES NOUVEAUTES DANS LA COLLECTION JIGAL POCHE

DEL PAPPAS : « LE JOBI DU RACATI »

Ça devait être une trilogie, mais emporté par son ardeur, DEL PAPPAS en est aujourd'hui à une « quatorzologie » ! Alors que son premier roman sort en Allemagne et en Italie, cette réédition en format poche de son troisième polar est comme un retour aux sources. Après le “Baiser du Congre” et “Bleu sur la Peau”, DEL PAPPAS met en scène dans son troisième polar, “Le jobi du Racati”, une nouvelle embrouille sous le cagnard de Marseille... Constantin, dit Le Grec, notre héros, est embarqué dans une histoire dans laquelle crime et politique, avidité et immobilier sont les quatre piliers de la cupidité.

« Dans cette engatse, fatche de con, ils m'ont tous pris pour un fada, un vrai jobi... Faut dire que tout était réuni pour un Noël de galère...! Ma girelle violoncelliste partie au bout du monde, le boulot qui n'était plus qu'un souvenir et le vent... un vent à décorner les taureaux. Même que... quand le mistral souffle comme ça, à Marseille, tout le monde s'attend au pire... Et là, question embrouilles, j'allais être servi. Nervis municipaux, intimidation, magouilles immobilières, racket, flingueurs tout droit sortis d'un film de série B, illuminés adorateurs de Satan, coups fourrés, fions et bugnes... Bref le pastisson qui me tombait sur la tête était de nature à faire regretter à n'importe quel Grec d'être né à Marseille ! »

Maurice GOUIRAN : « SOUS LES PAVES, LA RAGE » (Prix Virtuel du Polar, 2006)

« Mai 68, la France est en effervescence. Elle rêve et c'est déjà ça ! À Sainte Apostasie, les crânes de sept notables explosent sous des coups anonymes, ce qui, vous l'avouerez, ne facilite pas la réflexion ! À Marseille, Jackie et sa bande de l'Estaque découvrent les grèves, les manifs et la folle utopie qui va avec... En même temps, né sous X et obsédé par son passé, Jackie décide de rechercher la mère qu'il n'a jamais eue ! Quoiqu'il arrive, il veut savoir ! Pour retrouver ses racines, ses pas le mènent en Haute Provence, dans un de ces villages perchés aux ruelles tortueuses peuplées d'ombres, de mystères et de non-dits. En fouillant son passé, Jackie est alors confronté à une période particulièrement trouble de la fin de la guerre, l'épuration, qui vit surgir de nulle part ces résistants de la vingt cinquième heure s'érigeant bien vite en justiciers ! L'Histoire est un éternel recommencement, l'horreur, la haine et la connerie aussi ! »

Alain PUCCIARELLI: « MEURTRES A LA CITE RADIEUSE »

« ...une aventure dense qui sent bon l'irrévérence, l'impertinence, l'intelligence et le politiquement incorrect !... une leçon de géopolitique.... Assez "trash" et provocateur dans la forme, mais aussi plein de finesse... » Polar Noir
« Oliveri est flic... Mais Oliveri n'est pas ce que l'on croit. Oliveri, Pied-Noir pur jus, grande gueule, alcoolique solitaire, fouineur invétéré, empêcheur de tourner en rond. Oliveri, tueur à ses heures perdues, Oliveri amoureux désespéré. Oliveri qui se soigne au Johnnie Walker, Oliveri qui croque des gousses d'ail pour se donner du baume au coeur. Oliveri qui court comme un dératé après Laura qui elle non plus n'est pas ce que l'on croit, Oliveri à la « Maison du Fada » au centre d'un trafic d'armes, entre malfrats, police et armée de l'ombre. Oliveri qui tant bien que mal tente d'éviter les pruneaux qui sifflent à ses oreilles. Oliveri qui compte les macchabées qui jalonnent sa route, Oliveri qui ne respecte rien, et surtout pas sa hiérarchie, Oliveri qui n'y comprend plus rien mais qui comme un chien enragé ne lâche jamais son os. Le commissaire Oliveri, un sacré emmerdeur comme il en faudrait plus souvent !

