Mercredi 23 juillet 2008

Adaptation télé d'un roman de Barbara Abel
Le téléfilm “Miroir, mon beau miroir” a été diffusé récemment sur France 2. Emilie Dequenne, Marie-France Pisier, Michel Aumont et Malik Zidi y tenaient les principaux rôles. Il s'agissait d'une adaptation du roman de Barbara Abel “Un bel âge pour mourir” (Le Masque, 2003). Voici un extrait de la chronique que je lui avais consacré dans “L'Année de la Fiction” (volume 13, Ed.Encrage). « Marion Wasquet, 35 ans, élève seule son fils Ludo, 5 ans. Ils habitent à Paris une maison ancienne appartenant à Paul, le père de Marion, avec qui elle n’a plus de contact. France, sa belle-mère, lui apprend par téléphone que Paul est mort d’une crise cardiaque. France Wasquet, 61 ans, 2e épouse de son père depuis quatre ans, dirige une galerie d’art. Cette arriviste a supprimé son mari, afin de vendre la maison de Marion. Son but est d’acquérir prochainement aux enchères un “époustouflant” tableau d’Herbert Lieben. France et Marion se rencontrent pour la première fois chez la jeune femme. La tension monte lorsque France évoque la vente de cette maison, prétendument prévue par Paul. Malgré l’aide de son amie institutrice Hélène, Marion réalise vite que son adversaire est impitoyable. Tous les moyens lui sont bons pour obliger Marion à quitter la maison avant deux mois, délai pour réunir l’argent avant les enchères. Elle laisse planer des menaces sur Ludo. Elle ruse pour apparaître comme la digne grand-mère de l’enfant. Pour contrer cette manipulatrice, Marion se renseigne sur le passé de France. Les actes douteux de celle-ci ne sont pas prouvés. Pourtant, la mort “accidentelle” du fils de France, né d’un premier mariage, démontre la cruauté de cette femme. Sûre de son fait, grisée par les enchères, France achète le fameux tableau pour une somme faramineuse. Marion tombe dans un piège destiné à l’éloigner de chez elle, et à lui faire endosser un meurtre... » Un roman que se lit avec grand plaisir. Si ce téléfilm est rediffusé (peut-être sur TV5), ne le manquez pas !
© Claude Le Nocher

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Mardi 15 juillet 2008

Voici quelques suggestions pour vos lectures d'été. Pourquoi ne pas tenter un des trois romans de la série Les enquêtes de Léo Tanguy : “Un fils à papa chez les zonards” de Denis Flageul, “L'immobilier flambe, le SDF brûle” de Sylvie Rouch, ou “Les jeunes tiennent pas la marée” de Gérard Alle (Ed.Coop Breizh). Ou bien la collection Polar Rock, avec “Feuque !” de Jean-Bernard Pouy, “Serial Loser” de Pierre Hanot, ou “Les portes du garage” de Thierry Crifo (Ed. Mare Nostrum). Un suspense écologique, à l'autre bout du monde ? “H 2 O” de Patrick Nottret (Pocket). Le retour du comissaire Landowsky – et de sa compagne la juge Lorraine Bouchet – dans “La sirène de Port-Haliguen” de Serge Le Gall (Ed.Alain Bargain). La réédition d'un des meilleurs romans de Marc Villard, “Ballon mort” (Le Castor Astral) ou un nouveau thriller de Jérôme Bucy, “La chambre d'ambre” (Ed.Belfond). Une enquête pleine de mystère du détective Ronan Magyar “Les scalpés d'Armorique” de Michel Dozsa (Astoure éditions) ou un voyage sur les traces de l'obscur héros de “Lille-Québec aller simple” de Lucienne Cluytens (Polars en Nord, Ed.Ravet-Anceau).
Profitez de l'été pour découvrir de nouveaux auteurs. Et si un Salon du Livre est programmé près de votre lieu de vacances, allez rencontrer ces romanciers. Par exemple, au festival Le Chien Jaune de Concarneau, face à la Ville Close, les 18 juillet (vendredi après-midi), samedi 19 et dimanche 20 juillet (tout le week-end). Quelques-uns des auteurs présentés sur ce blog seront sûrement sur place...

