« Catalan Psycho » de Gil Graff (Mare
Nostrum éditions)
Le 13 août, la voiture d’Éliane tombe en panne dans un patelin du Pays Catalan, El Forat dels Innocents. Cette séduisante jeune femme de vingt ans bien l’intention d’être remarquée dans cette bourgade endormie. Patronne du bar-épicerie, Sylvaine déteste immédiatement Éliane. « Cette jolie fille échouée là lui filait des démangeaisons. El Forat dels Innocents était son fief. Son établissement était un complexe rural qui la rendait puissante et incontournable comme la reine d’un domaine. Elle venait de décider qu’il n’y avait pas de place pour une pétasse de cet acabit dans son royaume. » Mais Sébastien, surnommé La Gamelle car il chute autant qu’il marche, propose à Éliane de séjourner chez lui. La mémé de ce simplet vivait avec lui, mais est décédée. Sans lui laisser espérer de relation sexuelle, Éliane entend bien profiter des économies de Sébastien, sans le brusquer. Il lui fait visiter sa cabane secrète, son zome, un endroit étrange et apaisant. D’autres habitants ont aussi vu arriver la jeune femme. Martial, gnome de 28 ans et d’1m45, un paranoïaque qui croit être sous surveillance, ainsi que tout le village. Et le gendarme Maurice, un mystique au passé assez trouble. Élise prétend être en fuite, après avoir été la proie de proxénètes. Les deux cadavres dans son coffre accréditent une version très romanesque. S’étant attiré l’amitié de Sébastien et Martial, Élise se trouve dans la région de Thuir pour des motifs vengeurs personnels. Maurice se souvient d’elle, de son vrai prénom, Évita…
C’est assurément un des romans les plus originaux de 2008. Cette bourgade peuplée de personnages singuliers sombre rapidement dans le pur délire. Ils y étaient prédisposés, il faut l'avouer. Le récit est extrêmement souriant, sans négliger une intrigue fort bien maîtrisée. Vraiment enthousiasmant. Un roman à découvrir dans les plus brefs délais.
© Claude Le Nocher

Grâce à ce
policier franc-maçon, on découvrait l'odyssée réelle des archves maçonniques volées par les SS durant la Seconde Guerre Mondiale, la persécution des obédiences par Vichy, et le rôle de la société
ésotérique Thulé dans le nazisme. Antoine Marcas revint dans “Conjuration Casanova” (Fleuve Noir 2006), où il était question du pouvoir des sectes et des mécanismes de manipulation liés au
fantasme du complot maçonnique. Etait aussi évoqué le personnage (bien réel) d'Aleister Crowley. La troisième enquête du commissaire, “Le frère de sang” (Fleuve Noir 2007) revisitait l'univers
énigmatique de l'alchimie, auteur de la figure légendaire de Nicolas Flamel. On y décrivait aussi certains circuits financiers mondiaux liés au marché de l'or, et l'évolution de la
franc-maçonnerie aux Etats-Unis. Voici aujourd'hui la quatrième affaire d'Antoine Marcas : “La croix des assassins”.



Un nouvel épisode
de cette série de Preston et Child vient de paraître :
« Vice repetita » d'Hervé Sard est un roman qui se lit très vite. Le roman commence et se termine en 2050. Un crime horrible est commis en 2004 dans la Forêt de la
Vallée de chevreuse. On ne fait la connaissance du vrai meurtrier (qui écrira une confession sur son lit de mort) que 46 plus tard. Cet assassin a commis le crime parfait puisque c'est un faux
coupable qui paie (lourdement) à sa place. La psychologie des personnages est un peu sommaire et l'intrigue se résoud grâce aux analyses ADN qui donnent des résultats (mais les apparences sont
parfois trompeuses). Petit indice: il y a un troisième homme. Roman qui sans être inoubliable est d'une lecture agréable avec des petits chapitres. Cela m'a donné envie de lire le deuxième roman
d'Hervé Sard, « Mat à mort » également aux Editions Krakoen), que je chroniquerai dans un prochain billet.
Derniers Commentaires