Contactez les éditions Jigal http://polar.jigal.com/

 

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Vendredi 23 mai 2008
 

LES CHRONIQUES DE DASOLA (4) – Mai 2008

 Deux romans policiers français – Je trouve intéressant d'évoquer des auteurs français de polar peu connus du grand public. Tous ces romans en format de poche ne dépassent pas 9 euros. Voici les deux premiers publiés aux Editions Kraoken (http://www.krakoen.com).

« Vice repetita » d'Hervé Sard est un roman qui se lit très vite. Le roman commence et se termine en 2050. Un crime horrible est commis en 2004 dans la Forêt de la Vallée de chevreuse. On ne fait la connaissance du vrai meurtrier (qui écrira une confession sur son lit de mort) que 46 plus tard. Cet assassin a commis le crime parfait puisque c'est un faux coupable qui paie (lourdement) à sa place. La psychologie des personnages est un peu sommaire et l'intrigue se résoud grâce aux analyses ADN qui donnent des résultats (mais les apparences sont parfois trompeuses). Petit indice: il y a un troisième homme. Roman qui sans être inoubliable est d'une lecture agréable avec des petits chapitres. Cela m'a donné envie de lire le deuxième roman d'Hervé Sard, « Mat à mort » également aux Editions Krakoen), que je chroniquerai dans un prochain billet.

Dans « Les vieilles décences » de Max Obione, Maurice Cintray (Mau ou le Mat) et Raymond Japhet (Raja), respectivement inspecteur et juge, tous les deux à la retraite, partent en Beauce dans la voiture de Maurice, une magnifique Panhard, afin de s'adonner au plaisir de la pêche. En guise de poisson, c'est un macchabée plus très frais que Maurice attrape. La victime a été égorgée. L'identité du mort est révélée grâce à un article de journal qui ne parle que d'une simple noyade par hydrocution. D'ailleurs, le pauvre journaliste qui a rédigé l'article ne fait pas de vieux os, il est renversé "accidentellement" par une voiture, à moins qu'il ne se soit suicidé? Mau et Raja mènent l'enquête et font justice eux-mêmes grâce à des méthodes peu orthodoxes mais qui donnent des résultats qui font du bruit. Des notables céréaliers, des gradés de la maréchaussée et même un instituteur écolo sont impliqués dans cette sombre affaire où les OGM jouent un rôle essentiel. Ce roman très bien structuré est agréable à lire grâce à un style enlevé et quelques expressions savoureuses. On retrouve les deux compères dans un autre roman, « Le jeu du lézard » .

© http://dasola.canalblog.com

+ Lire toutes les chroniques de Dasola en consultant la page lui étant consacrée sur ce blog

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Mercredi 21 mai 2008
 

« La chambre d’ambre » disponible le 5 juin

C’est un perfectionniste, l’ami Jérôme ! Après avoir publié trois romans chez Liv’Éditions (voir l’article qui lui est consacré sur ce blog), Jérôme Bucy a mis quatre ans pour concocter une nouvelle intrigue. Ce thriller, entre énigme psychologique et mystère historique, on est certain qu’il l’a peaufiné pour nous proposer le meilleur scénario. Faut-il rappeler que Jérôme manie avec habileté les faux-semblants et les ambiances inquiétantes ? Voici quelques indications sur « La chambre d’ambre » : Pologne, 1997. Un incendie détruit totalement la maison du Professeur Krusberg, historien spécialiste de l’ambre. Sa fille Lorelei, âgée de dix ans, est miraculeusement sauvée. Dans les mois qui suivent l’accident, Lorelei est la proie de cauchemars : le corps d’une femme atrocement mutilée revient comme une image obsédante. La folie guette l’enfant. Dix ans plus tard, un cadavre est découvert, dont les mutilations sont identiques à celles décrites par Lorelei. Spécialiste en analyse des rêves, Ludovic (le narrateur) est appelé par la psychiatre qui s’occupe de Lorelei. Il va chercher à comprendre… Publié aux éditions Belfond, ce roman sort le 5 juin 2008. Sachant que le manuscrit avait été accepté avec enthousiasme chez plusieurs éditeurs, il est peu probable que les lecteurs soient déçus.
- Lire ma chronique sur www.rayonpolar.com