par Claude LE NOCHER publié dans : LIVRES
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Vendredi 11 juillet 2008
Voici une vidéo-diapo de 2 mn 45, petite animation
personnelle sans prétention, que j'espère distrayante...
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Mercredi 9 juillet 2008
 

Nouveautés estivales, chez Pocket

Est-il encore utile de présenter Alain Demouzon, vétéran de la Littérature policière, salué par quelques récompenses méritées (deux Prix Mystère de la critique, Prix Paul-Féval) ? Avec les enquêtes du commissaire Melchior, Demouzon montre qu’il reste un auteur inspiré. C’est la quatrième aventure de ce policier à l’esprit indépendant, « Melchior en automne ». Il est chargé de mener une enquête discrète sur une certaine Béatrice Fantin. Mais celle-ci demeure introuvable. Un détective privé chargé de la surveiller est retrouvé mort. Dans cette affaire, resurgissent beaucoup d’anciennes connaissances de Melchior. Nettement trop. Les enquêteurs confirmés comme Melchior n’aiment guère les coïncidences…

L’héroïne de Barbara Parker est confrontée à quelques inquiétantes « Traîtrises et trahisons ». La vie de Gail Connor devrait être harmonieuse. Elle a un travail passionnant, un futur mari charmant, une belle maison, et elle s’entend à merveille avec sa fille Karen. Pourtant, une personne s’acharne sur elle. Gail reçoit des appels anonymes lui annonçant une mort certaine. Elle ne cède pas à la peur. Mais quand Karen devient aussi l’objet de ces menaces, elle commence à paniquer. Frisant la paranoïa, Gail ne sait sur qui compter dans son entourage. Elle est prête à lutter seule contre un adversaire impossible à identifier, qui la connaît parfaitement…

Le huitième épisode de la série « Op-Center », initiée par Tom Clancy, est intitulé « Ligne de contrôle ». Ce titre évoque les sept cent kilomètres de frontière entre l’Inde et le Pakistan, un secteur sous très haute tension. Au moment où les Attaquants, l’unité spéciale de l’Op-Center, lancent sur place une mission secrète de reconnaissance, un attentat est commis contre des cibles indiennes. Vaste manipulation impliquant des terroristes, les services secrets, l’armée et autres agents troubles. Face au risque de conflit nucléaire, la seule parade consiste à retrouver un groupuscule pakistanais, bouc émissaire idéal. Pour les Attaquants, débute une course poursuite dans les montagnes du Cachemire. En terrain extrêmement hostile…

Thriller ésotérique, « La trace » (sous-titré Le dernier secret de Jean-Paul II) est signé du trio Frédéric Bovis, Jean-François Lopez, Léopold Jorge. L’aïeul d’Emmanuel vient de lui léguer un antique parchemin, donnant la clé pour parvenir au Saint Calice qui reçut le sang du Christ. Archéologue et aventurier, il retrouve la documentation de son arrière-grand-père. Pour accéder au Graal, Emmanuel devra affronter un ordre mystérieux qui conteste la divinité du Christ depuis toujours. Une enquête qui le mène d’Israël à Rennes-le-Château. Un retour sur l’histoire de la chrétienté…

C’est dans « Poison vert » que Patrick Nottret créa le personnage de l’écoflic Pierre Sénéchal, de la FREDE. Une enquête qui le mena jusqu‘à des sites inexplorés d’Amérique latine. Nouvel épisode, « H 2 O » va faire voyager ce héros de l’île de la Réunion à l’Indonésie. Il se lance à la poursuite du cœlacanthe, un monstrueux poisson dont les nageoires renferment des ébauches de mains humaines. Cette étrange créature marine semble semer la mort autour d’elle. Sénéchal découvre un monde exotique et violent, où des adeptes du vaudou, des chasseurs de primes, des barbouzes et un milliardaire japonais s’affrontent sans pitié. Mais pour quel enjeu ?…

 

 

 

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Jeudi 3 juillet 2008

Les chroniques de Dasola (6)

C'est déjà la sixième fois que ce blog reprend les très justes chroniques de Dasola ayant trait à des romans à suspense. Dans le cas présent, je me permets d'intervenir. En effet, comme elle, j'ai été impressionné par « L'affaire de Road Hill House » de Kate Summerscale. Il s'agit de la reconstitution très détaillée et passionnante d'une affaire criminelle, un ouvrage de qualité supérieure (Merci encore à Hervé Jaouen de me l'avoir conseillé). Ici, rien à voir avec un roman d'énigme à l'anglaise. Cette affaire illustre par l'exemple la société victorienne, dans son contexte historique et social. Le portrait de chacun des protagonistes de ce dossier est cerné avec soin. La psychologie joue un grand rôle dans l'enquête, autant que les capacités d'observation et d'analyse du policier détective Jonathan « Jack » Whicher, dont la sagacité est admirable. On peut lire ma chronique sur ce remarquable livre sur www.rayonpolar.com. Maintenant, je laisse Dasola présenter cet ouvrage, ainsi que deux «  thrillers religieux » très intéressants. (Claude Le Nocher)

« L'affaire de Road Hill House » - Kate Summerscale

Ce livre, L'affaire de Road Hill House de Kate Summerscale (éditions Christian Bourgois 2008) est le récit d'une affaire judiciaire qui a défrayé la chronique en 1860, en Angleterre dans la région de Bath. Dans une belle demeure bourgeoise, dans la nuit du 29 au 30 juin 1860, Francis Saville Kent, garçonnet plein de vie, est étouffé et poignardé. Son corps sera retrouvé dans la fosse septique (à l'écart de la maison) le lendemain. Sur place, des policiers font les premières constatations puis un détective de Scotland Yard de Londres est mandé sur place. Jonathan Whicher, tel est son nom, est un fin limier et presque une légende. Les premiers romans "de détective" publiés à cette époque (écrits par Wilkie Collins, Charles Dickens ou Mary Elizabeth Braddon) prennent Whicher ou un de ses collègues comme modèle. D'autres livres s'inspirant de l'affaire sont parus en grand nombre. Le livre de Kate Summerscale est une reconstitution précise et très bien documentée de toute l'affaire grâce aux archives judiciaires, journaux, magazines, livres et brochures. Kate Summerscale nous présente les protagonistes principaux qui ont vécu cette tragédie. Il y a le père de la petite victime, Samuel Kent, sous-inspecteur des manufactures, et sa deuxième épouse, Mary, enceinte au moment du drame. Sa première femme, Mary-Ann, morte prématurément, avait souffert de problèmes neurologiques. Cela n'a pas empêché Samuel de lui faire au moins 10 enfants dont seulement quatre ont survécu (trois filles et un garçon), qui vivent tous ensemble dans la demeure de leur père. D'ailleurs Mary, avant de devenir la deuxième Mme Kent, a été plus ou moins la nourrice de deux d'entre eux: Constance et William. A part le petit Francis, Samuel et Mary ont eu quatre autres enfants dont deux nés après l'assassinat. Cette même demeure abrite aussi trois jeunes domestiques. D'autres vivent dans le village voisin. Après un ou deux jours d'enquête, quelques interrogatoires et grâce à une pièce à conviction d'ordre vestimentaire trouvée et disparue ensuite, Whicher a rapidement une intime conviction, comme on dit en français, sur l'identité du ou de la coupable (quelqu'un de la maisonnée) mais il n'a pas de preuves. C'est seulement 5 ans plus tard, en 1865, lorsque l'affaire sera presque oubliée, que la personne coupable fera des aveux, sera condamnée à 20 de prison, finira sa vie en Australie et mourra centenaire (Kate Summerscale laisse planer un doute sur le fait que la personne ait agi seule ou avec quelqu'un qu'elle protège). Le mobile du crime (qui est prémédité) reste un peu flou. C'est vraisemblablement la jalousie au sein de la famille. Je tiens à ne pas tout dévoiler. Je complèterais en disant que Kate Summerscale évoque bien cette époque où la notion de "classe" est essentielle. Elle explique que l'intrusion de policiers dans ces grandes familles bourgeoises était vécue comme une atteinte à leur vie privée. Les policiers n'appartenaient pas au même monde. Elle montre aussi que Samuel Kent n'était pas très aimé par les villageois et les gens des environs de par sa profession d'inspecteur des manufactures. C'était une époque où les enfants travaillaient à l'usine dans des conditions épouvantables, mais le maigre salaire qu'ils rapportaient était nécessaire, et pourtant Samuel Kent en faisait renvoyer quelques-uns pour les sauver au grand dam des familles. Ceci étant, ce meurtre va bien évidemment laisser des séquelles au sein de cette famille qui déménage peu après et part au Pays de Galles. Kate Summerscale nous fait part de ce qui arrive à tous les personnages de l'histoire, détective compris. Elle complète son récit en publiant quelques photos d'époque. La photo de la couverture du livre (prise par l'écrivain) représente, en noir et blanc, la demeure de Road Hill, aujourd'hui. Ce récit présente davantage d'intérêt qu'un roman policier classique.