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Mardi 20 mai 2008
 

DEUX ROMANS DE NICCI FRENCH

En ce mois de mai 2008, sortent simultanément deux romans de Nicci French. Chez Pocket, la réédition de “Aide-moi...” que l'on peut présenter ainsi : “Un mari attentif, un travail passionnant, des amis fidèles : Holly est parfaitement épanouie. Pourtant, des incidents se multiplient, au cours desquels la jeune femme montre un tout autre visage. Cassante, parfois violente, infidèle, elle se met dans des situations impossibles, jusqu'à susciter la haine sans s'en rendre compte. Inquiets, ses amis se demandent si Holly n'est pas en train de sombrer dans la folie. Peut-être faudrait-il l'enfermer, pour la protéger de ses propres excès, comme le suggère son mari. Mais Holly est persuadée qu'on la manipule...”

Au Fleuve Noir, c'est une nouveauté de ce duo d'auteurs qui est proposée : “Charlie n'est pas rentrée”. Nina habite sur une île proche des côtes anglaises, avec sa fille Charlotte (Charlie) et son fils Jackson. Ce jour-là, Nina a tout juste quarante ans. Dans quelques heures, elle part pour des vacances en Floride avec ses enfants et son nouvel ami. Mais Charlie, qui a passé la nuit chez des copines, ne donne pas signe de vie. Pourtant, elle avait organisé l’anniversaire de sa mère, invitant voisins et amis. Inquiète, Nina contacte l'agent Mahoney, qui applique sans hâte la procédure en cas de fugue. La mère de Charlie comprend qu'elle doit se débrouiller seule pour retrouver rapidement sa fille. (Lire ma chronique complète sur www.rayonpolar.com) Un roman vraiment réussi.

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Mardi 20 mai 2008
 

MARE NOSTRUM – ROCK & CATALANS

Les éditions Mare Nostrum, de Perpignan, ont lancé en 2007 une collection “Polar Rock” qui se lit avec le plus grand plaisir. Après “Fleur de bagne” de Sergueï Dounovetz et “Un grand bruit blanc” de Laurent Fétis, on a pu apprécier “Serial Loser” de Pierre Hanot et “Les portes du garage” de Thierry Crifo. Il paraît que Jean-Bernard Pouy contribuera bientôt à cette collection plus que sympathique.

Par ailleurs, Mare Nostrum propose des “Polars Catalans”. Au catalogue, des auteurs confirmés comme François Darnaudet, avec ““Les ports ont tous la même eau” et “Le dernier Talgo à Port-Bou”. Dans ce dernier, Gabriel Llaubre est inspecteur des cadavres en partance pour l'étranger au commissariat de Perpignan. Deux morts suspectes vont l'aider à découvrir un dangereux complot terroriste, et le mener sur les traces d'un philosophe juif allemand. Dans cette collection, on trouve entre autres “Du raisiné dans les vignes” de Guillaume Clavaud, “Meurtre à Aimé-Giral” et “Dans l'antre des Dragons” de Phillipe Ward, “La vie va vite en août” de Claude Delmas, “Tapas bulgares pour Germinal Poco” de René Grando, et le recueil de nouvelles “Noir Roussillon” auquel ont participé quinze auteurs.

A noter également “Les vendangeurs du Caudillo” et “Croix de sang au Grand Hôtel” de Daniel Hernandez, “Ultime Tercio à Salamanque” de Franck Membribe, qui a pour décor la Castille, “Explosifs et vieilles ficelles (ou Les mystères de Toulouse)” de Francis Pornon : à l'occasion de la disparition d'un journaliste toulousain, Sophie mène une enquête qui la plonge dans une affaire passée oubliée.

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