Deux "thrillers" religieux

Voici un billet qui porte sur deux romans à suspense qui se lisent facilement. C'est bien fait, les intrigues sont menées habilement et tambour battant. Je me dis que certains écrivains ont une imagination débordante mais pourquoi pas? Et ces deux romans sont nettement supérieurs (selon moi) à « Da Vinci Code » de Dan Brown (que j'ai détesté).

« Le troisième secret » de Steve Berry. Il s'agit du troisième secret de Fatima au Portugal en 1917. Il a été révélé sous le pontificat de Jean-Paul II. Dans le roman, un nouveau pape Clément (beaucoup inspiré par Benoît XVI) règne sur le Vatican. Un cardinal italien, Valendrea, qui aimerait bien prendre la place de ce nouveau pape, sait que ce 3ème secret n'a pas été dévoilé dans son intégralité. Ce message avait mis par écrit par la jeune portugaise pendant les apparitions de la Vierge Marie. Ce bout du troisième secret peut ébranler les fondements du catholicisme. Valendrea fait éliminer un vieux prêtre qui avait traduit l'intégralité du message du portugais en italien. Heureusement qu'un ami du pape en place, Michener, arrivera à se mettre en travers de la route de Valendrea. Le roman se termine avec un point d'interrogation (optimiste?) sur l'avenir de l'église puisque le secret (avec un nouveau pape) peut tout chambouler, mais ceci (pour l'instant) est de la science-fiction.

Dans « Le dernier templier » de Raymond Khoury, tout commence à New York lors de l'inauguration d'une exposition d'objets rares venus du Vatican. Quatre hommes à cheval, déguisés en templiers, sèment la terreur (ils décapitent un garde) et s'emparent de divers objets de grande valeur, dont un "encodeur à rotors" (objet important pour la suite de l'histoire). Une jeune chercheuse assiste à la scène et découvre assez vite qui est l'instigateur de ce hold-up, un certain Vance. En parallèle, un envoyé du Vatican, De Angelis, suit aussi de près l'enquête. On se rend compte assez vite que c'est un homme dangereux et sans scrupule qui ne veut absolument pas qu'un secret découvert par les Templiers en 1291 et coulé au fond de l'eau au large de la Méditerranée refasse surface. Il en va de la survie de la chrétienté toute entière. La solution de l'énigme ne m'a pas choquée plus que cela. Et cela aurait été intéressant de voir la suite des événements si...

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Jeudi 3 juillet 2008
Chantal Attané : “Comme un chat dans la gorge”
(L’Archipel, 2008)

Si ce roman n'est pas un pur polar, il séduira les lecteurs d'intrigues à suspense. Les pulsions d'Élise, l'héroïne, ne sont pas celles d'une sombre criminelle. Confrontée à une série de situations très contrariantes, elle entreprend de châtier ceux qui le mérite. Élise vit à Paris, à proximité du canal Saint-Martin. Son seul compagnon régulier est son chat Janus, car son amant Cédrig vit en Bretagne (où il est capitaine d’un vieux gréement). La mère d’Élise vit à Bordeaux. Elle commence à gravement décliner, à perdre l‘esprit. Élise est rédactrice pour un magazine de l’agroalimentaire. Son chef refuse de se montrer compréhensif, de lui laisser du temps pour s’occuper de sa mère. Trouver une place pour la vieille dame dans une maison médicalisée proche de Paris est bien compliqué. À moins que le décès d’un pensionnaire accélère les choses, à condition de payer son tour. Élise teste sa capacité à tuer sur son chat Janus, avant de passer à l’acte. Habitée par l’esprit félin de Janus, elle va aussi supprimer l'assureur de Cédrig et son propre supérieur trop rigide... Simple et solide, le scénario est mis en valeur par une narration vive et habile. Paru au printemps 2008, ce roman à l'humour grinçant mérite un large public. (www.editionsarchipel.com)

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Mercredi 2 juillet 2008
Maïté Bernard : “Et toujours en été” (Ed. Le Passage)

Retour sur un roman publié en 2007, de Maïté Bernard – auteur de “Fantômes” (Série Noire, 2002) et de “Nîmes-Santiago” (Le Passage, 2004). “Et toujours en été” emprunte la forme d'une road-story. Mais c'est à travers le journal intime d'Ilona que se dessinent véritablement les personnages et les circonstances de cette histoire. Voici une présentation de l'intrigue, pas si idyllique : “Thomas, le père, Ilona et Malena, ses filles, longent à vélo le Canal du Midi. Quatre jours pour parcourir 240 kilomètres entre Sète et Toulouse. Il fait beau et frais sous les platanes, les papillons et les abeilles volettent autour d'eux, des oiseaux passent dans le ciel, l'herbe des talus et les fleurs sauvages ondulent doucement. Pourtant, ils ne s'attardent pas, ils roulent. Thomas est argentin. La police française le recherche pour l'extrader vers Buenos Aires. Il vient d'être accusé d'un crime commis en 1976 contre les forces armées, pendant la dictature de Videla. Ses filles l'aident à fuir jusqu'à Toulouse, où il retrouvera un passeur pour l'Espagne. Aidés par le soleil et la beauté du paysage, c'est l'occasion pour eux, une dernière fois, de se dire ce qui n'a jamais peu être dit...” Il n'est pas trop tard pour découvrir ce roman de Maïté Bernard (www.lepassage-editions.fr)

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Vendredi 27 juin 2008

La saga d’Isabelle Amonou

Isabelle Amonou fut lauréate du Prix du Goéland Masqué pour son premier roman “Morts fines à Morlaix” (2005). Depuis, elle a écrit une saga à suspense, publiée aux éditions Chemin Faisant, collection Hermine Noire. Ce roman se compose de deux parties : « Cent ans d’incertitudes » et « Cent ans de certitudes ». Voici une présentation du contexte de ce récit : « En juin 2004, François Challeu revient, pour la première fois depuis dix ans, sur les lieux de son enfance, le manoir de Jouyville, près de Caen. Il doit assister aux obsèques de son père. Près du sinistre manoir, le domaine de Jouyville héberge La Formunie. Cette entreprise d’uniformes militaires et civils est la propriété de la riche et puissante famille de Glatigny depuis plusieurs générations. La Formunie fait face à une double crise, externe - due au difficultés du textile dans les années 2000, et interne - menaces de grèves, menaces de fuite vers la concurrence. François est le fils de l’intendant. Il habitait avec ses parents dans la maison du gardien, à l’entrée de la propriété. À vingt ans, il a fui la France pour se réfugier à Tokyo, suite à un accident qui a fait basculer sa vie. Sa maîtresse Alice de Glatigny et sa sœur jumelle Charlotte ont péri dans l’incendie de la chapelle de Jouyville, le soir du 14 juillet 1994. François a reconstruit sa vie au Japon. Il s’y est marié, a eu un enfant. De retour en Normandie, il retrouve sa mère - qui ne manifeste à son égard qu’une froide indifférence - ainsi que tous les membres de la famille Glatigny. Leur histoire tourmentée cache de nombreuses énigmes depuis 1917. »

« Cent ans d’incertitudes » et « Cent ans de certitudes », aux éditions Chemin Faisant, 3 route du Penher, Le Courégant, 56270 Plœmeur.

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Mardi 24 juin 2008

"Le violon du diable" - Lincoln Child & Douglas Preston

Lincoln Child et Douglas Preston sont deux auteurs américains qui écrivent en solo (par exemple, "Le codex" pour Douglas Preston et "Deep Storm" [sic, pour la traduction française] pour Lincoln Child). En France et ailleurs, ils connaissent le succès et la notoriété en écrivant à quatre mains et ce pour notre plus grand plaisir. Quand vous prenez "Le violon du diable" (deuxième livre d'eux que je lis, après "La chambre des curiosités"), vous ne le lâchez plus. Et pourtant, il fait presque 700 pages en édition de poche J'ai lu. Dans la banlieue de New York, un homme, critique d'art, est retrouvé par sa femme de ménage. Son corps s'est carbonisé de l'intérieur. La veille, il avait invité 4 personnes mais il semblait inquiet. Le FBI, en la personne d'Aloysius Pendergast, homme érudit et mystérieux (déjà présent dans "La Chambre des curiosités", puis que l'on retrouve dans au moins 4 autres romans du duo), mène l'enquête avec un policier appelé Vincent d'Agosta. Celui-ci est redevenu sergent suite à une sombre histoire, après avoir été inspecteur. L'enquête les mènera jusqu'à Florence après que deux autres personnes aient été assassinées de la même effroyable manière. Un violon surnommé "Stormcloud" fabriqué par Stradivarius et un soi-disant pacte avec le diable sont les motifs de ces morts suspectes. Mais je dirais que Satan n'a rien à voir dans l'histoire, et un humain du 21ème siècle est le seul responsable. Même si on peut deviner assez vite qui est le "méchant", cela n'empêche qu'il faut attendre les 60 dernières pages pour que les pièces du puzzle se mettent en place et que l'on ait les dessous de l'intrigue. A la fin, on craint pour la vie de Pendergast, mais pas d'inquiétude, puisque d'autres aventures l'attendent.
(c) http://dasola.canalblog.com/

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Jeudi 19 juin 2008
 

Jérôme Camut & Nathalie Hug : « Instinct » (Éditions Télémaque)

Prédation” et “Stigmate” étaient les deux premiers tomes de la série “Les voies de l’ombre”. Même si vous ne les avez pas lus, vous pourrez apprécier ce troisième volet : “Instinct”. Il s’agit d’un suspense intense, dominé par un psychopathe cruel, un vrai Génie du Mal. Une intrigue dense et captivante, dont voici quelques éléments. 

Il existe un camp d’entraînement au cœur des Carpates, ancienne base militaire roumaine. C’est là que Kurtz éduque depuis des années des jeunes, garçons et filles, afin qu’ils deviennent des machines à tuer. Le moment venu, aucune pitié à attendre des “chiens” de Kurtz, qui n’hésitent pas à éliminer les plus faibles d’entre eux. Leur cible, ce seront les délinquants fichés. Mais la population n’est pas à l’abri de leurs exactions. Officiellement vétérinaire, la jeune Shan fait partie du réseau Seven, prêt à passer à l’action en France. Bien que souffrant d’une amnésie partielle, elle ne tarde pas à rétablir son autorité. Quelque part dans le Grand Nord où il a été fait prisonnier, le monstrueux Kurtz réussit à s’enfuir. Terrible errance, douleur du froid et de la faim, mais il résiste. L’ancien policier français Daza vit aujourd’hui en Afrique avec Malia, sa compagne qui est enceinte. C’est là que son supérieur vient le chercher afin de traquer à nouveau Kurtz et ses « chiens ». En effet, une série de meurtres peut leur être attribuée. Et les émeutes qui commencent en France sont manipulées par la meute entraînée par Kurtz. Dans un entrepôt du 13e arrondissement de Paris, une brochette de policiers internationaux tentent de maîtriser la situation…

© Claude Le Nocher

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